Vote AN
✓ Adopté
376 pour · 92 contre
Question abordée
Comment adapter les politiques publiques aux spécificités des territoires de montagne face au réchauffement climatique, pour garantir à leurs 7 millions d'habitants permanents un accès équitable aux services essentiels tout en valorisant leur contribution à la souveraineté nationale ?
Présentation du texte
Les massifs montagnards français se réchauffent plus vite que le reste du territoire : +2 °C dans les Alpes et Pyrénées au cours du XXe siècle, contre +1,4 °C en plaine. Glaciers en recul, enneigement incertain, risques naturels accrus, biodiversité menacée — ces bouleversements touchent tous les secteurs de la vie en montagne : eau, agriculture, forêt, tourisme, habitat. Cette proposition de loi transpartisane, portée par plus d'une centaine de députés de sensibilités diverses, entend répondre à ces défis par un nouveau « pacte territorial » entre la Nation et la Montagne. Le texte s'inscrit dans la continuité de la loi Montagne de 1985 et de son « Acte II » de 2016, qui reconnaissent déjà le droit à la différenciation pour ces territoires. Il comporte douze articles répartis en deux titres : le premier adapte les services essentiels (école, santé, gouvernance intercommunale, eau, mobilité, urbanisme) ; le second valorise la contribution économique, agricole et forestière de la montagne à la souveraineté nationale. Concrètement, la proposition vise à protéger les petites écoles de montagne, à garantir un temps d'accès aux soins, à mieux gérer la ressource en eau, à déployer des bornes de recharge électrique, à soutenir les filières agricoles et forestières locales, à sécuriser les chemins de randonnée et à instaurer une solidarité financière entre territoires d'amont et d'aval pour la prévention des inondations. En commission, de nombreux amendements ont été débattus, révélant des divergences sur l'équilibre entre développement économique et protection environnementale, notamment sur la gestion de l'eau (loisirs de neige vs biodiversité), les règles d'urbanisation et l'absence de protection spécifique des glaciers.
Renforce l'obligation pour les autorités académiques d'adapter les seuils d'ouverture et de fermeture de classes aux spécificités géographiques, climatiques et démographiques des écoles de montagne, et instaure une concertation préalable avec les collectivités sur les évolutions de la carte scolaire.
Instaure un temps maximal d'accès aux soins en montagne, intègre un représentant des collectivités de montagne dans les conseils d'administration des ARS concernées, et impose la prévision d'un transport sanitaire d'urgence aérien dans les zones très enclavées.
Voir les positionsImpose la création d'une commission dédiée aux problématiques de montagne au sein des intercommunalités à fiscalité propre qui ne sont pas composées exclusivement de communes de montagne.
Voir les positionsReformule les objectifs de la loi Montagne en matière d'eau pour favoriser un usage partagé et le stockage multi-usages via des retenues collinaires, en excluant explicitement le pompage dans les nappes inertielles.
Voir les positionsImpose que le schéma de déploiement des infrastructures de recharge électrique rapide donne la priorité aux territoires comprenant des zones de montagne.
Voir les positionsSéance plénière
Examen en commission
Dépôt du texte
⚖️
Cette loi est en vigueur
Promulguée et publiée au Journal Officiel
Vous
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