Déposée par Pierre Henriet
En discussion depuis le 16 février 2026
Question abordée
Comment garantir que les élèves des communes rurales sans école accèdent équitablement à l'enseignement public, sans que leur commune supporte des frais injustes de scolarisation externe ?
Présentation du texte
En France rurale, la baisse durable de la démographie scolaire contraint de nombreuses communes à coopérer pour maintenir un service public éducatif. Les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) permettent à plusieurs communes de mutualiser leurs écoles et leurs moyens. Ils constituent aujourd'hui un pilier essentiel de l'organisation scolaire rurale, mais n'ont aucune existence légale explicite dans le code de l'éducation, ce qui génère une insécurité juridique pour les élus et un manque de lisibilité pour les familles. Une inégalité flagrante existe entre les RPI adossés à une intercommunalité (EPCI) et les RPI purement conventionnels : ces derniers ne peuvent pas opposer leur capacité d'accueil globale aux demandes de financement externe. Concrètement, une commune sans école propre, comme Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine en Vendée, peut être contrainte de payer des frais de scolarisation dans des établissements hors RPI, même si des places sont disponibles au sein du regroupement. Cette proposition de loi vise à créer un cadre juridique clair et équitable pour tous les RPI : définition légale, encadrement des conventions, harmonisation des règles de capacité d'accueil, amélioration de la représentation des communes dans les conseils d'école, et règles évitant les dissolutions brutales. En commission, le texte a été enrichi par des amendements adoptés : consultation obligatoire des parents d'élèves avant la création d'un RPI, objectif d'un temps de trajet maximal de 15 minutes pour les élèves, et demande d'un rapport gouvernemental sur l'évolution de la carte scolaire en milieu rural.
Crée une nouvelle section « Regroupements pédagogiques intercommunaux » dans le code de l'éducation définissant légalement les RPI (L.212-9-1), encadrant les conventions constitutives (L.212-9-2), harmonisant les règles de capacité d'accueil entre tous les types de RPI (L.212-9-3), améliorant la représentation des communes dans les conseils d'école des RPI concentrés (L.212-9-4), fixant les conditions de dissolution et de retrait (L.212-9-5), et prévoyant une transition de deux ans pour la mise en conformité des conventions existantes.
Fixe un objectif de temps de trajet scolaire maximal de 15 minutes pour les élèves en zone rurale et demande au gouvernement un rapport évaluant les transformations de la carte scolaire du premier degré et leurs conséquences en milieu rural.
Voir les positionsPrévoit la compensation financière des charges créées pour l'État et les collectivités territoriales par une taxe additionnelle sur le tabac et une majoration de la dotation globale de fonctionnement.
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