Déposée par Stéphane Peu
En discussion depuis le 21 avril 2025
Question abordée
Faut-il abroger la réforme des retraites de 2023 pour revenir à un âge légal de départ à 62 ans et à un calendrier d'allongement des cotisations moins accéléré ?
Présentation du texte
En avril 2023, la loi n° 2023-270 a reculé l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et avancé l'exigence de 43 annuités de cotisation à 2027, au lieu de 2035. Cette réforme a été adoptée sans vote de l'Assemblée nationale, grâce à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, après un parcours parlementaire marqué par de nombreux recours procéduraux qui ont limité le débat. Elle a suscité une mobilisation sociale historique réunissant les huit principaux syndicats de salariés pendant plus de six mois. Deux ans après son entrée en vigueur (le 1er septembre 2023), la proposition de loi déposée par le député Stéphane Peu (groupe GDR) vise à rétablir l'état du droit antérieur : fixer l'âge légal de départ à 62 ans et reporter à 2035 l'obligation de 43 annuités (172 trimestres) pour la génération née en 1973. Elle s'appuie sur les premiers effets concrets de la réforme et sur les projections financières des organismes indépendants pour contester la nécessité et l'efficacité de celle-ci. Le texte comporte deux articles. Le premier modifie techniquement plusieurs codes (sécurité sociale, pensions civiles et militaires, rural et de la pêche maritime) pour revenir aux paramètres d'avant 2023. Le second prévoit le gage financier obligatoire, en compensant le coût par une augmentation de la taxe sur le tabac.
Modifie le code de la sécurité sociale, le code des pensions civiles et militaires de retraite, le code rural et de la pêche maritime ainsi que la loi du 5 juillet 2010 pour rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans et restaurer le calendrier initial d'allongement de la durée de cotisation à 43 annuités (172 trimestres) pour la génération née en 1973, atteint en 2035.
Prévoit le gage financier de la proposition de loi en compensant la charge pour les organismes de sécurité sociale par une majoration de l'accise sur les tabacs.
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