Vote AN
✓ Adopté
378 pour · 7 contre
Question abordée
Comment mieux protéger les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance, garantir leur stabilité et renforcer les droits des mineurs dans les procédures de protection ?
Présentation du texte
Ce projet de loi du Gouvernement s'inscrit dans le prolongement des lois de 2007 et 2022 sur la protection de l'enfance. Il vise à corriger des dysfonctionnements persistants du système de protection de l'enfance, à sécuriser le parcours des enfants les plus vulnérables (notamment les moins de 3 ans) et à renforcer les contrôles sur les professionnels intervenant auprès des mineurs. Le texte crée de nouveaux outils juridiques : une « ordonnance de sûreté de l'enfant » permettant au procureur d'agir en urgence pour protéger un enfant en danger immédiat de violences intrafamiliales, un « projet de vie » pour les enfants dont le retour au domicile parental n'est plus envisagé, et un dispositif d'honorabilité unifié pour tous les intervenants auprès des mineurs. Il réforme également le statut des assistants familiaux pour y remédier à une pénurie structurelle, et facilite les soins médicaux des enfants confiés à l'ASE sans attendre l'accord préalable des parents. Le texte a été examiné en procédure accélérée. La gauche (LFI, Socialistes, Écologistes, GDR) soutient largement les objectifs mais conteste certains équilibres — notamment la possibilité de placer administrativement un enfant avec l'accord d'un seul parent, ou le seuil de déclenchement de l'ordonnance de sûreté. Le RN et la Droite Républicaine souhaitent aller plus loin sur certains dispositifs de protection.
Réforme la mesure de placement judiciaire en instaurant des durées maximales de principe (1 an pour les moins de 3 ans, 2 ans au-delà), en créant un « projet de vie » pour les enfants dont le retour au domicile parental n'est plus envisagé et en renforçant l'obligation d'information du juge.
Voir les positionsSécurise le parcours des enfants de moins de 3 ans confiés à l'ASE, crée un dispositif d'accueil de suppléance parentale, renforce la procédure de délaissement parental et clarifie les conditions d'une adoption sans consentement des parents.
Voir les positionsSystématise la recherche d'un tiers digne de confiance (famille, proches) dans les trois mois suivant tout placement d'urgence, et renforce le droit des fratries à maintenir leurs liens lors d'un placement.
Voir les positionsRéforme le statut des assistants familiaux, notamment en permettant le cumul avec une autre activité professionnelle, et adapte les règles d'agrément et les motifs de refus ou de retrait.
Voir les positionsCrée une obligation d'honorabilité unifiée pour toutes les personnes intervenant auprès des mineurs (professionnels, bénévoles, stagiaires), avec vérification systématique des antécédents judiciaires et des fichiers de délinquants sexuels.
Voir les positionsVous
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