En discussion depuis le 24 avril 2025
Question abordée
Faut-il élargir les dérogations légales permettant à certains employeurs de faire travailler leurs salariés le 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé en France ?
Présentation du texte
Le 1er mai, Fête du Travail, est aujourd'hui la seule journée fériée pour laquelle le droit français impose le chômage obligatoire. Les autres jours fériés peuvent déjà être travaillés plus librement. L'article L. 3133-6 du Code du travail autorise néanmoins des dérogations lorsqu'il est « matériellement impossible » d'interrompre l'activité, notamment pour les établissements de restauration ou d'alimentation, à condition que l'employeur le démontre au cas par cas. Cette proposition de loi, portée par le groupe Droite Républicaine dans le cadre de sa niche parlementaire, vise à créer de nouvelles dérogations statutaires de droit — c'est-à-dire automatiques — pour plusieurs catégories d'établissements : ceux fabricant ou préparant des produits alimentaires pour consommation immédiate (boulangeries, traiteurs), ceux vendant des produits alimentaires au détail, les fleuristes, les établissements culturels, et plus largement les établissements dont l'activité répond à un besoin lié à un « usage traditionnel propre au 1er mai ». Un décret en Conseil d'État devrait préciser la liste exacte des secteurs concernés. Le texte réaffirme le principe du volontariat : aucun salarié ne pourrait être contraint de travailler ce jour-là, et le refus ne pourrait constituer ni un motif de licenciement ni un motif de refus d'embauche. La rémunération double prévue par la loi actuelle pour les salariés travaillant le 1er mai est maintenue. Le contexte immédiat de ce texte inclut la relaxe judiciaire de boulangers vendéens verbalisés pour avoir fait travailler leurs salariés le 1er mai, ce qui a mis en lumière l'écart entre la pratique réelle dans certains secteurs et le cadre légal existant.
Modifie l'article L. 3133-6 du Code du travail pour créer des dérogations de droit au chômage du 1er mai au bénéfice de plusieurs catégories d'établissements (alimentaire, fleuristes, culturel, usage traditionnel du 1er mai), sur la base du volontariat des salariés, avec maintien du doublement de salaire et renvoi à un décret en Conseil d'État pour préciser les secteurs concernés.
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