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Proposition de loi pour améliorer la prise en charge de la sclérose latérale amyotrophique et d’autres maladies évolutives graves

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Proposition de loi pour améliorer la prise en charge de la sclérose latérale amyotrophique et d’autres maladies évolutives graves

Social

En discussion depuis le 11 avril 2024

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Vote AN

✓ Adopté

92 pour · 0 contre

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Question abordée

Comment adapter les procédures administratives et médicales pour mieux accompagner les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et d'autres maladies graves à évolution rapide ?

Présentation du texte

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative rare et incurable, dont l'évolution entraîne une perte d'autonomie progressive et rapide, avec une espérance de vie généralement inférieure à cinq ans après le diagnostic. Elle touche environ 6 000 personnes en France. Cette proposition de loi, désormais promulguée, vise à mieux adapter les politiques publiques à la réalité vécue par ces patients et leurs proches aidants. L'un des constats centraux du texte est le décalage profond entre la temporalité de la maladie et celle des procédures administratives : les délais d'instruction des dossiers de prestation de compensation du handicap (PCH), traités par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), peuvent dépasser plusieurs mois, alors que l'état de santé du patient se dégrade en quelques semaines. Le texte cherche également à renforcer le maillage territorial des centres de référence spécialisés dans la SLA et les maladies rares. Par ailleurs, la loi soulève la question de l'accès aux traitements innovants, comme le Tofersen (Qalsody), premier traitement ciblant la cause génétique d'une forme de SLA, et appelle à une meilleure coordination nationale via un plan dédié aux maladies rares. Le texte s'inscrit dans la continuité de la loi de 2005 sur le handicap tout en cherchant à en corriger les insuffisances pratiques.

Les arguments

Les délais d'instruction de la PCH seront raccourcis, permettant aux patients d'accéder plus vite à leurs aides humaines, techniques et à l'adaptation de leur logement ou véhicule.
La reconnaissance de l'urgence médicale propre aux maladies évolutives rapides pourrait créer un régime procédural dérogatoire adapté à ces situations.
Le renforcement du réseau des centres de référence SLA garantit un accès à une expertise médicale spécialisée sur l'ensemble du territoire.
L'incitation à publier un plan national maladies rares donnerait une cohérence et une visibilité à long terme aux politiques de santé dans ce domaine.
L'accès facilité à des traitements innovants comme le Tofersen représente un enjeu majeur de santé publique pour les formes génétiques de SLA.
Le texte améliore la reconnaissance de la situation des proches aidants, dont l'implication est indispensable mais souvent non prise en compte administrativement.
La loi envoie un signal politique fort sur la nécessité de traiter les maladies rares comme une priorité de santé publique, au-delà des seuls mécanismes existants.
Les centres de référence et de compétence existants pourraient être mieux coordonnés et dotés grâce au cadre posé par ce texte.
La promulgation du texte constitue une avancée concrète pour les 3 millions de Français concernés par une maladie rare.
Le texte ne prévoit pas de financement spécifique supplémentaire pour les MDPH, déjà sous-dotées, ce qui risque de rendre ses objectifs inatteignables en pratique.
Plusieurs amendements visant à inscrire des engagements concrets ont été retirés ou rejetés, limitant la portée normative réelle de la loi.
Les dysfonctionnements des MDPH sont structurels et anciens ; une loi sans moyens supplémentaires ne peut suffire à les corriger.
Le risque d'inégalités territoriales subsiste si le renforcement des centres de référence n'est pas accompagné d'une répartition géographique contraignante.
L'accès au Tofersen dépend in fine d'une décision de remboursement par la Haute Autorité de Santé, que la loi ne peut pas imposer.
Des sujets cruciaux comme la mise à jour des droits PCH ou la révision des décisions CDAPH restent non réglés par le texte.
La loi ne traite pas la question du reste à charge financier pour les familles, qui peut être très lourd dans les stades avancés de la maladie.
L'absence de calendrier précis pour la publication du plan national maladies rares affaiblit l'engagement gouvernemental qu'il est supposé garantir.
✓ POUR9
Les délais d'instruction de la PCH seront raccourcis, permettant aux patients d'accéder plus vite à leurs aides humaines, techniques et à l'adaptation de leur logement ou véhicule.
La reconnaissance de l'urgence médicale propre aux maladies évolutives rapides pourrait créer un régime procédural dérogatoire adapté à ces situations.
Le renforcement du réseau des centres de référence SLA garantit un accès à une expertise médicale spécialisée sur l'ensemble du territoire.
L'incitation à publier un plan national maladies rares donnerait une cohérence et une visibilité à long terme aux politiques de santé dans ce domaine.
L'accès facilité à des traitements innovants comme le Tofersen représente un enjeu majeur de santé publique pour les formes génétiques de SLA.
Le texte améliore la reconnaissance de la situation des proches aidants, dont l'implication est indispensable mais souvent non prise en compte administrativement.
La loi envoie un signal politique fort sur la nécessité de traiter les maladies rares comme une priorité de santé publique, au-delà des seuls mécanismes existants.
Les centres de référence et de compétence existants pourraient être mieux coordonnés et dotés grâce au cadre posé par ce texte.
La promulgation du texte constitue une avancée concrète pour les 3 millions de Français concernés par une maladie rare.
✕ CONTRE8
Le texte ne prévoit pas de financement spécifique supplémentaire pour les MDPH, déjà sous-dotées, ce qui risque de rendre ses objectifs inatteignables en pratique.
Plusieurs amendements visant à inscrire des engagements concrets ont été retirés ou rejetés, limitant la portée normative réelle de la loi.
Les dysfonctionnements des MDPH sont structurels et anciens ; une loi sans moyens supplémentaires ne peut suffire à les corriger.
Le risque d'inégalités territoriales subsiste si le renforcement des centres de référence n'est pas accompagné d'une répartition géographique contraignante.
L'accès au Tofersen dépend in fine d'une décision de remboursement par la Haute Autorité de Santé, que la loi ne peut pas imposer.
Des sujets cruciaux comme la mise à jour des droits PCH ou la révision des décisions CDAPH restent non réglés par le texte.
La loi ne traite pas la question du reste à charge financier pour les familles, qui peut être très lourd dans les stades avancés de la maladie.
L'absence de calendrier précis pour la publication du plan national maladies rares affaiblit l'engagement gouvernemental qu'il est supposé garantir.

Résumé des articles· 4 articles

Art. 1

Amélioration du fonctionnement des MDPH et renforcement du réseau des centres de référence spécialisés dans la SLA et les maladies rares pour garantir une prise en charge experte sur l'ensemble du territoire.

Art. 2

Adaptation des droits et dispositifs d'accompagnement pour les personnes atteintes de maladies évolutives graves, notamment en matière de reconnaissance du handicap.

Art. 3

Réforme des procédures d'attribution et de renouvellement de la prestation de compensation du handicap (PCH) afin de les aligner sur la temporalité rapide des maladies comme la SLA.

Voir les positions
Art. 4

Engagement à élaborer et publier un plan national maladies rares et à faciliter l'accès des patients aux traitements innovants disponibles.

Voir les positions
Art. 1

Amélioration du fonctionnement des MDPH et renforcement du réseau des centres de référence spécialisés dans la SLA et les maladies rares pour garantir une prise en charge experte sur l'ensemble du territoire.

Art. 2

Adaptation des droits et dispositifs d'accompagnement pour les personnes atteintes de maladies évolutives graves, notamment en matière de reconnaissance du handicap.

Art. 3

Réforme des procédures d'attribution et de renouvellement de la prestation de compensation du handicap (PCH) afin de les aligner sur la temporalité rapide des maladies comme la SLA.

Voir les positions
Art. 4

Engagement à élaborer et publier un plan national maladies rares et à faciliter l'accès des patients aux traitements innovants disponibles.

Voir les positions

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