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Pour une montagne vivante et souveraine

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Lun. 20 juil.
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Pour une montagne vivante et souveraine

Déposée par Jean-Pierre Vigier

En discussion depuis le 26 mars 2026

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Porteur du texte

Jean-Pierre VigierDroite Républicaine

Parcours de la loi

🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 7 juil. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 15 mai 2026· Rapport le 1 juil. 2026
📄

Dépôt du texte

0
Séances3
Le texte
Amendements426
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

376 pour · 92 contre

Résultats →

Question abordée

Comment adapter les politiques publiques aux spécificités des territoires de montagne face au réchauffement climatique, pour garantir à leurs 7 millions d'habitants permanents un accès équitable aux services essentiels tout en valorisant leur contribution à la souveraineté nationale ?

Présentation du texte

Les massifs montagnards français se réchauffent plus vite que le reste du territoire : +2 °C dans les Alpes et Pyrénées au cours du XXe siècle, contre +1,4 °C en plaine. Glaciers en recul, enneigement incertain, risques naturels accrus, biodiversité menacée — ces bouleversements touchent tous les secteurs de la vie en montagne : eau, agriculture, forêt, tourisme, habitat. Cette proposition de loi transpartisane, portée par plus d'une centaine de députés de sensibilités diverses, entend répondre à ces défis par un nouveau « pacte territorial » entre la Nation et la Montagne. Le texte s'inscrit dans la continuité de la loi Montagne de 1985 et de son « Acte II » de 2016, qui reconnaissent déjà le droit à la différenciation pour ces territoires. Il comporte douze articles répartis en deux titres : le premier adapte les services essentiels (école, santé, gouvernance intercommunale, eau, mobilité, urbanisme) ; le second valorise la contribution économique, agricole et forestière de la montagne à la souveraineté nationale. Concrètement, la proposition vise à protéger les petites écoles de montagne, à garantir un temps d'accès aux soins, à mieux gérer la ressource en eau, à déployer des bornes de recharge électrique, à soutenir les filières agricoles et forestières locales, à sécuriser les chemins de randonnée et à instaurer une solidarité financière entre territoires d'amont et d'aval pour la prévention des inondations. En commission, de nombreux amendements ont été débattus, révélant des divergences sur l'équilibre entre développement économique et protection environnementale, notamment sur la gestion de l'eau (loisirs de neige vs biodiversité), les règles d'urbanisation et l'absence de protection spécifique des glaciers.

Les arguments

Les enfants de montagne bénéficieront d'une meilleure protection contre la fermeture de classes, réduisant des trajets scolaires dangereux sur des routes enneigées ou verglacées.
Un délai maximal d'accès aux soins est instauré, mettant fin à une inégalité territoriale criante pour les 7 millions d'habitants permanents des massifs.
Les territoires de montagne obtiennent un siège au conseil d'administration des ARS, leur donnant voix au chapitre sur les décisions de santé qui les concernent directement.
Dans les zones très enclavées, un transport sanitaire d'urgence par voie aérienne devra être prévu, pouvant sauver des vies en cas d'accident ou de crise médicale hivernale.
Les communes de montagne au sein d'intercommunalités mixtes disposeront d'une commission dédiée, évitant que leurs spécificités soient noyées dans des décisions pensées pour la plaine.
La politique de l'eau est clarifiée en faveur d'un usage partagé tout en excluant explicitement le pompage dans les nappes inertielles et les méga-bassines.
Le déploiement prioritaire de bornes de recharge électrique en montagne accélérera la décarbonation des transports dans des zones où les alternatives à la voiture thermique sont rares.
La clarification des règles de continuité de l'urbanisation sécurise juridiquement les projets de construction proches de zones bâties, mettant fin à des interprétations hétérogènes selon les territoires.
Le soutien aux abattoirs et ateliers de transformation de proximité préserve des maillons essentiels des filières locales, limitant les distances de transport et améliorant le bien-être animal.
La valorisation des produits agricoles de montagne soutient une agriculture vertueuse, créatrice d'emplois non délocalisables et garante de la souveraineté alimentaire nationale.
Le développement de la filière bois de massif français favorise une construction plus durable, en substituant des matériaux biosourcés locaux aux bois importés à fort impact carbone.
L'extension des servitudes de passage aux itinéraires sportifs de nature redonne aux maires les outils pour résoudre les conflits d'accès aux chemins de randonnée.
La création d'un fonds de solidarité amont-aval pour la prévention des inondations reconnaît que les territoires de plaine bénéficient des ouvrages construits en montagne sans en supporter le coût.
Le texte traite la montagne non plus comme un simple espace récréatif mais comme un partenaire stratégique de la Nation pour la transition écologique et la résilience climatique.
L'approche transpartisane, avec plus de 100 cosignataires de droite, de gauche et du centre, témoigne d'un consensus rare sur la nécessité d'adapter les politiques publiques à ces territoires.
L'assouplissement de la règle de continuité de l'urbanisation (art. 6) risque d'encourager l'étalement urbain en zones naturelles fragiles, trahissant l'esprit protecteur de la loi Montagne de 1985.
La proposition ne prévoit aucune mesure de protection spécifique des glaciers, pourtant en danger critique de disparition, alors que l'amendement en ce sens a été rejeté en commission.
L'inclusion des loisirs de neige parmi les usages prioritaires de l'eau (art. 4) légitime l'enneigement artificiel au détriment des débits écologiques, dans un contexte de raréfaction de la ressource.
Aucune hiérarchie n'est établie entre les différents usages de l'eau, laissant potentiellement les activités économiques primer sur les besoins des écosystèmes aquatiques.
Le financement par une taxe additionnelle sur le tabac (art. 12), dispositif de gage purement formel, ne garantit aucune ressource réelle ni pérenne pour les mesures prévues.
La certification bois de massif de montagne français mentionnée à l'article 9 n'existe pas encore en pratique, rendant cette disposition peu opérationnelle à court terme.
Le fonds de solidarité GEMAPI (art. 11) impose une charge financière aux EPCI situés en aval sans que les modalités précises du prélèvement soient définies dans la loi, renvoyant tout à un décret.
De nombreux amendements ont été rejetés comme cavaliers législatifs, révélant que la rédaction initiale de certains articles manquait de précision ou de fondement juridique suffisant.
L'absence de concertation préalable obligatoire pour les projets d'aménagement à fort impact environnemental en zone montagnarde fragilise la démocratie environnementale locale.
Les adaptations scolaires (art. 1) restent formulées de manière peu contraignante pour l'Éducation nationale, laissant subsister un risque de non-application effective par les rectorats.
La proposition ne traite pas du financement de la reconversion des stations de ski face à la baisse tendancielle de l'enneigement, question centrale pour l'emploi dans de nombreuses vallées.
L'article 8 sur la promotion des produits de montagne ne crée pas de mécanisme concret d'intégration dans la restauration collective, contrairement à ce que demandaient plusieurs amendements retirés.
✓ POUR15
Les enfants de montagne bénéficieront d'une meilleure protection contre la fermeture de classes, réduisant des trajets scolaires dangereux sur des routes enneigées ou verglacées.
Un délai maximal d'accès aux soins est instauré, mettant fin à une inégalité territoriale criante pour les 7 millions d'habitants permanents des massifs.
Les territoires de montagne obtiennent un siège au conseil d'administration des ARS, leur donnant voix au chapitre sur les décisions de santé qui les concernent directement.
Dans les zones très enclavées, un transport sanitaire d'urgence par voie aérienne devra être prévu, pouvant sauver des vies en cas d'accident ou de crise médicale hivernale.
Les communes de montagne au sein d'intercommunalités mixtes disposeront d'une commission dédiée, évitant que leurs spécificités soient noyées dans des décisions pensées pour la plaine.
La politique de l'eau est clarifiée en faveur d'un usage partagé tout en excluant explicitement le pompage dans les nappes inertielles et les méga-bassines.
Le déploiement prioritaire de bornes de recharge électrique en montagne accélérera la décarbonation des transports dans des zones où les alternatives à la voiture thermique sont rares.
La clarification des règles de continuité de l'urbanisation sécurise juridiquement les projets de construction proches de zones bâties, mettant fin à des interprétations hétérogènes selon les territoires.
Le soutien aux abattoirs et ateliers de transformation de proximité préserve des maillons essentiels des filières locales, limitant les distances de transport et améliorant le bien-être animal.
La valorisation des produits agricoles de montagne soutient une agriculture vertueuse, créatrice d'emplois non délocalisables et garante de la souveraineté alimentaire nationale.
Le développement de la filière bois de massif français favorise une construction plus durable, en substituant des matériaux biosourcés locaux aux bois importés à fort impact carbone.
L'extension des servitudes de passage aux itinéraires sportifs de nature redonne aux maires les outils pour résoudre les conflits d'accès aux chemins de randonnée.
La création d'un fonds de solidarité amont-aval pour la prévention des inondations reconnaît que les territoires de plaine bénéficient des ouvrages construits en montagne sans en supporter le coût.
Le texte traite la montagne non plus comme un simple espace récréatif mais comme un partenaire stratégique de la Nation pour la transition écologique et la résilience climatique.
L'approche transpartisane, avec plus de 100 cosignataires de droite, de gauche et du centre, témoigne d'un consensus rare sur la nécessité d'adapter les politiques publiques à ces territoires.
✕ CONTRE12
L'assouplissement de la règle de continuité de l'urbanisation (art. 6) risque d'encourager l'étalement urbain en zones naturelles fragiles, trahissant l'esprit protecteur de la loi Montagne de 1985.
La proposition ne prévoit aucune mesure de protection spécifique des glaciers, pourtant en danger critique de disparition, alors que l'amendement en ce sens a été rejeté en commission.
L'inclusion des loisirs de neige parmi les usages prioritaires de l'eau (art. 4) légitime l'enneigement artificiel au détriment des débits écologiques, dans un contexte de raréfaction de la ressource.
Aucune hiérarchie n'est établie entre les différents usages de l'eau, laissant potentiellement les activités économiques primer sur les besoins des écosystèmes aquatiques.
Le financement par une taxe additionnelle sur le tabac (art. 12), dispositif de gage purement formel, ne garantit aucune ressource réelle ni pérenne pour les mesures prévues.
La certification bois de massif de montagne français mentionnée à l'article 9 n'existe pas encore en pratique, rendant cette disposition peu opérationnelle à court terme.
Le fonds de solidarité GEMAPI (art. 11) impose une charge financière aux EPCI situés en aval sans que les modalités précises du prélèvement soient définies dans la loi, renvoyant tout à un décret.
De nombreux amendements ont été rejetés comme cavaliers législatifs, révélant que la rédaction initiale de certains articles manquait de précision ou de fondement juridique suffisant.
L'absence de concertation préalable obligatoire pour les projets d'aménagement à fort impact environnemental en zone montagnarde fragilise la démocratie environnementale locale.
Les adaptations scolaires (art. 1) restent formulées de manière peu contraignante pour l'Éducation nationale, laissant subsister un risque de non-application effective par les rectorats.
La proposition ne traite pas du financement de la reconversion des stations de ski face à la baisse tendancielle de l'enneigement, question centrale pour l'emploi dans de nombreuses vallées.
L'article 8 sur la promotion des produits de montagne ne crée pas de mécanisme concret d'intégration dans la restauration collective, contrairement à ce que demandaient plusieurs amendements retirés.

Résumé des articles· 12 articles

Art. 1

Renforce l'obligation pour les autorités académiques d'adapter les seuils d'ouverture et de fermeture de classes aux spécificités géographiques, climatiques et démographiques des écoles de montagne, et instaure une concertation préalable avec les collectivités sur les évolutions de la carte scolaire.

Art. 2

Instaure un temps maximal d'accès aux soins en montagne, intègre un représentant des collectivités de montagne dans les conseils d'administration des ARS concernées, et impose la prévision d'un transport sanitaire d'urgence aérien dans les zones très enclavées.

Voir les positions
Art. 3

Impose la création d'une commission dédiée aux problématiques de montagne au sein des intercommunalités à fiscalité propre qui ne sont pas composées exclusivement de communes de montagne.

Voir les positions
Art. 4

Reformule les objectifs de la loi Montagne en matière d'eau pour favoriser un usage partagé et le stockage multi-usages via des retenues collinaires, en excluant explicitement le pompage dans les nappes inertielles.

Voir les positions
Art. 5

Impose que le schéma de déploiement des infrastructures de recharge électrique rapide donne la priorité aux territoires comprenant des zones de montagne.

Voir les positions
Art. 6

Précise que l'urbanisation ne peut être qualifiée de discontinue au seul motif qu'elle est séparée de zones bâties par un espace intercalaire (voie, sentier), dès lors qu'elle se situe à proximité immédiate de ces zones.

Voir les positions
Art. 7

Inscrit dans la loi le soutien public au maillage territorial des infrastructures de transformation agricole de proximité, particulièrement dans les territoires de montagne.

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Art. 8

Modifie le code rural pour confier à l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) un rôle dans la promotion des produits agricoles de montagne.

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Art. 9

Intègre dans les objectifs du code forestier le recours aux marques de certification bois de massif de montagne français comme levier de développement de la filière locale et de réduction de l'empreinte carbone.

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Art. 10

Étend la possibilité de créer des servitudes de passage prévues par la loi Montagne aux itinéraires définis dans les plans départementaux des espaces, sites et itinéraires de sports de nature.

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Art. 11

Crée un fonds de solidarité pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, alimenté par les EPCI situés majoritairement en aval et redistribué aux EPCI d'amont réalisant des investissements de protection bénéficiant à l'aval.

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Art. 12

Gage financier compensant la charge pour l'État et les collectivités territoriales par une taxe additionnelle sur les tabacs et une majoration de la dotation globale de fonctionnement.

Art. 1

Renforce l'obligation pour les autorités académiques d'adapter les seuils d'ouverture et de fermeture de classes aux spécificités géographiques, climatiques et démographiques des écoles de montagne, et instaure une concertation préalable avec les collectivités sur les évolutions de la carte scolaire.

Art. 2

Instaure un temps maximal d'accès aux soins en montagne, intègre un représentant des collectivités de montagne dans les conseils d'administration des ARS concernées, et impose la prévision d'un transport sanitaire d'urgence aérien dans les zones très enclavées.

Voir les positions
Art. 3

Impose la création d'une commission dédiée aux problématiques de montagne au sein des intercommunalités à fiscalité propre qui ne sont pas composées exclusivement de communes de montagne.

Voir les positions
Art. 4

Reformule les objectifs de la loi Montagne en matière d'eau pour favoriser un usage partagé et le stockage multi-usages via des retenues collinaires, en excluant explicitement le pompage dans les nappes inertielles.

Voir les positions
Art. 5

Impose que le schéma de déploiement des infrastructures de recharge électrique rapide donne la priorité aux territoires comprenant des zones de montagne.

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SN
1ère lecture
le 15 mai 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
le 13 mai 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 27 mars 2026· Rapport le 6 mai 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 27 mars 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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