Scrutin public
Se connecterCréer un compte

© 2026 Scrutin Public · Données : Assemblée Nationale (open data) — Licence Ouverte 2.0

ActualitésMentions légalesConfidentialité
Scrutin public
Se connecterCréer un compte
← Retour à tous les sujets

Dossier en cours

Accompagner les communes dans la lutte contre les incivilités en leur rétrocédant le produit des amendes de police afférentes

▦Vue d'ensemble💬Discussion📄Le texte de loi♡Voter
Proposition de loiEn commission

Accompagner les communes dans la lutte contre les incivilités en leur rétrocédant le produit des amendes de police afférentes

Économie

Déposée par Éric Pauget

En discussion depuis le 14 octobre 2024

Vue d'ensembleDiscussion0Le texteParcours
Vue d'ensembleDiscussion0Le texte

Question abordée

Les communes doivent-elles recevoir directement le produit des amendes infligées pour les actes d'incivilité commis sur leur territoire afin de mieux les combattre ?

Présentation du texte

Les maires font face quotidiennement à des incivilités — graffitis, dépôts sauvages, nuisances sonores, dégradations diverses — qui nuisent à la qualité de vie des habitants et engagent des dépenses importantes de réparation et de nettoyage à la charge des communes, donc des contribuables locaux. Actuellement, les amendes perçues pour ces infractions contraventionnelles reviennent à l'État, tandis que les communes supportent seules les coûts induits. Or, il existe déjà un mécanisme comparable pour les amendes de circulation routière : l'État reverse leur produit aux communes et groupements de communes concernés, en vertu de l'article L. 2334-24 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Cette proposition de loi déposée en octobre 2024 par une vingtaine de députés du groupe Les Républicains vise à étendre ce principe aux amendes liées aux incivilités. Le texte prévoit que le produit de ces amendes soit réparti par le comité des finances locales entre les communes et établissements publics concernés, selon des modalités définies par décret en Conseil d'État. Les auteurs suggèrent que ces fonds pourraient notamment financer des opérations de propreté urbaine. Le texte comporte deux articles : le premier crée le dispositif de rétrocession dans le CGCT, le second compense la perte de recettes pour l'État par une taxe additionnelle sur les tabacs.

Les arguments

Les communes supportent directement les coûts de réparation et de nettoyage liés aux incivilités ; leur reverser les amendes correspondantes rétablirait une cohérence financière.
Le mécanisme est calqué sur un dispositif éprouvé pour les amendes de circulation routière, ce qui limite les risques de complexité administrative.
Les maires sont déjà responsables de l'ordre et de la salubrité publique et disposent des agents habilités à dresser les procès-verbaux d'incivilité.
La rétrocession crée une incitation financière directe à renforcer les contrôles et la verbalisation des incivilités sur le territoire communal.
Les fonds pourraient être fléchés vers des opérations de propreté urbaine, créant un lien direct entre sanction et remédiation.
Cela renforce l'autonomie financière des collectivités locales en leur donnant accès à une ressource issue de leur propre action de police.
Les petites communes rurales confrontées aux dépôts sauvages pourraient bénéficier d'un soutien financier sans dépendre uniquement des dotations de l'État.
La répartition confiée au comité des finances locales garantit une distribution encadrée et contrôlée plutôt que laissée à la discrétion de l'État central.
La mesure renforce le lien visible entre infraction, sanction et amélioration du cadre de vie local, ce qui peut avoir un effet dissuasif et pédagogique.
Le texte répond à une demande récurrente des élus locaux qui se sentent démunis face aux incivilités faute de moyens financiers dédiés.
Le transfert de recettes vers les communes réduit les ressources de l'État et nécessite une compensation par une nouvelle taxe sur les tabacs, alourdissant indirectement la fiscalité.
Les amendes pour incivilités restent peu nombreuses et souvent difficiles à recouvrer, ce qui pourrait rendre la recette nette pour les communes très marginale.
L'inégalité territoriale risque de s'accentuer : les communes mieux dotées en police municipale capteraient l'essentiel du produit au détriment des plus petites.
Le mécanisme pourrait inciter certaines communes à intensifier la verbalisation à des fins budgétaires plutôt que dans une logique de prévention.
Les modalités de répartition renvoyées à un décret en Conseil d'État introduisent une incertitude durable sur les critères effectifs d'attribution entre communes.
La compensation par une taxe additionnelle sur les tabacs est une mesure sans lien logique avec l'objet de la loi, ce qui fragilise sa cohérence budgétaire.
Le périmètre des infractions visées par l'article R. 15-33-29-3 du code de procédure pénale est limité et exclut de nombreuses nuisances du quotidien.
La proposition ne prévoit aucun mécanisme de péréquation pour favoriser les communes les plus touchées par les incivilités mais les moins armées pour y faire face.
Aucune obligation d'affectation des fonds aux dépenses liées aux incivilités n'est imposée, sans garantie d'impact réel sur la propreté urbaine.
Le renvoi en commission des finances sans adoption en séance plénière reflète un faible portage politique, limitant les chances d'aboutissement législatif.
✓ POUR10
Les communes supportent directement les coûts de réparation et de nettoyage liés aux incivilités ; leur reverser les amendes correspondantes rétablirait une cohérence financière.
Le mécanisme est calqué sur un dispositif éprouvé pour les amendes de circulation routière, ce qui limite les risques de complexité administrative.
Les maires sont déjà responsables de l'ordre et de la salubrité publique et disposent des agents habilités à dresser les procès-verbaux d'incivilité.
La rétrocession crée une incitation financière directe à renforcer les contrôles et la verbalisation des incivilités sur le territoire communal.
Les fonds pourraient être fléchés vers des opérations de propreté urbaine, créant un lien direct entre sanction et remédiation.
Cela renforce l'autonomie financière des collectivités locales en leur donnant accès à une ressource issue de leur propre action de police.
Les petites communes rurales confrontées aux dépôts sauvages pourraient bénéficier d'un soutien financier sans dépendre uniquement des dotations de l'État.
La répartition confiée au comité des finances locales garantit une distribution encadrée et contrôlée plutôt que laissée à la discrétion de l'État central.
La mesure renforce le lien visible entre infraction, sanction et amélioration du cadre de vie local, ce qui peut avoir un effet dissuasif et pédagogique.
Le texte répond à une demande récurrente des élus locaux qui se sentent démunis face aux incivilités faute de moyens financiers dédiés.
✕ CONTRE10
Le transfert de recettes vers les communes réduit les ressources de l'État et nécessite une compensation par une nouvelle taxe sur les tabacs, alourdissant indirectement la fiscalité.
Les amendes pour incivilités restent peu nombreuses et souvent difficiles à recouvrer, ce qui pourrait rendre la recette nette pour les communes très marginale.
L'inégalité territoriale risque de s'accentuer : les communes mieux dotées en police municipale capteraient l'essentiel du produit au détriment des plus petites.
Le mécanisme pourrait inciter certaines communes à intensifier la verbalisation à des fins budgétaires plutôt que dans une logique de prévention.
Les modalités de répartition renvoyées à un décret en Conseil d'État introduisent une incertitude durable sur les critères effectifs d'attribution entre communes.
La compensation par une taxe additionnelle sur les tabacs est une mesure sans lien logique avec l'objet de la loi, ce qui fragilise sa cohérence budgétaire.
Le périmètre des infractions visées par l'article R. 15-33-29-3 du code de procédure pénale est limité et exclut de nombreuses nuisances du quotidien.
La proposition ne prévoit aucun mécanisme de péréquation pour favoriser les communes les plus touchées par les incivilités mais les moins armées pour y faire face.
Aucune obligation d'affectation des fonds aux dépenses liées aux incivilités n'est imposée, sans garantie d'impact réel sur la propreté urbaine.
Le renvoi en commission des finances sans adoption en séance plénière reflète un faible portage politique, limitant les chances d'aboutissement législatif.

Résumé des articles· 2 articles

Art. 1

Insère dans le CGCT une nouvelle section créant le droit à rétrocession aux communes et groupements du produit des amendes pour incivilités, réparti par le comité des finances locales selon des critères fixés par décret.

Art. 2

Compense la perte de recettes pour l'État par la création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs.

Art. 1

Insère dans le CGCT une nouvelle section créant le droit à rétrocession aux communes et groupements du produit des amendes pour incivilités, réparti par le comité des finances locales selon des critères fixés par décret.

Art. 2

Compense la perte de recettes pour l'État par la création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs.

Dernières actualités

Le Journal de Saône-et-Loireil y a 39 j

Varennes-lès-Mâcon La commune se mobilise contre les incivilités sur le site du lac

Lire →
Le Dauphiné Libéréil y a 41 j

Politique Incivilités : le maire de La Tour-du-Pin « serre la vis » et il assume

Lire →
Ouest-Franceil y a 43 j

Dépôts sauvages, nuisances… Dans l’Orne, cette commune instaure une amende pour lutter contre les incivilités

Lire →
L'Alsace.fril y a 51 j

Lutterbach. Lutter contre les incivilités en milieux naturels et forêt

Lire →
TF1il y a 52 j

Incivilités : quand les touristes abusent

Lire →
Le télégrammeil y a 57 j

La police municipale de Ploemeur et Izilo unies contre les incivilités dans les bus

Lire →
la Nouvelle Républiqueil y a 71 j

Deux plaintes déposées par la municipalité de Françay contre les incivilités dans la commune

Lire →
lamontagne.fril y a 94 j

Uzerche déploie son dispositif de vidéoprotection pour renforcer la tranquillité publique et lutter contre les incivilités

Lire →

Votre position

Et vous, que pensez-vous de ce texte ?

Votez et comparez-vous aux autres citoyens.

Résultats actuels

Citoyens

— Pour

Citoyens

— Contre

Voir le détail des votes →

Porteur du texte

Éric PaugetDroite Républicaine

Parcours de la loi

🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 15 oct. 2024
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 15 oct. 2024

Discussion en cours

Voir toute la discussion →
V

Vous

Créez un compte pour participer à la discussion.