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Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes

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Projet de loiPromulgué✓ Promulgué

Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes

Justice

Déposée par le Gouvernement

En discussion depuis le 17 mars 2026

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Porteur du texte

Le Gouvernement

Parcours de la loi

✅

Promulgation

le 23 juil. 2026· Loi n° 2026-651· Légifrance →
⚖️

Conseil Constitutionnel

partiellement conforme
le 23 juil. 2026
🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 7 juil. 2026
4
Séances7
Le texte
Amendements824
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

283 pour · 156 contre

Résultats →

Question abordée

Faut-il créer une procédure de « plaider-coupable » pour les crimes (jugement des crimes reconnus) et, parallèlement, renforcer les droits des victimes ?

Présentation du texte

Ce projet de loi du Gouvernement, adopté par le Sénat en procédure accélérée puis examiné par la commission des lois de l'Assemblée nationale, poursuit deux objectifs : améliorer l'organisation et le fonctionnement de la justice criminelle, et renforcer le respect des victimes. La mesure centrale (Titre Ier, article 1er) est la création d'une procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) : une forme de « plaider-coupable » transposée en matière criminelle, inspirée de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, qui permet de juger plus rapidement un accusé reconnaissant les faits, sans procès d'assises complet. La victime, constituée partie civile, dispose d'un droit d'opposition à cette procédure. Le texte renforce aussi l'information de la victime sur son droit à un avocat et à l'aide juridictionnelle (notamment en cas de violences conjugales ou d'infractions sur un mineur de quinze ans), encadre le classement sans suite et comporte diverses dispositions de procédure pénale. Le volet « respect des victimes » prévoit notamment une meilleure protection de l'identité des victimes de crimes sexuels, un rôle accru des associations d'aide aux victimes et le développement de la justice restaurative. Le texte a suscité un volume d'amendements considérable (plus de 400). La gauche (Socialistes, Écologiste et Social, La France insoumise, Gauche démocrate et républicaine) conteste vivement la PJCR, y voyant une justice « négociée » contraire aux principes du procès criminel, et demande d'en exclure les crimes sexuels et les crimes contre l'humanité, ou d'exiger un accord exprès de la victime plutôt qu'une simple absence d'opposition. Le volet de protection des victimes recueille, lui, un soutien plus large.

Les arguments

Désengorger les cours d'assises et réduire des délais de jugement souvent très longs.
Épargner aux victimes des procès longs et éprouvants lorsque l'accusé reconnaît les faits.
Encadrer la reconnaissance de culpabilité par des garanties (contrôle du juge, droit d'opposition de la victime).
Renforcer l'information des victimes sur leur droit à un avocat et à l'aide juridictionnelle.
Mieux protéger l'identité des victimes de crimes sexuels dès le début de la procédure.
Renforcer le rôle des associations d'aide aux victimes et l'accompagnement.
Développer la justice restaurative.
Améliorer la motivation et l'information sur les classements sans suite.
Accélérer le traitement des affaires sans renoncer au contrôle du juge.
Adapter la justice criminelle à l'engorgement actuel des juridictions.
Donner à la victime un droit d'opposition à la procédure rapide.
Clarifier plusieurs règles de procédure pénale.
La procédure de jugement des crimes reconnus heurterait les principes du procès criminel (oralité, débat, jury populaire).
Risque d'une justice « négociée » pour des crimes graves.
Demande d'exclure du dispositif les crimes sexuels.
Demande d'exclure les crimes contre l'humanité.
La simple « absence d'opposition » de la victime est jugée insuffisante : un accord exprès serait nécessaire.
Crainte d'une justice expéditive motivée par le manque de moyens.
Atteinte à la solennité et à la fonction pédagogique du procès d'assises.
Risque de pression sur les accusés pour qu'ils reconnaissent leur culpabilité.
Le consentement de la victime devrait être mieux garanti (assistance obligatoire d'un avocat).
Protection des victimes jugée encore insuffisante par certains.
Risque d'inégalités selon les juridictions et les moyens disponibles.
Crainte d'une banalisation du recours au plaider-coupable en matière criminelle.
✓ POUR12
Désengorger les cours d'assises et réduire des délais de jugement souvent très longs.
Épargner aux victimes des procès longs et éprouvants lorsque l'accusé reconnaît les faits.
Encadrer la reconnaissance de culpabilité par des garanties (contrôle du juge, droit d'opposition de la victime).
Renforcer l'information des victimes sur leur droit à un avocat et à l'aide juridictionnelle.
Mieux protéger l'identité des victimes de crimes sexuels dès le début de la procédure.
Renforcer le rôle des associations d'aide aux victimes et l'accompagnement.
Développer la justice restaurative.
Améliorer la motivation et l'information sur les classements sans suite.
Accélérer le traitement des affaires sans renoncer au contrôle du juge.
Adapter la justice criminelle à l'engorgement actuel des juridictions.
Donner à la victime un droit d'opposition à la procédure rapide.
Clarifier plusieurs règles de procédure pénale.
✕ CONTRE12
La procédure de jugement des crimes reconnus heurterait les principes du procès criminel (oralité, débat, jury populaire).
Risque d'une justice « négociée » pour des crimes graves.
Demande d'exclure du dispositif les crimes sexuels.
Demande d'exclure les crimes contre l'humanité.
La simple « absence d'opposition » de la victime est jugée insuffisante : un accord exprès serait nécessaire.
Crainte d'une justice expéditive motivée par le manque de moyens.
Atteinte à la solennité et à la fonction pédagogique du procès d'assises.
Risque de pression sur les accusés pour qu'ils reconnaissent leur culpabilité.
Le consentement de la victime devrait être mieux garanti (assistance obligatoire d'un avocat).
Protection des victimes jugée encore insuffisante par certains.
Risque d'inégalités selon les juridictions et les moyens disponibles.
Crainte d'une banalisation du recours au plaider-coupable en matière criminelle.

Résumé des articles· 13 articles

Art. 1er

Crée la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR), forme de plaider-coupable criminel permettant de juger rapidement un accusé reconnaissant les faits sans procès d'assises complet, avec une réduction de peine d'un tiers et un droit d'opposition de la partie civile.

Voir les positions
Art. 2

Étend la compétence des cours criminelles départementales aux crimes commis en état de récidive légale, modifie leur composition avec des citoyens-assesseurs et réforme le régime de l'appel criminel.

Voir les positions
Art. 2 bis

Permet à un magistrat affecté temporairement en outre-mer ou en Corse de participer à distance à une audience par visioconférence lorsqu'il est dans l'impossibilité de se déplacer physiquement.

Voir les positions
Art. 3

Réforme l'utilisation des données génétiques dans les enquêtes pénales — légalise les portraits-robots génétiques et la généalogie génétique, autorise des comparaisons avec des bases étrangères, et élargit l'accès aux fichiers policiers pour les agents de police judiciaire.

Voir les positions
Art. 4

Encadre l'information des familles sur les autopsies judiciaires et les prélèvements réalisés sur le corps pour mieux accompagner les proches en deuil dans un contexte judiciaire.

Art. 5

Permet de dissocier le jugement de l'action publique et celui des intérêts civils, en confiant ce dernier à un juge unique et en soumettant l'indemnisation aux règles de la procédure civile.

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Art. 6

Crée le statut de psychologue de police judiciaire chargé d'assister les officiers de police judiciaire par des analyses psycho-criminologiques, avec une formation encadrée par décret.

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Art. 7

Réduit de six à trois mois le délai dans lequel les parties peuvent soulever des nullités de procédure, et impose des délais de dépôt de mémoires avant l'audience.

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Art. 8

Étend les compétences du président de la chambre de l'instruction statuant seul, notamment sur la recevabilité des requêtes en nullité et les demandes de mise en liberté.

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Art. 9

Introduit un mécanisme de prolongation exceptionnelle de la détention provisoire jusqu'à cinq jours ouvrables lorsque la juridiction n'a pu tenir le débat contradictoire dans les délais légaux.

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Art. 10

Étend l'anonymisation des noms des magistrats, greffiers et avocats dans les décisions diffusées en open data pour prévenir leur profilage par IA, et renforce la protection de l'identité des victimes de crimes sexuels.

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Art. 11

Habilite le Gouvernement à adapter les dispositions de la loi aux collectivités d'outre-mer par voie d'ordonnance.

Art. 12

Prévoit plusieurs rapports d'évaluation au Parlement, notamment sur l'efficacité de la PJCR, la composition des cours criminelles et l'impact de l'article 3 sur les données génétiques.

Voir les positions
Art. 1er

Crée la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR), forme de plaider-coupable criminel permettant de juger rapidement un accusé reconnaissant les faits sans procès d'assises complet, avec une réduction de peine d'un tiers et un droit d'opposition de la partie civile.

Voir les positions
Art. 2

Étend la compétence des cours criminelles départementales aux crimes commis en état de récidive légale, modifie leur composition avec des citoyens-assesseurs et réforme le régime de l'appel criminel.

Voir les positions
Art. 2 bis

Permet à un magistrat affecté temporairement en outre-mer ou en Corse de participer à distance à une audience par visioconférence lorsqu'il est dans l'impossibilité de se déplacer physiquement.

Voir les positions
Art. 3

Réforme l'utilisation des données génétiques dans les enquêtes pénales — légalise les portraits-robots génétiques et la généalogie génétique, autorise des comparaisons avec des bases étrangères, et élargit l'accès aux fichiers policiers pour les agents de police judiciaire.

Voir les positions
Art. 4

Encadre l'information des familles sur les autopsies judiciaires et les prélèvements réalisés sur le corps pour mieux accompagner les proches en deuil dans un contexte judiciaire.

🏛️

Séance plénière

SN1ère lectureadopté
le 14 avr. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 18 mars 2026· Rapport le 8 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 18 mars 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lecturemodifié
Du 30 juin 2026 au 7 juil. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 15 avr. 2026· Rapport le 10 juin 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 15 avr. 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

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Discussion en cours · 4 participations

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TextePlaider coupable : justice pour tous ?
M
Mamadou DialloLa Réunion
4 juil. 2026

Honnêtement, la justice criminelle c'est pas mon domaine du quotidien... Mais j'espère que ce "plaider coupable" va vraiment accélérer les choses pour les victimes, parce que des fois elles attendent des années et c'est cruel. Faudrait juste pas que ça devienne un truc où les riches négocient mieux leur peine que les autres.

1
TexteJustice à deux vitesses
S
Sophie GarnierRhône
4 juil. 2026

La PJCR m'inspire une méfiance profonde : sous couvert d'efficacité judiciaire, on risque d'ouvrir la porte à une justice à deux vitesses où les accusés sans moyens plaideront coupable faute de pouvoir se défendre correctement. Quant aux droits des victimes, j'y souscris pleinement, mais qu'on ne s'en serve pas d'alibi pour rogner les garanties fondamentales du procès équitable, conquêtes durement arrachées par l'histoire.

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