Déposée par Arthur Delaporte
En discussion depuis le 12 mars 2025
Question abordée
Face au désengagement américain du financement mondial contre le VIH/Sida, la France et l'Union européenne doivent-elles renforcer leur soutien financier pour éviter une aggravation dramatique de l'épidémie ?
Présentation du texte
Cette proposition de résolution européenne, déposée en mars 2025 par des députés de divers groupes politiques, tire la sonnette d'alarme sur les conséquences du retrait des États-Unis du financement international de la lutte contre le VIH/Sida. Depuis le retour de Donald Trump à la présidence, les États-Unis ont suspendu la quasi-totalité de leurs programmes d'aide au développement, dont le PEPFAR (Plan d'urgence présidentiel contre le Sida) et leur contribution à l'ONUSIDA, alors qu'ils étaient le premier contributeur mondial. L'enjeu est considérable : fin 2024, environ 39,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, et l'objectif onusien d'éradiquer l'épidémie d'ici 2030 est désormais sérieusement compromis. Selon l'ONUSIDA, l'arrêt partiel du PEPFAR pourrait entraîner une multiplication des nouvelles infections et des décès liés au Sida dans les années à venir. Des cliniques ont déjà fermé dans des pays comme la Somalie ou Haïti. Le texte invite le gouvernement français à agir à la fois au niveau national et européen : renforcer la contribution au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, soutenir la coopération scientifique internationale, et pousser l'Union européenne à faire de cette lutte une priorité stratégique. Il demande également à la Commission européenne de rétablir des instances de coordination dédiées, supprimées en 2019. Les 12 amendements adoptés en séance, tous du groupe Socialistes et apparentés, ont essentiellement mis à jour les données statistiques (de 2023 à 2024) et actualisé certaines références aux stratégies internationales, sans modifier le fond du texte.
L'Assemblée nationale appelle le gouvernement à renforcer au niveau national et européen le financement du Fonds mondial contre le Sida, invite à renouveler la coopération scientifique internationale contre le VIH, demande à l'UE d'en faire une priorité stratégique, invite la Commission à rétablir ses instances de coordination sur le VIH, et demande aux présidences du Conseil de l'UE de placer la lutte contre le Sida au cœur de leurs priorités.
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