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Soins palliatifs et d’accompagnement

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Mer. 25 févr.
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Soins palliatifs et d’accompagnement

Social

Déposée par Annie Vidal

En discussion depuis le 10 mars 2025

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Porteur du texte

Annie VidalEnsemble pour la République

Parcours de la loi

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Promulgation

le 26 mai 2026· Loi n° 2026-404· Légifrance →
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Examen en commission

SN2ème lecture
Saisie le 25 févr. 2026· Rapport le 29 avr. 2026
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Séances15
Le texte
Amendements1889
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

491 pour · 0 contre

Résultats →

Question abordée

Comment garantir à chaque Français un accès effectif et équitable aux soins palliatifs et à l'accompagnement en fin de vie, quel que soit son lieu de résidence ?

Présentation du texte

Depuis les années 1990, plusieurs lois successives ont progressivement reconnu les droits des patients en fin de vie : la loi Évin (1991) a inscrit les soins palliatifs dans les missions hospitalières, la loi Leonetti (2005) a interdit l'obstination déraisonnable et la loi Claeys-Leonetti (2016) a renforcé la valeur contraignante des directives anticipées et ouvert la sédation profonde et continue. Malgré ces avancées, la Cour des comptes estimait en 2023 que seulement 48 % des besoins en soins palliatifs étaient couverts, et 20 départements demeuraient encore dépourvus d'unité de soins palliatifs. Cette proposition de loi, déposée par la députée Annie Vidal, reprend les dispositions du titre Ier du projet de loi sur la fin de vie examiné en 2024, interrompu par la dissolution de l'Assemblée nationale. Elle vise à mettre en œuvre la stratégie décennale des soins d'accompagnement annoncée par le Gouvernement, dotée de crédits supplémentaires sur la période 2024-2034, et à donner une base législative solide aux engagements pris en matière de soins palliatifs. Le texte élargit la notion de « soins palliatifs » en « soins palliatifs et d'accompagnement », créant une prise en charge plus globale de la personne malade dès l'annonce du diagnostic. Il structure l'offre territoriale, renforce les droits des patients, améliore la formation des professionnels et modernise les outils comme les directives anticipées et le plan personnalisé d'accompagnement. Une nouvelle catégorie d'établissement, la maison d'accompagnement et de soins palliatifs, est créée pour offrir une structure intermédiaire entre le domicile et l'hôpital. Le texte comporte 21 articles et a été promulgué après un parcours législatif incluant des allers-retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat, qui avait modifié plusieurs dispositions, notamment le caractère opposable du droit aux soins palliatifs et les règles relatives aux maisons d'accompagnement.

Les arguments

Le droit aux soins palliatifs et d'accompagnement est garanti à toute personne dont l'état de santé le requiert, avec les ARS comme garantes de son effectivité sur le territoire.
Un recours devant la juridiction administrative est ouvert à tout patient n'ayant pas obtenu une offre de prise en charge palliative dans un délai déterminé, rendant ce droit concrètement actionnable.
Une stratégie décennale est encadrée législativement avec un tableau de crédits supplémentaires sur 2024-2034, assurant une visibilité budgétaire pluriannuelle aux acteurs du secteur.
Des organisations territoriales coordonnant hôpitaux, médecins libéraux, maisons d'accompagnement, EHPAD, associations et collectivités sont créées pour garantir un parcours de soins de proximité.
Une nouvelle catégorie d'établissement médico-social, la maison d'accompagnement et de soins palliatifs, est instaurée pour offrir une structure intermédiaire entre domicile et hôpital.
L'objectif d'au moins une maison d'accompagnement par département à l'horizon 2034 est inscrit dans le texte, visant à corriger les inégalités territoriales actuelles.
La formation à l'accompagnement de la fin de vie devient obligatoire dans les études médicales et dans la formation continue de tous les professionnels de santé et médico-sociaux.
Un plan personnalisé d'accompagnement est proposé dès l'annonce d'un diagnostic grave, couvrant les besoins sanitaires, psychologiques, sociaux et médico-sociaux du patient et de ses aidants.
Les directives anticipées sont modernisées : format audiovisuel désormais possible, intégration systématique au dossier médical partagé et rappels réguliers dans l'espace numérique de santé.
Tous les EHPAD doivent intégrer un volet soins palliatifs dans leur projet d'établissement, garantissant une approche homogène de l'accompagnement en fin de vie dans ces structures.
L'accompagnement bénévole à domicile est facilité par des conventions élargies permettant aux associations de s'associer aux équipes de soins primaires et structures de coordination.
Une commission de contrôle et d'évaluation assure un suivi a posteriori des sédations profondes et continues, renforçant la transparence et la qualité des pratiques.
Un rapport annuel du gouvernement au Parlement permet un suivi fin et territorialisé du déploiement des soins d'accompagnement et des besoins non couverts.
Le recours à la communication alternative et améliorée pour les patients ne pouvant s'exprimer est consacré dans la loi, élargissant la recherche du consentement éclairé.
Des lois de programmation quinquennales devront encadrer les investissements futurs, soumettant régulièrement les priorités de financement au débat parlementaire.
Plusieurs groupes parlementaires dénoncent un risque de confusion entre soins palliatifs et pratiques visant à provoquer la mort, notamment en raison de la scission du projet de loi initial sur la fin de vie.
L'objectif d'une maison d'accompagnement par département repose sur une simple « étude des conditions » sans obligation légale contraignante, fragilisant l'engagement territorial.
Le caractère pleinement opposable du droit aux soins palliatifs, voté par l'Assemblée nationale en première lecture, a été affaibli par le Sénat et n'a été que partiellement rétabli.
Le financement supplémentaire, bien qu'encadré par un tableau pluriannuel, peut paraître insuffisant au regard du déficit structurel estimé à 52 % des besoins non couverts.
Aucune clause de conscience explicite n'est prévue pour les professionnels de santé qui s'opposeraient à participer à une procédure de sédation profonde et continue.
La loi de programmation des soins palliatifs devait être adoptée avant le 31 décembre 2025, un délai susceptible d'être dépassé, fragilisant la portée normative de cette obligation.
Le statut financier des maisons d'accompagnement (établissement de santé à charge intégrale ou médico-social avec reste à charge) reste imprécis, soulevant des questions d'équité pour les patients.
La traçabilité des sédations profondes est renvoyée à une commission future définie par décret, sans garantie immédiate de collecte de données consolidées.
Des amendements visant à interdire explicitement les maisons d'accompagnement à but lucratif et les dépassements d'honoraires ont été rejetés, laissant une incertitude sur l'accessibilité financière.
La procédure de médiation ouverte aux proches contestant une décision de sédation profonde peut créer des délais et des conflits préjudiciables au patient en fin de vie.
Le rapport sur la réforme du congé de solidarité familiale reste une obligation d'étude sans calendrier ni obligation de réforme, ne garantissant pas d'amélioration concrète pour les aidants.
La suppression de la mention que les soins palliatifs « ne visent ni à hâter ni à différer la mort », contestée lors des débats, laisse une ambiguïté philosophique sur la nature du texte.
✓ POUR15
Le droit aux soins palliatifs et d'accompagnement est garanti à toute personne dont l'état de santé le requiert, avec les ARS comme garantes de son effectivité sur le territoire.
Un recours devant la juridiction administrative est ouvert à tout patient n'ayant pas obtenu une offre de prise en charge palliative dans un délai déterminé, rendant ce droit concrètement actionnable.
Une stratégie décennale est encadrée législativement avec un tableau de crédits supplémentaires sur 2024-2034, assurant une visibilité budgétaire pluriannuelle aux acteurs du secteur.
Des organisations territoriales coordonnant hôpitaux, médecins libéraux, maisons d'accompagnement, EHPAD, associations et collectivités sont créées pour garantir un parcours de soins de proximité.
Une nouvelle catégorie d'établissement médico-social, la maison d'accompagnement et de soins palliatifs, est instaurée pour offrir une structure intermédiaire entre domicile et hôpital.
L'objectif d'au moins une maison d'accompagnement par département à l'horizon 2034 est inscrit dans le texte, visant à corriger les inégalités territoriales actuelles.
La formation à l'accompagnement de la fin de vie devient obligatoire dans les études médicales et dans la formation continue de tous les professionnels de santé et médico-sociaux.
Un plan personnalisé d'accompagnement est proposé dès l'annonce d'un diagnostic grave, couvrant les besoins sanitaires, psychologiques, sociaux et médico-sociaux du patient et de ses aidants.
Les directives anticipées sont modernisées : format audiovisuel désormais possible, intégration systématique au dossier médical partagé et rappels réguliers dans l'espace numérique de santé.
Tous les EHPAD doivent intégrer un volet soins palliatifs dans leur projet d'établissement, garantissant une approche homogène de l'accompagnement en fin de vie dans ces structures.
L'accompagnement bénévole à domicile est facilité par des conventions élargies permettant aux associations de s'associer aux équipes de soins primaires et structures de coordination.
Une commission de contrôle et d'évaluation assure un suivi a posteriori des sédations profondes et continues, renforçant la transparence et la qualité des pratiques.
Un rapport annuel du gouvernement au Parlement permet un suivi fin et territorialisé du déploiement des soins d'accompagnement et des besoins non couverts.
Le recours à la communication alternative et améliorée pour les patients ne pouvant s'exprimer est consacré dans la loi, élargissant la recherche du consentement éclairé.
Des lois de programmation quinquennales devront encadrer les investissements futurs, soumettant régulièrement les priorités de financement au débat parlementaire.
✕ CONTRE12
Plusieurs groupes parlementaires dénoncent un risque de confusion entre soins palliatifs et pratiques visant à provoquer la mort, notamment en raison de la scission du projet de loi initial sur la fin de vie.
L'objectif d'une maison d'accompagnement par département repose sur une simple « étude des conditions » sans obligation légale contraignante, fragilisant l'engagement territorial.
Le caractère pleinement opposable du droit aux soins palliatifs, voté par l'Assemblée nationale en première lecture, a été affaibli par le Sénat et n'a été que partiellement rétabli.
Le financement supplémentaire, bien qu'encadré par un tableau pluriannuel, peut paraître insuffisant au regard du déficit structurel estimé à 52 % des besoins non couverts.
Aucune clause de conscience explicite n'est prévue pour les professionnels de santé qui s'opposeraient à participer à une procédure de sédation profonde et continue.
La loi de programmation des soins palliatifs devait être adoptée avant le 31 décembre 2025, un délai susceptible d'être dépassé, fragilisant la portée normative de cette obligation.
Le statut financier des maisons d'accompagnement (établissement de santé à charge intégrale ou médico-social avec reste à charge) reste imprécis, soulevant des questions d'équité pour les patients.
La traçabilité des sédations profondes est renvoyée à une commission future définie par décret, sans garantie immédiate de collecte de données consolidées.
Des amendements visant à interdire explicitement les maisons d'accompagnement à but lucratif et les dépassements d'honoraires ont été rejetés, laissant une incertitude sur l'accessibilité financière.
La procédure de médiation ouverte aux proches contestant une décision de sédation profonde peut créer des délais et des conflits préjudiciables au patient en fin de vie.
Le rapport sur la réforme du congé de solidarité familiale reste une obligation d'étude sans calendrier ni obligation de réforme, ne garantissant pas d'amélioration concrète pour les aidants.
La suppression de la mention que les soins palliatifs « ne visent ni à hâter ni à différer la mort », contestée lors des débats, laisse une ambiguïté philosophique sur la nature du texte.

Résumé des articles· 21 articles

Art. 1

Remplace la notion de « soins palliatifs » par « soins palliatifs et d'accompagnement » dans le code de la santé publique et le code de l'action sociale et des familles, en définissant leur contenu global, leur accessibilité universelle et la création d'un référent par service hospitalier.

Art. 2

Crée des organisations territoriales coordonnant l'ensemble des acteurs (hôpitaux, médecins libéraux, maisons d'accompagnement, EHPAD, associations, collectivités, assurance maladie) pour assurer un parcours de soins de proximité gradué selon la situation du patient.

Art. 3

Étend le droit de visite inconditionnel dans les établissements de santé et médico-sociaux aux patients bénéficiant de soins palliatifs et d'accompagnement.

Art. 4

Garantit législativement le droit aux soins palliatifs et d'accompagnement, confie aux ARS sa mise en œuvre effective et crée un recours contentieux devant la juridiction administrative en cas de carence de prise en charge, dans un délai fixé par décret.

Art. 5

Inscrit dans la loi la « politique de soins palliatifs de la République » fondée sur un accès universel et territorial, et prévoit l'adoption d'une loi de programmation quinquennale.

Art. 6

Impose l'adoption d'une loi de programmation pluriannuelle des soins palliatifs et d'accompagnement avant le 31 décembre 2025, puis tous les cinq ans, fixant trajectoire de l'offre et financements publics nécessaires.

Art. 7

Fixe le tableau des crédits supplémentaires alloués à la stratégie décennale de 2024 à 2034 (total d'environ 2,18 milliards d'euros) et définit les onze catégories de dépenses éligibles.

Art. 8

Rend obligatoire la formation à l'accompagnement de la fin de vie et à l'approche palliative dans les études médicales et dans la formation continue de tous les professionnels de santé et du secteur médico-social.

Art. 9

Instaure un rapport annuel du gouvernement au Parlement évaluant le déploiement territorial des soins d'accompagnement, les besoins non couverts, l'état des formations et le nombre de sédations profondes réalisées.

Art. 10

Crée la catégorie d'établissement médico-social « maison d'accompagnement et de soins palliatifs » (gérée par des structures publiques ou privées à but non lucratif) et prévoit l'étude du déploiement d'une telle maison par département à l'horizon 2034.

Art. 11

Oblige les EHPAD à inclure un volet relatif aux soins palliatifs et d'accompagnement dans leur projet d'établissement, précisant l'organisation interne et le rôle des intervenants extérieurs.

Art. 12

Prévoit la remise par le gouvernement, dans un an, d'un rapport sur le coût et les modalités d'une réforme du congé de solidarité familiale pour en accroître le recours et revaloriser l'indemnisation, avec un volet sur le soutien psychologique.

Art. 13

Facilite le déploiement de l'accompagnement bénévole à domicile en permettant aux associations de conclure des conventions avec les équipes de soins primaires, centres de santé et structures de coordination des parcours complexes.

Art. 14

Crée un plan personnalisé d'accompagnement proposé dès l'annonce d'un diagnostic grave, couvrant les dimensions sanitaire, psychologique, sociale et médico-sociale, déposé dans l'espace numérique de santé et le dossier médical partagé.

Art. 15

Modernise les directives anticipées (format audiovisuel possible, intégration et rappels dans l'espace numérique de santé), encadre l'accès des tiers à l'espace numérique de santé et renforce le rôle de l'Assurance maladie dans l'information des patients.

Art. 16

Renforce la procédure collégiale pour la sédation profonde en y incluant obligatoirement l'équipe pluridisciplinaire et le médecin traitant, et ouvre une procédure de médiation aux proches contestant la décision lorsque le patient ne peut exprimer sa volonté.

Art. 17

Consacre dans la loi le recours à la communication alternative et améliorée pour rechercher prioritairement le consentement éclairé des patients majeurs ne pouvant pas s'exprimer, pour toutes les décisions les concernant.

Art. 18

Instaure une campagne nationale annuelle de sensibilisation et de prévention relative au deuil et à l'accompagnement des personnes endeuillées, conduite par le ministère chargé de la santé et des solidarités.

Art. 19

Renforce la traçabilité de la sédation profonde et continue jusqu'au décès et crée une commission de contrôle et d'évaluation bénévole chargée du suivi a posteriori et de la saisine des ordres professionnels en cas de manquement.

Art. 20

Précise que la procédure collégiale pour enclencher une sédation profonde doit impliquer l'équipe pluridisciplinaire assurant la prise en charge du patient (et non la seule équipe soignante).

Art. 21

Article de gage financier compensant les charges résultant de la loi pour l'État et la sécurité sociale par une majoration de l'accise sur les tabacs.

Art. 1

Remplace la notion de « soins palliatifs » par « soins palliatifs et d'accompagnement » dans le code de la santé publique et le code de l'action sociale et des familles, en définissant leur contenu global, leur accessibilité universelle et la création d'un référent par service hospitalier.

Art. 2

Crée des organisations territoriales coordonnant l'ensemble des acteurs (hôpitaux, médecins libéraux, maisons d'accompagnement, EHPAD, associations, collectivités, assurance maladie) pour assurer un parcours de soins de proximité gradué selon la situation du patient.

Art. 3

Étend le droit de visite inconditionnel dans les établissements de santé et médico-sociaux aux patients bénéficiant de soins palliatifs et d'accompagnement.

Art. 4

Garantit législativement le droit aux soins palliatifs et d'accompagnement, confie aux ARS sa mise en œuvre effective et crée un recours contentieux devant la juridiction administrative en cas de carence de prise en charge, dans un délai fixé par décret.

Art. 5

Inscrit dans la loi la « politique de soins palliatifs de la République » fondée sur un accès universel et territorial, et prévoit l'adoption d'une loi de programmation quinquennale.

Dépôt du texte

SN2ème lecture
le 25 févr. 2026
🏛️

Séance plénière

AN2ème lectureadopté
Du 16 févr. 2026 au 25 févr. 2026
🔍

Examen en commission

AN2ème lecture
Saisie le 28 janv. 2026· Rapport le 10 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

AN2ème lecture
le 28 janv. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 27 mai 2025· Rapport le 7 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 27 mai 2025
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
Du 12 mai 2025 au 27 mai 2025
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 11 mars 2025· Rapport le 11 avr. 2025
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 11 mars 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

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