Déposée par Christian Baptiste
En discussion depuis le 19 octobre 2025
Question abordée
La justice française protège-t-elle suffisamment les enfants victimes d'inceste parental, ou ses dysfonctionnements conduisent-ils à l'impunité des agresseurs et à la persécution des parents qui cherchent à protéger leurs enfants ?
Présentation du texte
En France, environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, dont 77 % au sein de la famille. Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE, 2023), les auteurs sont des hommes dans 95,2 % des cas, et l'agresseur est souvent le père ou le beau-père. Malgré cette réalité massive, les procédures judiciaires aboutissent rarement à des condamnations, révélant selon les auteurs une défaillance structurelle du système. Ce texte propose la création d'une commission d'enquête parlementaire pour investiguer le traitement judiciaire de l'inceste parental. Le problème central est double : d'un côté, les enfants victimes restent trop souvent en contact avec l'agresseur présumé ; de l'autre, les parents — le plus souvent des mères — qui tentent de les protéger se retrouvent eux-mêmes poursuivis pour « non-présentation d'enfant », voire condamnés à des amendes ou à l'emprisonnement. La proposition s'appuie sur des alertes institutionnelles, notamment du Comité contre la torture des Nations unies (mai 2025) et du Haut Conseil à l'Égalité (2024), ainsi que sur plus de 600 témoignages recueillis par le collectif Incesticide France. Déposée par des parlementaires de gauche (PS, LFI et alliés), elle a fait l'objet de plusieurs amendements adoptés en séance, élargissant son périmètre et portant le nombre de membres de 15 à 30 pour assurer la représentation de tous les groupes politiques. La commission aurait pour mission d'auditionner magistrats, avocats, forces de l'ordre, associations, victimes et experts, puis de formuler des recommandations législatives et réglementaires visant à renforcer la protection des enfants et la sécurité juridique des parents protecteurs.
Crée une commission d'enquête parlementaire de trente membres chargée d'évaluer le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, d'examiner la situation des parents protecteurs, d'analyser les dysfonctionnements institutionnels et de formuler des recommandations législatives pour renforcer la protection des enfants victimes d'inceste parental.
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