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Abaisser l’âge minimum pour la conduite supervisée à 17 ans

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Proposition de loiEn commission

Abaisser l’âge minimum pour la conduite supervisée à 17 ans

Institutions

Déposée par Fabrice Barusseau

En discussion depuis le 6 juillet 2026

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Question abordée

Faut-il abaisser à 17 ans l'âge minimum pour accéder à la conduite supervisée, afin de le mettre en cohérence avec l'abaissement récent de l'âge légal du permis de conduire ?

Présentation du texte

Depuis le décret du 20 décembre 2023, il est possible d'obtenir le permis de conduire de catégorie B dès 17 ans. Cependant, l'article L. 211‑4 du code de la route maintient à 18 ans l'âge minimal pour accéder à la conduite supervisée, dispositif qui permet à un candidat de circuler accompagné d'un adulte expérimenté après validation par un professionnel. Cette situation crée une incohérence juridique : un jeune de 17 ans peut conduire seul mais ne peut pas bénéficier d'un cadre d'apprentissage considéré comme plus encadré. La proposition s'inscrit dans un contexte de tension forte sur le système de formation et d'examen. En 2024, le nombre de créneaux d'examen pratique disponibles était inférieur de plus de 620 000 à la demande estimée, avec un délai médian d'attente de 81 jours pour repasser l'épreuve. Le taux de réussite global à l'examen pratique plafonne à environ 58 %, contre 75 % pour les candidats ayant eu recours à la conduite supervisée. La conduite supervisée est également présentée comme un levier économique : en permettant d'accumuler de l'expérience lors de déplacements familiaux ordinaires, elle réduit le besoin d'heures payantes en auto-école. Pour les jeunes des zones rurales et périurbaines, où la mobilité conditionne l'accès à l'emploi, à la formation et à la vie sociale, l'enjeu est jugé particulièrement significatif. La proposition de loi se traduit par une modification unique et formelle : remplacer le mot « dix-huit » par « dix-sept » à l'article L. 211‑4 du code de la route, les conditions d'application étant renvoyées à un décret en Conseil d'État.

Les arguments

La mesure supprime une incohérence juridique : un jeune de 17 ans peut déjà conduire seul mais ne peut pas bénéficier d'un cadre supervisé pourtant plus encadré.
Les candidats ayant eu recours à la conduite supervisée affichent un taux de réussite d'environ 75 %, contre 58 % en moyenne nationale.
Un meilleur taux de réussite libère des créneaux d'examen, contribuant à résorber le déficit de 620 000 places constaté en 2024.
La conduite supervisée permet d'entretenir les acquis pendant les longues périodes d'attente entre examens (délai médian de 81 jours).
Le dispositif réduit les coûts pour les familles en diminuant le recours aux heures payantes en auto-école.
L'accès à la conduite supervisée reste conditionné à une validation préalable par un professionnel, garantissant un niveau minimal de préparation.
La conduite supervisée s'effectue sous le contrôle permanent d'un accompagnateur expérimenté, constituant un cadre d'apprentissage encadré.
Dans les zones rurales et périurbaines, l'obtention rapide du permis conditionne l'accès à l'emploi, à la formation et aux services publics.
La mesure favorise l'autonomie et l'insertion sociale des jeunes issus de territoires peu desservis par les transports en commun.
La modification législative est minimale (un seul mot remplacé) et ne nécessite pas de réforme structurelle du code de la route.
Les conditions précises d'application seront encadrées par décret en Conseil d'État, permettant un ajustement réglementaire souple.
Le dispositif s'inscrit dans la logique de l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC), déjà autorisé dès 15 ans sous conditions.
La mesure ne modifie pas les exigences de sécurité propres à la conduite supervisée, qui conserve les mêmes conditions d'encadrement.
Elle bénéficie potentiellement à l'ensemble des candidats de 17 ans sur l'ensemble du territoire national.
Elle peut contribuer à réduire l'inégalité d'accès au permis entre jeunes urbains et ruraux.
L'abaissement de l'âge du permis à 17 ans date de décembre 2023 ; aucune évaluation de son impact sur la sécurité routière n'est encore disponible pour fonder une nouvelle réforme.
Les jeunes conducteurs constituent statistiquement une population à risque accru d'accidents, ce qui peut plaider pour la prudence sur tout abaissement d'âge.
L'accompagnateur adulte n'est pas un professionnel de la conduite et peut manquer de réactivité face à une situation d'urgence avec un conducteur peu expérimenté.
L'afflux de nouveaux candidats éligibles pourrait accentuer la pression sur les auto-écoles lors de la phase de validation professionnelle préalable.
Les implications en matière d'assurance automobile pour les conducteurs supervisés de 17 ans ne sont pas abordées dans le texte.
La mesure pourrait créer un précédent conduisant à d'autres abaissements d'âge dans le domaine de la conduite.
Les difficultés de mobilité en zone rurale pourraient être traitées par des politiques de transport plus structurelles plutôt que par un abaissement d'âge.
L'exposé des motifs ne s'appuie pas sur des études comparatives internationales évaluant la sécurité spécifique de la conduite supervisée à 17 ans.
Le renvoi à un décret en Conseil d'État laisse en suspens des questions pratiques importantes sur les conditions d'application concrètes.
La mesure ne s'attaque pas aux causes structurelles de l'engorgement du système, telles que le nombre insuffisant d'inspecteurs et de créneaux d'examen.
✓ POUR15
La mesure supprime une incohérence juridique : un jeune de 17 ans peut déjà conduire seul mais ne peut pas bénéficier d'un cadre supervisé pourtant plus encadré.
Les candidats ayant eu recours à la conduite supervisée affichent un taux de réussite d'environ 75 %, contre 58 % en moyenne nationale.
Un meilleur taux de réussite libère des créneaux d'examen, contribuant à résorber le déficit de 620 000 places constaté en 2024.
La conduite supervisée permet d'entretenir les acquis pendant les longues périodes d'attente entre examens (délai médian de 81 jours).
Le dispositif réduit les coûts pour les familles en diminuant le recours aux heures payantes en auto-école.
L'accès à la conduite supervisée reste conditionné à une validation préalable par un professionnel, garantissant un niveau minimal de préparation.
La conduite supervisée s'effectue sous le contrôle permanent d'un accompagnateur expérimenté, constituant un cadre d'apprentissage encadré.
Dans les zones rurales et périurbaines, l'obtention rapide du permis conditionne l'accès à l'emploi, à la formation et aux services publics.
La mesure favorise l'autonomie et l'insertion sociale des jeunes issus de territoires peu desservis par les transports en commun.
La modification législative est minimale (un seul mot remplacé) et ne nécessite pas de réforme structurelle du code de la route.
Les conditions précises d'application seront encadrées par décret en Conseil d'État, permettant un ajustement réglementaire souple.
Le dispositif s'inscrit dans la logique de l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC), déjà autorisé dès 15 ans sous conditions.
La mesure ne modifie pas les exigences de sécurité propres à la conduite supervisée, qui conserve les mêmes conditions d'encadrement.
Elle bénéficie potentiellement à l'ensemble des candidats de 17 ans sur l'ensemble du territoire national.
Elle peut contribuer à réduire l'inégalité d'accès au permis entre jeunes urbains et ruraux.
✕ CONTRE10
L'abaissement de l'âge du permis à 17 ans date de décembre 2023 ; aucune évaluation de son impact sur la sécurité routière n'est encore disponible pour fonder une nouvelle réforme.
Les jeunes conducteurs constituent statistiquement une population à risque accru d'accidents, ce qui peut plaider pour la prudence sur tout abaissement d'âge.
L'accompagnateur adulte n'est pas un professionnel de la conduite et peut manquer de réactivité face à une situation d'urgence avec un conducteur peu expérimenté.
L'afflux de nouveaux candidats éligibles pourrait accentuer la pression sur les auto-écoles lors de la phase de validation professionnelle préalable.
Les implications en matière d'assurance automobile pour les conducteurs supervisés de 17 ans ne sont pas abordées dans le texte.
La mesure pourrait créer un précédent conduisant à d'autres abaissements d'âge dans le domaine de la conduite.
Les difficultés de mobilité en zone rurale pourraient être traitées par des politiques de transport plus structurelles plutôt que par un abaissement d'âge.
L'exposé des motifs ne s'appuie pas sur des études comparatives internationales évaluant la sécurité spécifique de la conduite supervisée à 17 ans.
Le renvoi à un décret en Conseil d'État laisse en suspens des questions pratiques importantes sur les conditions d'application concrètes.
La mesure ne s'attaque pas aux causes structurelles de l'engorgement du système, telles que le nombre insuffisant d'inspecteurs et de créneaux d'examen.

Résumé des articles· 1 article

Art. unique

À l'article L. 211‑4 du code de la route, l'âge minimal requis pour accéder à la conduite supervisée est abaissé de dix-huit à dix-sept ans.

Art. unique

À l'article L. 211‑4 du code de la route, l'âge minimal requis pour accéder à la conduite supervisée est abaissé de dix-huit à dix-sept ans.

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Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 7 juil. 2026
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AN1ère lecture
le 7 juil. 2026

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