Déposée par Violette Spillebout
En discussion depuis le 27 avril 2026
Question abordée
Comment l'État peut-il mieux protéger les enfants contre les violences physiques, psychologiques et sexuelles subies en milieu scolaire, y compris dans les établissements privés sous contrat ?
Présentation du texte
Pendant des décennies, des violences graves — physiques, psychologiques et sexuelles — ont été commises sur des élèves dans des établissements scolaires publics et privés, de Bétharram à Riaumont en passant par Garaison ou Neuilly-sur-Seine, sans que l'État n'intervienne efficacement. Grâce au courage de victimes qui ont pris la parole, l'ampleur de ces faits est désormais connue du grand public et des pouvoirs publics. En réponse, l'Assemblée nationale a constitué en février 2025 une commission d'enquête qui a auditionné près de 140 personnes, saisi 10 000 documents et contrôlé une dizaine d'institutions. Son rapport, adopté à l'unanimité, formule 50 recommandations. La présente proposition de loi, déposée par la députée Violette Spillebout, vise à traduire ces recommandations dans la législation. Le texte agit sur plusieurs leviers : reconnaissance nationale des victimes, création d'un fonds d'indemnisation, interdiction explicite des châtiments corporels, formation obligatoire des personnels, contrôle renforcé de l'honorabilité des adultes intervenant en milieu scolaire, inspection plus fréquente et sanctionnable des établissements privés, meilleur suivi des sanctions disciplinaires, et extension de l'obligation de signalement aux ministres du culte. La proposition a été renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, puis transmise au Sénat, avec un ensemble d'amendements adoptés ou rejetés en commission, portant notamment sur le contrôle des établissements privés, la composition du nouveau conseil académique et la question du secret de la confession.
La Nation reconnaît solennellement les violences commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire et rend hommage aux victimes.
Crée un fonds national d'indemnisation et d'accompagnement pour les victimes de violences scolaires, financé par l'État et administré sous la responsabilité du ministère de l'Éducation nationale.
Voir les positionsInscrit dans le code de l'éducation l'interdiction explicite des violences physiques, des châtiments corporels et de tout traitement humiliant ou dégradant envers les élèves.
Voir les positionsÉtend les séances obligatoires de sensibilisation aux élèves des établissements privés et impose une formation initiale et continue de l'ensemble du personnel de ces établissements à la prévention des violences contre les enfants.
Voir les positionsInstaure un contrôle renforcé de l'honorabilité — via les fichiers judiciaires FIJAIS et FIJAIT — pour toute personne intervenant dans un établissement scolaire, y compris les bénévoles, avant la prise de fonction puis tous les trois ans.
Voir les positionsExamen en commission
Dépôt du texte