Vote AN
✓ Adopté
491 pour · 0 contre
Question abordée
Comment garantir à chaque Français un accès effectif et équitable aux soins palliatifs et à l'accompagnement en fin de vie, quel que soit son lieu de résidence ?
Présentation du texte
Depuis les années 1990, plusieurs lois successives ont progressivement reconnu les droits des patients en fin de vie : la loi Évin (1991) a inscrit les soins palliatifs dans les missions hospitalières, la loi Leonetti (2005) a interdit l'obstination déraisonnable et la loi Claeys-Leonetti (2016) a renforcé la valeur contraignante des directives anticipées et ouvert la sédation profonde et continue. Malgré ces avancées, la Cour des comptes estimait en 2023 que seulement 48 % des besoins en soins palliatifs étaient couverts, et 20 départements demeuraient encore dépourvus d'unité de soins palliatifs. Cette proposition de loi, déposée par la députée Annie Vidal, reprend les dispositions du titre Ier du projet de loi sur la fin de vie examiné en 2024, interrompu par la dissolution de l'Assemblée nationale. Elle vise à mettre en œuvre la stratégie décennale des soins d'accompagnement annoncée par le Gouvernement, dotée de crédits supplémentaires sur la période 2024-2034, et à donner une base législative solide aux engagements pris en matière de soins palliatifs. Le texte élargit la notion de « soins palliatifs » en « soins palliatifs et d'accompagnement », créant une prise en charge plus globale de la personne malade dès l'annonce du diagnostic. Il structure l'offre territoriale, renforce les droits des patients, améliore la formation des professionnels et modernise les outils comme les directives anticipées et le plan personnalisé d'accompagnement. Une nouvelle catégorie d'établissement, la maison d'accompagnement et de soins palliatifs, est créée pour offrir une structure intermédiaire entre le domicile et l'hôpital. Le texte comporte 21 articles et a été promulgué après un parcours législatif incluant des allers-retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat, qui avait modifié plusieurs dispositions, notamment le caractère opposable du droit aux soins palliatifs et les règles relatives aux maisons d'accompagnement.
Remplace la notion de « soins palliatifs » par « soins palliatifs et d'accompagnement » dans le code de la santé publique et le code de l'action sociale et des familles, en définissant leur contenu global, leur accessibilité universelle et la création d'un référent par service hospitalier.
Crée des organisations territoriales coordonnant l'ensemble des acteurs (hôpitaux, médecins libéraux, maisons d'accompagnement, EHPAD, associations, collectivités, assurance maladie) pour assurer un parcours de soins de proximité gradué selon la situation du patient.
Étend le droit de visite inconditionnel dans les établissements de santé et médico-sociaux aux patients bénéficiant de soins palliatifs et d'accompagnement.
Garantit législativement le droit aux soins palliatifs et d'accompagnement, confie aux ARS sa mise en œuvre effective et crée un recours contentieux devant la juridiction administrative en cas de carence de prise en charge, dans un délai fixé par décret.
Inscrit dans la loi la « politique de soins palliatifs de la République » fondée sur un accès universel et territorial, et prévoit l'adoption d'une loi de programmation quinquennale.
Dépôt du texte
Séance plénière
Examen en commission
Dépôt du texte
Examen en commission
Dépôt du texte
Séance plénière
Examen en commission
Dépôt du texte
⚖️
Cette loi est en vigueur
Promulguée et publiée au Journal Officiel
Vous
Créez un compte pour participer à la discussion.