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Proposition de loi visant à permettre le remboursement des honoraires d'expert-comptable aux candidats

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Lun. 30 mars
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Proposition de loi visant à permettre le remboursement des honoraires d'expert-comptable aux candidats

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En discussion depuis le 29 janvier 2026

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Question abordée

Doit-on permettre à l'État de rembourser aux candidats aux élections les honoraires d'expert-comptable qu'ils sont légalement tenus de payer pour faire certifier leurs comptes de campagne ?

Présentation du texte

En France, les candidats à de nombreuses élections (législatives, régionales, etc.) ont l'obligation légale de faire certifier leurs comptes de campagne par un expert-comptable agréé. Ces honoraires représentent une dépense contrainte, indépendante de la volonté du candidat, qui vient s'ajouter aux frais de campagne déjà remboursés par l'État sous certaines conditions. Cette proposition de loi, désormais promulguée, vise à inclure ces honoraires d'expert-comptable obligatoires dans le périmètre des dépenses remboursables par l'État, en modifiant le code électoral. L'objectif affiché est de ne pas faire peser sur les candidats une charge financière imposée par la loi elle-même, sans possibilité de la contourner. La proposition s'inscrit dans une logique d'égalité d'accès au mandat : les frais d'expertise-comptable pouvant constituer un obstacle, notamment pour les candidats aux ressources modestes. Le texte a été amendé par le Sénat, qui a supprimé un article précisant explicitement l'application à l'ensemble du territoire de la République, en intégrant cette disposition directement dans l'article L. 388 du code électoral. Les débats en séance ont principalement porté sur l'absence de plafonnement des honoraires remboursables et sur le manque de données statistiques disponibles concernant la distribution de ces frais entre candidats, des lacunes soulignées par le groupe LFI à travers plusieurs amendements d'appel, tous rejetés ou retirés.

Les arguments

Les candidats étant contraints par la loi de recourir à un expert-comptable, rembourser ces frais est une mesure de cohérence juridique élémentaire.
La mesure réduit un obstacle financier réel pour les candidats aux ressources modestes, favorisant une plus grande diversité des profils en politique.
Le remboursement ne porte que sur une dépense obligatoire imposée par la réglementation, et non sur des dépenses discrétionnaires de campagne.
Elle améliore concrètement l'égalité des conditions de candidature entre personnes aisées et autres citoyens.
Elle s'inscrit dans la continuité logique du remboursement des frais de campagne, dont l'expert-comptable représente un coût annexe inévitable.
Le large consensus parlementaire ayant conduit à sa promulgation témoigne du bien-fondé du principe retenu.
Elle peut encourager davantage de citoyens ordinaires à se porter candidats sans craindre de supporter seuls des frais imposés par la loi.
Aucun plafonnement des honoraires remboursables n'est prévu, laissant une marge discrétionnaire potentiellement source d'inégalités ou d'abus.
L'absence de données statistiques sur la distribution de ces frais rend difficile l'évaluation du coût réel pour les finances publiques.
Le groupe LFI a dénoncé un risque de fonctionnement légal discrétionnaire sans garde-fou pour distinguer les frais « normaux » des honoraires excessifs.
La suppression de l'article 2 relatif à l'application territoriale soulève des incertitudes pour les collectivités d'outre-mer.
Aucun rapport d'évaluation sur les remboursements passés de la CNCCFP n'a été commandé, limitant la transparence sur le dispositif existant.
La loi ne prévoit pas de mécanisme de contrôle renforcé sur la facturation des experts-comptables aux candidats, exposant le système à une surfacturation.
✓ POUR7
Les candidats étant contraints par la loi de recourir à un expert-comptable, rembourser ces frais est une mesure de cohérence juridique élémentaire.
La mesure réduit un obstacle financier réel pour les candidats aux ressources modestes, favorisant une plus grande diversité des profils en politique.
Le remboursement ne porte que sur une dépense obligatoire imposée par la réglementation, et non sur des dépenses discrétionnaires de campagne.
Elle améliore concrètement l'égalité des conditions de candidature entre personnes aisées et autres citoyens.
Elle s'inscrit dans la continuité logique du remboursement des frais de campagne, dont l'expert-comptable représente un coût annexe inévitable.
Le large consensus parlementaire ayant conduit à sa promulgation témoigne du bien-fondé du principe retenu.
Elle peut encourager davantage de citoyens ordinaires à se porter candidats sans craindre de supporter seuls des frais imposés par la loi.
✕ CONTRE6
Aucun plafonnement des honoraires remboursables n'est prévu, laissant une marge discrétionnaire potentiellement source d'inégalités ou d'abus.
L'absence de données statistiques sur la distribution de ces frais rend difficile l'évaluation du coût réel pour les finances publiques.
Le groupe LFI a dénoncé un risque de fonctionnement légal discrétionnaire sans garde-fou pour distinguer les frais « normaux » des honoraires excessifs.
La suppression de l'article 2 relatif à l'application territoriale soulève des incertitudes pour les collectivités d'outre-mer.
Aucun rapport d'évaluation sur les remboursements passés de la CNCCFP n'a été commandé, limitant la transparence sur le dispositif existant.
La loi ne prévoit pas de mécanisme de contrôle renforcé sur la facturation des experts-comptables aux candidats, exposant le système à une surfacturation.

Résumé des articles· 1 article

Art. 1

Modifie le code électoral (article L. 388) pour intégrer le remboursement des honoraires d'expert-comptable obligatoires dans les dépenses prises en charge par l'État au bénéfice des candidats aux élections, sur l'ensemble du territoire de la République.

Art. 1

Modifie le code électoral (article L. 388) pour intégrer le remboursement des honoraires d'expert-comptable obligatoires dans les dépenses prises en charge par l'État au bénéfice des candidats aux élections, sur l'ensemble du territoire de la République.

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Promulgation

le 7 avr. 2026· Loi n° 2026-249· Légifrance →
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 30 janv. 2026· Rapport le 11 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 30 janv. 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
le 30 mars 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 19 févr. 2026· Rapport le 23 mars 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 19 févr. 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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