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L’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et l’Agence spatiale européenne concernant les installations de l’Agence spatiale européenne en France

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Mar. 20 janv.
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L’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et l’Agence spatiale européenne concernant les installations de l’Agence spatiale européenne en France

International

Déposée par le Gouvernement

En discussion depuis le 1 décembre 2025

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Question abordée

La France doit-elle approuver l'accord formalisant les conditions d'implantation, d'exploitation et les privilèges accordés à l'Agence spatiale européenne sur l'ensemble du territoire français ?

Présentation du texte

L'Agence spatiale européenne (ASE) a été fondée en 1975 par une Convention internationale. Son siège est établi en région parisienne, conformément à l'article 1er de cette Convention. L'ASE regroupe aujourd'hui 22 États membres et dispose de sites dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, en Belgique, en Italie et au Royaume-Uni, ainsi qu'en France. Le présent projet de loi vise à autoriser l'approbation d'un accord signé à Paris le 22 mars 2023 entre le gouvernement français et l'ASE. Cet accord a pour objet de préciser et de compléter les modalités selon lesquelles l'Agence peut établir et exploiter ses sites en France — qu'il s'agisse du siège parisien ou du centre spatial guyanais (CSG) — conformément à l'annexe I de la Convention de 1975. L'accord est structuré en 28 articles répartis en quatre chapitres. Il couvre les droits d'usage des sites, les immunités diplomatiques, les exonérations fiscales, les règles applicables au personnel, les questions de sécurité sociale, de télécommunications et de règlement des différends. Il est présenté par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères selon la procédure accélérée. Ce type d'accord de siège ou d'installation est courant pour les organisations internationales présentes en France (ONU, OCDE, UNESCO, etc.) et vise à garantir leur indépendance opérationnelle tout en définissant leurs obligations vis-à-vis des autorités françaises.

Les arguments

Cet accord sécurise juridiquement la présence de l'ASE en France, comblant le vide légal existant depuis la signature en 2023.
Il consolide le rôle de la France comme nation spatiale majeure en Europe, abritant le siège d'une organisation regroupant 22 États membres.
L'inviolabilité des sites garantit la continuité des missions spatiales critiques sans risque d'interruption administrative.
Les exonérations fiscales accordées à l'Agence sont conformes aux pratiques internationales standards pour les organisations intergouvernementales.
Le droit à des systèmes de télécommunication protégés assure la sécurité des communications liées aux missions spatiales sensibles.
La mise en place d'un comité consultatif mixte favorise un dialogue permanent entre les autorités françaises et l'Agence.
L'accord couvre explicitement le Centre spatial guyanais, préservant ainsi l'activité du port spatial de l'Europe à Kourou.
Des règles claires sur l'entrée et le séjour des personnels facilitent le recrutement international de l'ASE depuis la France.
La clause de non-responsabilité de la France pour les actes de l'Agence protège les finances publiques françaises en cas de litige.
L'accord prévoit un mécanisme formel de règlement des différends, limitant les risques de contentieux diplomatiques.
La délivrance gratuite de permis réduit les coûts administratifs supportés par une organisation au service des États membres européens.
Le texte est équilibré : il impose à l'Agence de coopérer avec les autorités françaises en matière de justice, de police et de sécurité.
La durée indéterminée assortie de clauses de révision permet d'adapter le cadre aux évolutions futures des activités de l'Agence.
L'accord renforce la coopération franco-européenne dans un secteur stratégique où la France joue un rôle de premier plan mondial.
La reconnaissance des permis de conduire étrangers facilite la mobilité du personnel international de l'ASE sur le territoire français.
L'inviolabilité absolue des sites de l'ASE soustrait ces espaces à toute intervention des autorités françaises, y compris judiciaires, sans exception explicite pour les situations d'urgence.
Les larges exonérations fiscales (impôts, TVA, droits d'accise, taxes sur véhicules) représentent un manque à gagner pour les finances publiques françaises dont le montant n'est pas chiffré dans le texte.
Les immunités étendues accordées aux hauts responsables de l'ASE pourraient faire obstacle à des procédures judiciaires françaises en cas d'infraction grave.
La France renonce à l'application du taux effectif d'imposition sur les rémunérations des agents de l'ASE, introduisant une inégalité fiscale par rapport aux salariés français.
L'accord a été signé en mars 2023 et n'est soumis à ratification parlementaire qu'en décembre 2025, soit près de trois ans plus tard, sans explication de ce délai.
La procédure accélérée retenue par le gouvernement limite le temps d'examen parlementaire d'un accord aux implications juridiques et financières significatives.
Le texte ne précise pas les conditions dans lesquelles la France pourrait suspendre l'accord en cas de manquement grave de l'Agence à ses obligations.
L'exemption des valises et courriers de l'ASE des contrôles postaux ordinaires crée un vecteur non contrôlé par les autorités françaises, même si cette pratique est diplomatiquement courante.
L'accord ne contient aucune annexe chiffrant le coût ou l'étendue des exonérations accordées, nuisant ainsi à la transparence budgétaire vis-à-vis des citoyens.
La clause de non-responsabilité de la France pour les actes de l'Agence (art. 23) pourrait priver des tiers — citoyens ou entreprises — d'un recours effectif en cas de dommage causé sur le territoire français.
✓ POUR15
Cet accord sécurise juridiquement la présence de l'ASE en France, comblant le vide légal existant depuis la signature en 2023.
Il consolide le rôle de la France comme nation spatiale majeure en Europe, abritant le siège d'une organisation regroupant 22 États membres.
L'inviolabilité des sites garantit la continuité des missions spatiales critiques sans risque d'interruption administrative.
Les exonérations fiscales accordées à l'Agence sont conformes aux pratiques internationales standards pour les organisations intergouvernementales.
Le droit à des systèmes de télécommunication protégés assure la sécurité des communications liées aux missions spatiales sensibles.
La mise en place d'un comité consultatif mixte favorise un dialogue permanent entre les autorités françaises et l'Agence.
L'accord couvre explicitement le Centre spatial guyanais, préservant ainsi l'activité du port spatial de l'Europe à Kourou.
Des règles claires sur l'entrée et le séjour des personnels facilitent le recrutement international de l'ASE depuis la France.
La clause de non-responsabilité de la France pour les actes de l'Agence protège les finances publiques françaises en cas de litige.
L'accord prévoit un mécanisme formel de règlement des différends, limitant les risques de contentieux diplomatiques.
La délivrance gratuite de permis réduit les coûts administratifs supportés par une organisation au service des États membres européens.
Le texte est équilibré : il impose à l'Agence de coopérer avec les autorités françaises en matière de justice, de police et de sécurité.
La durée indéterminée assortie de clauses de révision permet d'adapter le cadre aux évolutions futures des activités de l'Agence.
L'accord renforce la coopération franco-européenne dans un secteur stratégique où la France joue un rôle de premier plan mondial.
La reconnaissance des permis de conduire étrangers facilite la mobilité du personnel international de l'ASE sur le territoire français.
✕ CONTRE10
L'inviolabilité absolue des sites de l'ASE soustrait ces espaces à toute intervention des autorités françaises, y compris judiciaires, sans exception explicite pour les situations d'urgence.
Les larges exonérations fiscales (impôts, TVA, droits d'accise, taxes sur véhicules) représentent un manque à gagner pour les finances publiques françaises dont le montant n'est pas chiffré dans le texte.
Les immunités étendues accordées aux hauts responsables de l'ASE pourraient faire obstacle à des procédures judiciaires françaises en cas d'infraction grave.
La France renonce à l'application du taux effectif d'imposition sur les rémunérations des agents de l'ASE, introduisant une inégalité fiscale par rapport aux salariés français.
L'accord a été signé en mars 2023 et n'est soumis à ratification parlementaire qu'en décembre 2025, soit près de trois ans plus tard, sans explication de ce délai.
La procédure accélérée retenue par le gouvernement limite le temps d'examen parlementaire d'un accord aux implications juridiques et financières significatives.
Le texte ne précise pas les conditions dans lesquelles la France pourrait suspendre l'accord en cas de manquement grave de l'Agence à ses obligations.
L'exemption des valises et courriers de l'ASE des contrôles postaux ordinaires crée un vecteur non contrôlé par les autorités françaises, même si cette pratique est diplomatiquement courante.
L'accord ne contient aucune annexe chiffrant le coût ou l'étendue des exonérations accordées, nuisant ainsi à la transparence budgétaire vis-à-vis des citoyens.
La clause de non-responsabilité de la France pour les actes de l'Agence (art. 23) pourrait priver des tiers — citoyens ou entreprises — d'un recours effectif en cas de dommage causé sur le territoire français.

Résumé des articles· 29 articles

Art. unique

Autorise l'approbation de l'accord signé à Paris le 22 mars 2023 entre la France et l'ASE concernant les installations de l'Agence en France.

Art. 1

Définit les termes et notions utilisés dans l'accord.

Art. 2

Précise l'objet de l'accord : fixer les modalités de mise en place, d'exploitation et de fonctionnement des sites de l'ASE en France.

Art. 3

Confère à l'Agence le droit exclusif d'utiliser ses sites et impose à la France d'en garantir la circulation continue, la protection et la sécurité.

Art. 4

Oblige la France à aider l'Agence à établir, étendre et maintenir le bon fonctionnement de ses sites sur le territoire national.

Art. 5

Prévoit la délivrance gratuite de permis nécessaires à l'Agence pour ses activités en France.

Art. 6

Impose à l'ASE de coopérer avec les autorités françaises pour faciliter la bonne administration de la justice et le respect des réglementations.

Art. 7

Habilite l'Agence à installer des systèmes de télécommunication sur ses sites et lui accorde une protection contre les interférences équivalente à celle de l'État français.

Art. 8

Établit l'inviolabilité des sites de l'Agence sur le territoire français.

Art. 9

Précise les conditions d'application de l'accord au centre spatial guyanais.

Art. 10

Accorde à l'ASE les mêmes privilèges et immunités que ceux des courriers et valises diplomatiques pour ses correspondances.

Art. 11

Exonère l'Agence, ses biens, revenus et avoirs de tout impôt, taxe, TVA et droits d'accise en France.

Art. 12

Prévoit des exonérations à l'importation et à l'exportation de biens, matériels et services destinés à l'Agence.

Art. 13

Établit les exonérations fiscales applicables aux véhicules de l'Agence.

Art. 14

Accorde aux membres du personnel de l'ASE exerçant en France les privilèges et immunités prévus par la Convention de 1975.

Art. 15

Définit les privilèges et immunités spécifiques dont bénéficient le directeur général et le personnel de haut rang.

Art. 16

Fixe les règles applicables en matière de sécurité sociale pour le personnel de l'Agence en France.

Art. 17

Précise que la France renonce à appliquer le taux effectif d'imposition sur les traitements et émoluments versés par l'Agence à son personnel.

Art. 18

Organise les conditions d'entrée, de séjour et de sortie du territoire français pour les représentants des États membres de l'ASE.

Art. 19

Organise les conditions d'entrée, de séjour et de sortie du territoire pour les membres du personnel de l'Agence et leurs ayants droit.

Art. 20

Encadre la reconnaissance et l'usage des permis de conduire étrangers valides par le personnel de l'Agence en France.

Art. 21

Crée un comité consultatif mixte chargé de faciliter les consultations entre les autorités françaises compétentes et l'Agence.

Art. 22

Précise les conditions et limites dans lesquelles les privilèges et immunités peuvent être invoqués et, le cas échéant, levés.

Art. 23

Exclut la responsabilité internationale ou nationale de la France pour les actes ou omissions de l'Agence ou de ses représentants dans l'exercice de leurs fonctions.

Art. 24

Fixe les conditions d'entrée en vigueur de l'accord.

Art. 25

Définit la durée de l'accord et les modalités de sa révision.

Art. 26

Précise les conditions dans lesquelles l'accord peut prendre fin.

Art. 27

Détermine les effets juridiques de l'extinction de l'accord.

Art. 28

Formule les règles relatives au règlement des différends entre la France et l'ASE.

Art. unique

Autorise l'approbation de l'accord signé à Paris le 22 mars 2023 entre la France et l'ASE concernant les installations de l'Agence en France.

Art. 1

Définit les termes et notions utilisés dans l'accord.

Art. 2

Précise l'objet de l'accord : fixer les modalités de mise en place, d'exploitation et de fonctionnement des sites de l'ASE en France.

Art. 3

Confère à l'Agence le droit exclusif d'utiliser ses sites et impose à la France d'en garantir la circulation continue, la protection et la sécurité.

Art. 4

Oblige la France à aider l'Agence à établir, étendre et maintenir le bon fonctionnement de ses sites sur le territoire national.

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Promulgation

le 21 avr. 2026· Loi n° 2026-300· Légifrance →
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Séance plénière

SN1ère lecturemodifié
le 15 avr. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 20 janv. 2026· Rapport le 8 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 20 janv. 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
le 20 janv. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 2 déc. 2025· Rapport le 14 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 2 déc. 2025

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Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

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