Débat législatif

Fin de vie

📅 Lun. 22 juin 2026🕐 16:00 → 20:054h05Première séance📍 Hémicycle
Revivre la séance · 4h05

N° JO

278

Session

Session ordinaire 2025-2026

Vidéo

● Oui

392prises de parole55intervenants2points à l'ordre du jour

Présidence de M. Sébastien Chenu

Compte rendu en cours de publication

Intervenants les plus actifs

M. le président97Mme Brigitte Liso20Mme Justine Gruet18M. René Pilato16Mme Karen Erodi (LFI-NFP)14Mme Hanane Mansouri13M. Xavier Breton12Mme Stéphanie Rist10

La séance est ouverte.

L’ordre du jour appelle la discussion, en nouvelle lecture, de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (n2773, 2915 rectifié).

p
M. le présidentRassemblement
14:22

La parole est à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.

R
Mme Stéphanie Rist
15:03

Nous abordons cet après-midi la nouvelle lecture de la proposition de loi relative à l’aide à mourir, examinée en première lecture en 2025 et en deuxième lecture en février de cette année. Nous avions auparavant, en 2024, procédé à la première lecture d’un projet de loi sur le même sujet.Avant d’en …

R
Mme Stéphanie Rist
21:01

Au fil des lectures, des travaux en commission et des échanges, de très nombreux points ont été examinés, clarifiés et approfondis. Cette nouvelle lecture doit permettre à votre assemblée de se prononcer, avec la gravité qu’appelle ce texte, sur des questions de fond qui demeureraient en débat.Ce dé…

p
M. le présidentRassemblement
21:40

La parole est à M. Philippe Vigier, rapporteur général, pour la commission des affaires sociales, de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir.

V
M. Philippe VigierLes
22:13

« Il y a parfois pire que la mort. Dire cela, c’est regarder avec lucidité la vie dans ce qu’elle a de plus beau, mais aussi dans ce qu’elle a de plus cruel. Il y a parfois pire que la mort quand la vie n’est devenue qu’une inexorable angoisse, quand elle n’est plus qu’un océan de souffrances que ri…

p
M. le présidentRassemblement
27:42

La parole est à Mme Brigitte Liso, rapporteure de la commission des affaires sociales.

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
27:57

Il n’est plus l’heure de présenter ce nouveau droit à l’aide à mourir. Ce n’est même plus l’heure de rappeler les résultats des différents sondages ni les conclusions de la Convention citoyenne. Il est bien entendu que chacun ici est libre de ses opinions et de ses votes. Bien sûr, je le conçois, ch…

B
M. Christophe BentzRassemblement
29:25

Cela n’a aucun rapport !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
29:44

J’ai entendu d’un de nos collègues, médecin : « quand j’entre en blouse blanche dans la chambre d’un malade, je ne veux pas qu’il doute de la raison ou de la nature de ma venue ». Rassurez-vous, cher collègue, le doute n’est pas possible, car la demande ne peut émaner que du patient lui-même, et de …

B
M. Christophe BentzRassemblement
30:23

C’est factuellement vrai !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
30:23

Là encore, regardons les chiffres : en 2025, 305 voix pour, soit 54,36 % ; en 2026, 299 voix pour, soit 53,2 %.

G
Mme Justine GruetDroite
30:49

Six voix de moins !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
30:52

Soyons raisonnables ! S’agit-il vraiment d’un effondrement des votes favorables ?

L
Mme Élise LeboucherLa
30:57

Écoutez la rapporteure, c’est factuel !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
31:00

J’ai entendu qu’il faudrait un référendum. Soit. Toutefois, ce ne sera pas possible : la proposition de loi sénatoriale visant à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP) a été jugée inconstitutionnelle par le Conseil constitutionnel, le 17 juin dernier.

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
31:21

On peut donc être opposé à cette proposition de loi, mais les faits comme les chiffres sont têtus. Le doute est légitime, mais la désinformation et les mensonges ne le sont pas.Votez ! Votons ce texte pour ne pas manquer ce rendez-vous avec les Français !

p
M. le présidentRassemblement
31:42

La parole est à Mme Audrey Abadie-Amiel, rapporteure de la commission des affaires sociales.

A
Mme Audrey Abadie-AmielLibertés,
32:05

Je prends la parole, à ce stade, en tant que corapporteure de ce texte : j’ai en effet l’honneur d’avoir pris la suite de Laurent Panifous dans ce rôle. Pour la deuxième lecture et pour ce nouvel examen, mon rôle a été d’encadrer les débats, au nom de la commission, sur les articles 5 et 6 du texte.…

p
M. le présidentRassemblement
35:45

La parole est à M. Stéphane Delautrette, rapporteur de la commission des affaires sociales.

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
36:17

La séance qui s’ouvre est importante. Elle marque l’aboutissement de quatre ans de travail, et je veux croire que nous parviendrons enfin à une vraie loi de liberté et de respect, pour les personnes qui, en fin de vie, font, en conscience, le choix de mourir pour ne plus souffrir, mais aussi pour le…

p
M. le présidentRassemblement
41:20

La parole est à Mme Élise Leboucher, rapporteure de la commission des affaires sociales.

L
Mme Élise LeboucherLa
41:58

Pour commencer, je salue Olivier Falorni, qui a permis que le texte soit repris après la dissolution de l’Assemblée et fasse l’objet d’un travail collectif.Nous voici parvenus à une étape importante du long parcours parlementaire pour l’octroi d’une liberté nouvelle, l’ultime liberté : celle de choi…

p
M. le présidentRassemblement
46:48

La parole est à M. le président de la commission des affaires sociales.

V
M. Frédéric ValletouxHorizons
47:17

En mai 2025, puis en février dernier, lors des précédentes lectures de la proposition de loi sur la fin de vie, j’avais dit à cette tribune ma fierté en tant que président de la commission des affaires sociales : fierté de la manière dont s’étaient déroulés nos débats, avec exigence, respect, écoute…

p
M. le présidentRassemblement
1h02

Dans les explications de vote sur la motion de rejet préalable, la parole est à Mme Sabine Gervais.

(
Mme Sabine Gervais (Dem)Les
1h02

Au groupe Les Démocrates, nous regrettons profondément le dépôt de cette motion de rejet. Nous regrettons toujours le dépôt des motions de rejet, car notre rôle est de débattre avant de décider et non de refuser l’échange, mais celle-ci est particulièrement dommageable. Nous pouvons être favorables …

p
M. le présidentRassemblement
1h04

La parole est à Mme Agnès Firmin Le Bodo.

(
Mme Agnès Firmin Le Bodo (HOR)Horizons
1h04

Le groupe Horizons & indépendants ne donnera aucune consigne : chacun votera en conscience. En conscience, je ne voterai pas cette motion. Non par indifférence à vos arguments, monsieur Hetzel, mais parce qu’on ne répond pas à un désaccord en refusant la discussion.Depuis le début de nos travaux, vo…

V
M. Philippe VigierLes
1h06

Mais oui, cela ne vous ressemble pas, monsieur Hetzel, avec votre éthique !

p
M. le présidentRassemblement
1h06

La parole est à Mme Audrey Abadie-Amiel.

(
Mme Audrey Abadie-Amiel (LIOT)Libertés,
1h06

Monsieur Hetzel, vous avez déposé, en votre nom propre, une motion de rejet sur la proposition de loi visant à créer une aide à mourir, dont nous débattons depuis plus de deux ans et que nous nous apprêtons à examiner une nouvelle fois tout au long de cette semaine. Si vous et moi ne partageons pas …

p
M. le présidentRassemblement
1h07

La parole est à M. Yannick Monnet.

(
M. Yannick Monnet (GDR)Gauche
1h07

Monsieur Hetzel, je suis très surpris que vous ayez déposé cette motion. Même si vous n’êtes pas favorable à ce texte, vous avez contribué, avec votre rigueur intellectuelle, à le modifier de façon substantielle et à enrichir le débat. Beaucoup de députés, comme moi, ne savent pas encore quel sera l…

G
Mme Justine GruetDroite
1h08

Ils sont d’une grande qualité, les amendements !

B
M. Sylvain BerriosHorizons
1h08

Que serait un débat sans amendements ?

p
M. le présidentRassemblement
1h08

La parole est à Mme Sandrine Dogor-Such.

(
Mme Sandrine Dogor-Such (RN)Rassemblement
1h09

Nous examinons un texte qui touche à l’une des questions les plus graves qu’une démocratie puisse avoir à trancher : celle de la vie, de la mort et des limites que notre société entend se fixer. C’est précisément parce que le débat est majeur que nous serons nombreux, dans mon groupe, à voter en fav…

p
M. le présidentRassemblement
1h11

La parole est à Mme Nicole Dubré-Chirat.

(
Mme Nicole Dubré-Chirat (EPR)Ensemble
1h11

Nous examinons, en nouvelle lecture, la proposition de loi relative au droit à mourir, et nous devons d’abord statuer sur cette motion de rejet préalable. Depuis plusieurs années, des travaux citoyens et parlementaires ont été réalisés pour tenter de légiférer sur ce sujet complexe et difficile. Je …

p
M. le présidentRassemblement
1h11

La parole est à Mme Karen Erodi.

(
Mme Karen Erodi (LFI-NFP)La
1h13

Vous avez déposé une motion de rejet préalable à la troisième lecture d’un texte que les Français attendent depuis des années. C’est la troisième lecture, et vous voudriez, une fois de plus, claquer la porte au nez des personnes en fin de vie ? Il fallait oser, monsieur Hetzel, et vous avez osé ! Vo…

B
M. Théo BernhardtRassemblement
1h13

Le peuple n’a pas parlé, puisque vous n’avez pas fait de référendum !

B
M. Xavier BretonDroite
1h14

Faites un référendum !

E
Mme Karen ErodiLa
1h14

…les malades vous implorent, vous n’écoutez toujours pas.Vous bafouez la volonté du peuple.Vous faites passer vos convictions et vos arrière-pensées idéologiques avant les souffrances réfractaires des malades en fin de vie. Vous voulez ériger votre morale en loi pour tous. Vous êtes égoïste. Vous ne…

E
Mme Karen ErodiLa
1h14

Pendant que vous manœuvrez, vous abandonnez des malades en fin de vie. Ils souffrent pendant que cet hémicycle s’enlise dans vos arrangements politiques – de vulgaires compromis ficelés dans leur dos. Présenter une motion de rejet préalable à ce stade de l’examen du texte, c’est empêcher de partir d…

p
M. le présidentRassemblement
1h14

La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel.

(
Mme Marie-Noëlle Battistel (SOC)Socialistes
1h14

Pourquoi ne pas avoir déposé de motion de rejet préalable sur les deux précédentes versions du texte, qui étaient pourtant plus ambitieuses ? Pourquoi le faire alors que nous en sommes arrivés à la troisième lecture ? Je vous fais part de notre incompréhension.Par cette motion, vous balayez l’ensemb…

p
M. le présidentRassemblement
1h16

La parole est à Mme Justine Gruet.

(
Mme Justine Gruet (DR)Droite
1h17

Cette motion de rejet préalable signifie simplement que nous refusons une nouvelle lecture de ce texte dans l’hémicycle. Je n’aurais pas voté une telle motion en première lecture, parce qu’il était important de débattre, mais on a désormais le sentiment d’un processus à marche forcée.

B
Mme Marie-Noëlle BattistelSocialistes
1h17

Cela fait quatre ans que nous débattons !

G
Mme Justine GruetDroite
1h17

L’opinion publique évolue ; les soignants sont inquiets ; de moins en moins de députés sont favorables à ce texte – 299, c’est moins que 305, ne vous en déplaise, madame Liso –, que le Sénat a rejeté à deux reprises.Depuis cinquante ans, on s’interroge sur l’accompagnement en fin de vie. Pour y répo…

P
Mme Anna PicSocialistes
1h18

Ça n’a rien à voir !

G
Mme Justine GruetDroite
1h18

En l’espèce, il ne s’agit pas de parler de soins palliatifs, mais d’encadrer l’injection d’un produit qui tue – nous y reviendrons tout au long du débat.

L
M. Antoine LéaumentLa
1h18

Où sont les députés de votre groupe ? Ils ne veulent pas voter cette motion de rejet ?

G
Mme Justine GruetDroite
1h18

En tant que législateurs, nous devons créer un cadre juridique précis. En l’état, ce n’est pas le cas. Comme d’autres de mes collègues, je voterai à titre personnel en faveur de cette motion de rejet.

p
M. le présidentRassemblement
1h18

La parole est à Mme Danielle Simonnet.

(
Mme Danielle Simonnet (EcoS)Écologiste
1h18

Cela fait trop longtemps que l’on attend ce débat et cette loi ! Figurez-vous que cela fait même des décennies. En 1978, un premier texte avait été déposé au Sénat. Dans les années 1980, des associations, telles que l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), ont défendu l’idée sel…

D
M. Arthur DelaporteSocialistes
1h19

Ils n’aiment pas la liberté !

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
1h20

Ce droit d’accéder à l’aide à mourir ne retire aucun droit ni n’oblige personne.Pour toutes ces raisons, le groupe Écologiste et social appelle à rejeter cette motion afin que nous puissions débattre jusqu’au bout et enfin adopter ce texte fondamental, qui sera un grand texte laïc, philosophique, hu…

Je mets aux voix la motion de rejet préalable.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        231Nombre de suffrages exprimés                230Majorité absolue                        116Pour l’adoption                91Contre                139

p
M. le présidentRassemblement
1h21

Dans la discussion générale, la parole est à Mme Sabine Gervais.

G
Mme Sabine GervaisLes
1h22

Nous voici réunis pour la nouvelle lecture d’un texte qui touche à l’une des questions les plus intimes et les plus universelles qui soient : la fin de vie. Si ce retour devant notre assemblée démontre une chose, c’est bien la rigueur du travail parlementaire mené depuis des années. Loin d’être impr…

p
M. le présidentRassemblement
1h24

La parole est à Mme Nicole Dubré-Chirat.

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
1h28

L’Assemblée nationale examine en nouvelle lecture la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je veux saluer, après le vote définitif de l’Assemblée nationale et du Sénat, la promulgation, le 26 mai, de la loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins pall…

p
M. le présidentRassemblement
1h29

La parole est à Mme Audrey Abadie-Amiel.

A
Mme Audrey Abadie-AmielLibertés,
1h33

J’ai l’honneur de prendre de nouveau la parole à cette tribune, cette fois pour porter la parole du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires. Notre groupe, à l’image de cet hémicycle, est partagé sur ce texte. En tant qu’oratrice du groupe, je me dois donc de porter fidèlement chacune…

p
M. le présidentRassemblement
1h36

La parole est à M. Yannick Monnet.

M
M. Yannick MonnetGauche
1h38

Nous entamons la troisième lecture de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. À l’instar des précédentes lectures, ce nouveau temps d’examen ne me paraît pas superflu, bien au contraire.D’abord, c’est la première fois que nous examinons ce texte pris isolément et non à la suite de…

p
M. le présidentRassemblement
1h41

La parole est à M. Vincent Trébuchet.

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h43

Nous voici en troisième lecture, et disons-le tout de suite : l’euthanasie, plus on en parle, plus on comprend ce que c’est, moins on y adhère. Depuis 2021, le soutien des députés à l’assistance médicalisée active à mourir ne cesse de s’éroder : il était de 79 % en 2021 ; il est tombé à 75 % en 2023…

V
M. Philippe VigierLes
1h43

84 % des Français soutiennent le texte !

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h43

Pourquoi donc le soutien à ce texte s’effondre-t-il ainsi ? Peut-être d’abord parce que tout lobbying incessant est suspect. Quand, en février dernier, au moment de la deuxième lecture, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet – après avoir assuré : « Je ferai tout pour que nous arrivions à l’…

E
Mme Karen ErodiLa
1h44

C’est scandaleux, ce que vous dites !

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h44

Dernier exemple en date, le 11 juin, l’émission « Ça commence aujourd’hui », avec Faustine Bollaert, affiche un titre passe-partout : « Accompagner un proche jusqu’à son dernier souffle : leur ultime acte d’amour ! » Bien sûr, il ne s’agit pas d’un reportage sur les soins palliatifs, que personne ne…

E
Mme Karen ErodiLa
1h45

Huit Français sur dix sont d’accord ! Vous méprisez le peuple !

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h45

…il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que tout est déjà ficelé en haut lieu et que le peuple n’aura qu’à acquiescer à ce qui est déjà décrété comme un progrès.Trêve de plaisanterie, tant cette propagande est excessive et clownesque. En réalité, je pense que les députés approuvent de moins…

E
Mme Karen ErodiLa
1h46

Les directives anticipées ont été prévues pour ça !

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h46

Surtout dans une France dont le système de santé est à l’agonie,…

D
Mme Alma DufourLa
1h46

À cause de qui ?

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h46

…où le nombre de seniors va exploser, où le poids de la dépendance et des retraites pèsera considérablement sur le budget. Ce jour-là, la proposition de quitter la scène risque fort d’être insistante. Qui peut dire qu’il aura assez de force intérieure pour savoir et dire vraiment ce qu’il souhaite ?…

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
1h47

Parce qu’elle le voulait !

T
M. Vincent TrébuchetUnion
1h47

…contre l’avis de ses parents ! Choisissons. Nous sommes responsables devant la vie elle-même, devant notre conscience et devant nos enfants.

p
M. le présidentRassemblement
1h48

La parole est à Mme Sandrine Dogor-Such.

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h48

Aucun consensus n’existe sur ce texte. La commission mixte paritaire a échoué. Le Sénat l’a rejeté à deux reprises.

L
Mme Élise LeboucherLa
1h48

La Convention citoyenne l’a soutenu !

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h48

Les sociétés savantes de soins palliatifs sonnent l’alerte. De nombreux médecins, infirmiers et professionnels du soin expriment leur inquiétude. Pourtant, le gouvernement persiste à vouloir imposer cette réforme, selon un calendrier accéléré.

E
Mme Karen ErodiLa
1h48

Nous en discutons depuis trois ans !

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h48

Nous ne débattons pas ici d’une mesure technique ou administrative : nous débattons en réalité…

E
Mme Karen ErodiLa
1h49

D’un nouveau droit, dont vous ne voulez pas !

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h49

…d’un changement de civilisation. Nous débattons, pour la première fois dans notre histoire contemporaine, de la possibilité d’autoriser par la loi un médecin ou un tiers à provoquer délibérément la mort d’un patient – quels que soient les mots employés, quels que soient les euphémismes choisis, c’e…

E
Mme Karen ErodiLa
1h49

Huit Français sur dix approuvent le texte !

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h49

Une réforme qui bouleverse à ce point notre rapport à la vie, à la mort, au soin et à la vulnérabilité exige une totale clarté vis-à-vis des Français.Les défenseurs du texte invoquent la liberté individuelle. Mais de quelle liberté parlons-nous ? Peut-on réellement parler de liberté lorsqu’une perso…

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
1h51

Depuis quand était-il requis ?

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h51

Surtout, l’expérience internationale devrait nous mettre en garde. En effet, partout où l’euthanasie ou le suicide assisté ont été légalisés, les critères initialement prévus ont été progressivement élargis : ce qui était présenté comme une exception est devenu une pratique de plus en plus fréquente…

E
Mme Karen ErodiLa
1h52

Le texte est précis, vous le savez !

D
Mme Sandrine Dogor-SuchRassemblement
1h52

Une fois la frontière franchie, il sera extrêmement difficile de revenir en arrière.Au fond, la question qui nous est posée est simple : quelle société voulons-nous transmettre ? Une société qui considère que certaines vies deviennent trop lourdes, trop coûteuses, trop dépendantes pour être pleineme…

p
M. le présidentRassemblement
1h53

La parole est à Mme Agnès Firmin Le Bodo.

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
1h53

Nous voici parvenus à l’avant-dernière étape de notre parcours : la nouvelle lecture. Elle est la conséquence, sans surprise, de l’échec de la commission mixte paritaire, le Sénat ayant refusé, par deux fois, d’adopter un texte. Il revient donc à notre assemblée de reprendre la main. Au terme de qua…

p
M. le présidentRassemblement
1h57

La parole est à M. René Pilato.

P
M. René PilatoLa
1h58

Ce texte sur la fin de vie a été examiné trois fois en commission et deux fois en séance. Cinq fois, nous avons reçu les mêmes objections, des mêmes opposants. Cinq fois, nous avons entendu les mêmes arguments. Cinq fois, les mêmes amendements d’entrave, copiés-collés des centaines de fois, ont été …

P
M. René PilatoLa
1h59

De même que le droit à l’avortement, le droit à l’aide à mourir n’oblige personne. Le patient est condamné, il sait qu’il va mourir ; l’équipe soignante le sait également, mais rien ne peut soulager ces souffrances insupportables.

P
M. René PilatoLa
1h59

La question n’est plus seulement médicale ; comme, dans notre république laïque, elle ne peut être religieuse, elle devient alors philosophique, et éminemment politique – car il y va de la dignité humaine.À qui appartient un corps condamné qui souffre ? À la conscience qui l’anime ou à celles et à c…

P
M. René PilatoLa
2h03

Cette proposition de loi n’obligera personne à mourir ; elle n’obligera personne à agir contre sa conscience et à renier ses croyances. Aucune morale, aucun jugement divin, aucun précepte ne permet à quiconque de s’approprier le corps des autres, en les empêchant d’être libres, consentants et aidés.…

p
M. le présidentRassemblement
2h03

La parole est à M. Arnaud Simion.

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h04

Nous examinons pour la sixième fois cette proposition de loi sur la fin de vie. Six fois : ce chiffre dit à lui seul l’importance du sujet. Il témoigne aussi du temps que le Parlement a consacré à discuter, à écouter, à améliorer le texte. Personne ne pourra dire que le débat a été expédié, éludé ou…

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h04

Maintenant, il faut conclure. Et jusqu’au bout, il nous faut choisir l’humanité.Je veux saluer la qualité des travaux menés en commission, dans un esprit de respect et d’écoute. Je remercie le rapporteur général Philippe Vigier, le président de la commission des affaires sociales, l’ensemble des cor…

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h05

Au cours de l’examen en commission, certaines dispositions ont été supprimées. Nous défendrons notamment le rétablissement, à l’article 17, du délit d’entrave à l’aide à mourir. Lorsqu’un droit est reconnu par la loi, il doit pouvoir être effectivement exercé. Il ne s’agit pas de restreindre la libe…

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h07

Les enquêtes d’opinion comme les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie montrent qu’une large majorité de nos concitoyennes et concitoyens souhaite cette évolution. Le texte que nous examinons, répétons-le, n’impose rien à personne. Il crée simplement un droit nouveau. Il respecte la l…

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h08

L’aide à mourir n’est pas une rupture anthropologique, contrairement à ce qui est dit – nous l’entendrons encore cette semaine. En effet, une telle rupture supposerait l’existence d’un interdit universel et intemporel de choisir sa fin de vie. Or l’histoire et l’anthropologie démontrent, au contrair…

S
M. Arnaud SimionSocialistes
2h08

Maintenant, il faut conclure. Et jusqu’au bout, il nous faut choisir l’humanité. C’est pourquoi le groupe Socialistes et apparentés, à la quasi-unanimité, votera en faveur de cette proposition de loi.

p
M. le présidentRassemblement
2h09

La parole est à Mme Justine Gruet.

G
Mme Justine GruetDroite
2h09

La peur, voilà le sentiment qui m’envahit à l’ouverture de cette nouvelle lecture dans l’hémicycle. La peur de ce que notre assemblée pourrait faire. Non pas la peur de légiférer – nous en avons ici l’habitude et la responsabilité –, mais celle que provoque l’attitude des promoteurs du texte : ils n…

C
M. François Cormier-BouligeonEnsemble
2h09

Bien sûr que si, madame !

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
2h09

Nous réfléchissons avant de voter !

L
Mme Élise LeboucherLa
2h09

Ne parlez pas à notre place !

G
Mme Justine GruetDroite
2h09

Pourtant, le texte a peu à peu dévié des engagements initiaux, sans pour autant donner toutes les garanties indispensables pour encadrer un tel droit. Ainsi, le troisième critère fixé à l’article 4 ouvre ce nouveau droit à deux catégories de patients. La première est celle des patients « en phase te…

G
Mme Justine GruetDroite
2h10

La seconde catégorie est celle des patients « en phase avancée », dont vous avez construit une définition à géométrie variable et subjective. J’ai peur que vous caractérisiez ainsi des patients qui ne vont pas mourir à brève échéance. Peut-on alors parler sincèrement de « fin de vie », comme vous le…

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
2h11

On l’a expliqué mille fois !

G
Mme Justine GruetDroite
2h11

M. Falorni présentait ce texte comme « cohérent », « équilibré » et « solide ». Un texte cohérent ? Cette cohérence repose sur l’autodétermination, défendue par la gauche de cet hémicycle, qui consiste à placer la liberté individuelle au-dessus de tout fondement de la vie en société.

M
M. Yannick MonnetGauche
2h12

C’est un peu plus compliqué que ça !

G
Mme Justine GruetDroite
2h12

Comme si le comportement d’un individu n’interférait pas sur celui des autres ! Si l’on suit votre raisonnement, pourquoi fixer des critères à l’article 4 ? Qui sommes-nous pour juger de la légitimité d’une demande à mourir ? C’est tout l’enjeu du texte, qui ouvrira d’autres difficultés, car nous ne…

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
2h12

C’est dégueulasse de dire ça ! C’est honteux !

E
Mme Karen ErodiLa
2h12

C’est scandaleux !

G
Mme Justine GruetDroite
2h12

Un texte équilibré ? À la lecture de l’exposé sommaire de certains amendements, on comprend que cet équilibre repose davantage sur la politique que sur l’éthique : le but est que le texte soit adopté à tout prix.Pour trouver cet équilibre, on n’inclut pas les directives anticipées ni les mineurs et …

R
M. Jean-François RoussetEnsemble
2h13

Il n’y a personne sur vos bancs !

G
Mme Justine GruetDroite
2h14

Une société se juge à la manière dont elle accompagne la vulnérabilité et non à la façon dont elle organise la mort.J’ai peur ; malheureusement, la peur n’évite pas le danger.

p
M. le présidentRassemblement
2h14

La parole est à Mme Sandrine Rousseau.

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h14

Avant toute chose, je voudrais profiter de la présence de Mme la ministre de la santé pour rappeler que la canicule que nous vivons actuellement est un sujet politique, dont le gouvernement et notre assemblée devraient se saisir urgemment compte tenu des enjeux sanitaires dont il est porteur, pour a…

V
Mme Annie VidalEnsemble
2h15

Mais nous allons tous mourir !

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h15

…et qui souhaitent abréger leurs souffrances. Exactement de la même manière que des personnes décident d’arrêter des traitements parce que la maladie est trop avancée ou exercent leur droit de demander une sédation profonde et continue, elles pourront désormais demander l’aide à mourir.J’entends, ic…

V
Mme Annie VidalEnsemble
2h16

C’est pourtant vrai !

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h16

…et qu’aucun de leurs amendements n’a été adopté.Nous avons pourtant renoncé aux directives anticipées,…

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h16

…ce qui empêche le texte de répondre aux demandes formulées par quelqu’un comme Vincent Lambert. Son cas dramatique avait pourtant suscité dans l’opinion publique une prise de conscience sur la nécessité d’une loi sur la fin de vie.

B
M. Xavier BretonDroite
2h16

Il n’était pas en fin de vie !

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h16

Nous avons aussi renoncé à l’accès à ce droit pour les mineurs – pourtant, nous souffrons de la même manière à 17 et à 18 ans. Nous avons également refusé l’accès à l’aide à mourir aux personnes atteintes d’une maladie limitant leurs capacités cognitives, et par conséquent incapables d’exprimer un c…

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
2h17

Elle a raison ! Il faut une approche humaniste !

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
2h17

Cela ne nous honore pas ; cela n’est pas à la hauteur des valeurs défendues par notre pays ; cela n’a rien à voir avec l’égalité de droits que nous devons aux personnes face à la mort.Le second est la libre administration du produit létal : choisir entre le faire soi-même ou le faire faire par un so…

p
M. le présidentRassemblement
2h19

La parole est à Mme Véronique Besse.

B
Mme Véronique BesseNon
2h20

Pour la troisième fois, notre assemblée est appelée à se prononcer sur un texte que le Sénat a rejeté catégoriquement à deux reprises, en mai 2025 puis en février 2026. Le 19 mai, la commission mixte paritaire n’est pas non plus parvenue à un accord.Ce n’est pas un signe de consensus ; c’est le sign…

P
M. René PilatoLa
2h22

Aucun délit d’entrave !

B
Mme Véronique BesseNon
2h22

…des délais pour bénéficier du suicide les plus courts d’Europe, des pharmaciens qui n’ont toujours aucune clause de conscience – j’ai d’ailleurs déposé un amendement pour protéger ceux d’entre eux qui refusent de préparer ce que j’appelle le cocktail de la mort.

B
Mme Véronique BesseNon
2h22

En commission, le rapporteur a balayé cet amendement, estimant que les pharmaciens ne sont « pas assez impliqués dans l’acte final ». Si la préparation et la distribution d’un poison mortel ne constituent pas une participation à la mise à mort, je ne sais plus ce que les mots signifient !Ensuite, l’…

R
M. Jean-François RoussetEnsemble
2h22

Mais non ! Vous êtes une menteuse !

E
Mme Karen ErodiLa
2h22

Désinformation !

B
Mme Véronique BesseNon
2h22

Des millions de personnes sont ainsi potentiellement éligibles. Ce n’est pas une loi d’exception ; c’est une loi de portée générale.

B
Mme Véronique BesseNon
2h22

Venons-en à la procédure. Une fois la demande validée, le patient pourra être euthanasié en quarante-huit heures, sans consultation psychiatrique obligatoire. Ce délai est le plus court au monde. Si l’intéressé change d’avis le jour J, le praticien reprogrammera simplement un rendez-vous – c’est plu…

P
M. René PilatoLa
2h23

Il fallait voter le droit opposable aux soins palliatifs ! C’est hypocrite de dire ça !

B
Mme Véronique BesseNon
2h23

Il n’est toujours pas possible d’accéder aux soins palliatifs dans vingt et un départements : proposer la mort comme unique réponse à la souffrance, ce n’est pas proposer un véritable choix. Obtenir une consultation dans un centre de lutte contre la douleur prend aujourd’hui entre deux et sept mois …

B
Mme Véronique BesseNon
2h24

Bien sûr ; mais ce premier texte voté mettra des années à être appliqué. D’ici là, un malade face à la douleur n’aura d’autre choix ni d’autre solution que le suicide assisté – qui, lui, sera immédiatement disponible.Enfin, je suis choquée par le soutien de la gauche à ce texte. Ceux qui prétendent …

B
Mme Véronique BesseNon
2h24

Dans les pays qui l’ont légalisé, les populations les plus pauvres sont surreprésentées parmi ceux qui y ont recours – voilà le vrai visage du « progrès sociétal » !

E
Mme Karen ErodiLa
2h24

N’importe quoi !

B
Mme Véronique BesseNon
2h24

Selon les sondages, une courte majorité de Français seraient favorables à l’euthanasie. Nos compatriotes n’ont toutefois pas pris connaissance de l’intégralité de la proposition de loi et s’ils le faisaient, ils seraient choqués par ce texte, l’un des plus permissifs au monde. Les Français n’attende…

La discussion générale est close.

La séance est suspendue.

La séance est reprise.

J’appelle maintenant, dans le texte de la commission, les articles de la proposition de loi.

p
M. le présidentRassemblement
2h38

La parole est à M. Christophe Bentz.

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h38

Je ne sais plus comment vous dire notre opposition à ce texte pour que vous l’entendiez et que vous la compreniez.

L
Mme Élise LeboucherLa
2h38

Mais on n’est pas d’accord !

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h38

Je suis très fier de mon pays, la France, de son histoire, de sa culture, de ses paysages, de son économie, de son tissu social, de sa recherche et de sa médecine. Il y a vraiment de quoi être fier !

S
Quelques députés du groupe SOC
2h39

Quel est le rapport avec le texte ?

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h39

Mais aujourd’hui, je suis très inquiet pour mon pays à cause de ce texte, qui est, à mon sens, très dangereux. Certes, notre pays n’est pas parfait. Il traverse un certain nombre de crises liées aux défaillances de notre système de santé, en particulier de l’accès aux soins. C’est vrai. Mais ça, ça …

p
M. le présidentRassemblement
2h40

Dans la discussion des amendements, je prendrai un pour, un contre.Je suis saisi de dix amendements identiques, n31, 174, 562, 589, 606, 826, 874, 1233, 1382 et 1495, qui tendent à supprimer l’article.La parole est à M. Christophe Bentz, pour soutenir l’amendement n31.

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h40

L’article 1définit l’aide à mourir. Sa portée est avant tout légistique, mais il nous emmène sur un chemin très dangereux. C’est la raison pour laquelle nous avons déposé un amendement de suppression. Je vous le rappelle, ce texte ne fait pas l’objet d’un consensus parlementaire. Le Sénat y est oppo…

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
2h40

Le Sénat n’a pas travaillé !

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h41

Il n’y a pas non plus de consensus médical. L’écrasante majorité des soignants et des médecins ne veulent pas de cette loi car leur vocation est de soigner, pas de donner la mort.

R
M. Aurélien RousseauSocialistes
2h41

Mais ce n’est pas vrai !

B
M. Christophe BentzRassemblement
2h41

Enfin, le groupe Rassemblement National dans son ensemble estime que le texte n’a pas de légitimité, car il n’y a pas de consensus populaire. Les nombreux sondages réalisés ont produit des résultats contradictoires. Ce que nous demandons est très simple : consultons les Français. Un sujet de société…

Sur les amendements n31 et identiques, je suis saisi par les groupes Rassemblement national et La France insoumise-Nouveau Front populaire de demandes de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.L’amendement n562 de Mme Hanane Mansouri est défendu.La parole est à Mme Élisabeth de Maistre, pour soutenir l’amendement n589.

M
Mme Élisabeth de MaistreDroite
2h43

Je voudrais en profiter pour vous lire des extraits d’une tribune écrite par un habitant de ma circonscription de Boulogne-Billancourt, parue dansle 27 mai : « Je m’appelle Louis-Benoît Barth. J’ai 60 ans et je suis atteint de la maladie de Charcot. Les médecins savent comment cette histoire se term…

p
M. le présidentRassemblement
2h50

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
2h50

Pour la troisième fois, je défends ce texte dans cet hémicycle, et j’en suis très fière. J’en profite pour adresser un petit salut à Olivier Falorni, car je n’ai pas eu l’occasion de le faire tout à l’heure.Les amendements déposés sur ce texte sont au nombre de 1 800 et 95 à 98 % d’entre eux ont déj…

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
2h53

Troisièmement, l’inscription de ces règles dans le code de la santé publique fait qu’elles seront plus aisées à trouver et plus faciles à comprendre. Cette codification permettra aux citoyens, aux professionnels et aux administrations de connaître plus facilement leurs droits et leurs obligations – …

p
M. le présidentRassemblement
2h54

Quel est l’avis du gouvernement ?

R
Mme Stéphanie Rist
2h54

Mme la rapporteure a déjà exposé plusieurs arguments importants contre ces amendements de suppression. Même si je comprends qu’ils sont surtout une occasion pour leurs auteurs d’exprimer leur position sur le texte, je rappelle, s’agissant précisément de l’inscription dans le code de la santé publiqu…

p
M. le présidentRassemblement
2h55

Comme j’ai de nombreuses demandes de parole, je propose une intervention par groupe, d’une durée d’une minute à une minute trente maximum.La parole est à M. Yannick Monnet.

M
M. Yannick MonnetGauche
2h55

Je suis contre ces amendements de suppression et je voudrais dire un mot au sujet de deux arguments qui reviennent régulièrement.La question du référendum, d’abord. Je trouve très démagogique de solliciter un référendum sur un tel sujet.Quelle question allez-vous poser aux gens ? Quelle procédure al…

p
M. le présidentRassemblement
2h56

La parole est à M. René Pilato.

P
M. René PilatoLa
2h56

Bien sûr, on peut être pour ou contre le texte, mais ce qui n’est pas normal, c’est de mentir par omission, comme le font certains de nos collègues.

R
Un député du groupe RN
2h56

C’est vous qui le faites !

P
M. René PilatoLa
2h56

Dans vos prises de parole, vous occultez sans arrêt les cinq critères. Certains collègues ne sont pas loin de dire que l’on pourra accéder à l’aide à mourir comme on se rend à la plage. C’est archifaux !Si vous voulez que nos débats soient de bonne tenue, et nous le devons à celles et à ceux qui sou…

p
M. le présidentRassemblement
2h57

La parole est à Mme Danielle Simonnet.

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
2h57

Vous souhaitez, à travers ces amendements, supprimer l’article 1, c’est-à-dire toute référence à l’expression de la volonté des patients sur leur fin de vie. C’est d’une hypocrisie terrible, parce que la sédation profonde et continue jusqu’au décès est déjà, de fait, une aide à mourir, mais qui ne r…

B
M. Xavier BretonDroite
2h57

Ce n’est pas l’intention !

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
2h58

Là, il s’agit de pouvoir respecter la volonté du patient au sujet de sa fin de vie. L’accès à l’aide à mourir sera soumis à des conditions cumulatives très strictes – notamment un pronostic vital engagé et une souffrance réfractaire à tout traitement – que nous détaillerons lors de l’examen de l’art…

B
M. Xavier BretonDroite
2h58

Lors de la sédation, l’intention n’est pas de donner la mort ! C’est complètement différent !

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
2h58

La grande avancée de ce texte consistera, je le répète, à ce que soit respectée la volonté des patients, dans les conditions strictes définies à l’article 4.

p
M. le présidentRassemblement
2h58

La parole est à Mme Hanane Mansouri.

M
Mme Hanane MansouriUnion
2h58

Dans le cadre de cet interminable – et déprimant, accessoirement – débat sur l’euthanasie, nous en sommes à la troisième lecture du texte. Pour la troisième fois, nous entendons les mêmes arguments.

R
Mme Stéphanie Rist
2h59

Ce sont les mêmes amendements !

M
Mme Hanane MansouriUnion
2h59

Pardonnez-moi, monsieur Pilato, mais lorsque vous entendez inscrire l’euthanasie et le suicide assisté dans le code de la santé publique, c’est vous qui mentez. Pour avoir une santé, il faut être vivant, rien que ça !

D
Mme Dieynaba DiopSocialistes
2h59

Prenez un peu de hauteur !

M
Mme Hanane MansouriUnion
2h59

À vous aussi, madame la ministre, pardon : bien sûr, le code de la santé publique comporte des dispositions relatives à d’autres thématiques – les débits de boissons, l’alcool, le tabac –, mais celles-ci visent à un mieux, à ce que l’on puisse continuer de vivre et de vivre en bonne santé, et non à …

D
Mme Dieynaba DiopSocialistes
2h59

C’est honteux, ce que vous dites !

p
M. le présidentRassemblement
2h59

Madame Amiot, chaque groupe aura la parole à tour de rôle ; on laisse donc s’exprimer les autres. Ce n’est pas la peine de hurler par-dessus la voix des intervenants !Vous n’avez pas la parole, madame ; encore une fois, laissez les autres s’exprimer.La parole est à Mme Annie Vidal.

A
Mme Ségolène AmiotLa
3h00

Donc quand on entend quelqu’un dire n’importe quoi, on n’a pas le droit de réagir ?

p
M. le présidentRassemblement
3h00

Madame Amiot, si vous avez quelque chose à dire, demandez la parole comme tout autre député : c’est insupportable ! Allez-y, madame Vidal.

V
Mme Annie VidalEnsemble
3h00

Je n’interviens pas au nom de mon groupe, mais à titre personnel : je soutiens ces amendements de suppression.En premier lieu, au cours des consultations, des débats citoyens comme parlementaires, le maître mot a été l’éthique – l’éthique en vue de trouver une conception alternative de notre devoir …

p
M. le présidentRassemblement
3h02

La parole est à M. Christophe Bentz.

B
M. Christophe BentzRassemblement
3h02

Permettez-moi de réagir aux propos de M. Pilato : pardon, cher collègue, ce que vous avez dit du mensonge par omission est un peu fort de café. Vous militez pour ce texte, qui véhicule précisément un mensonge par omission, et vous affirmez que nous mentons ?Les Français qui nous écoutent doivent le …

p
M. le présidentRassemblement
3h02

La parole est à M. Xavier Breton.

B
M. Xavier BretonDroite
3h03

Il s’agit effectivement de savoir si, par rapport à ce qui existe, le texte opérerait une rupture radicale. On nous objecte que la sédation profonde et continue prévue par la loi Claeys-Leonetti constituerait une aide active à mourir : non ! Elle n’a pas pour objectif de provoquer la mort !Seulement…

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
3h04

Par déshydratation !

D
Mme Dieynaba DiopSocialistes
3h04

C’est de l’hypocrisie !

B
M. Xavier BretonDroite
3h04

Le texte que nous examinons prévoit une procédure découlant de l’intention de provoquer la mort, ce qui est totalement différent. Demandez à Jean Leonetti, demandez à Alain Claeys ! Ils vous diront avoir conçu un accompagnement, lequel se poursuit jusqu’à une mort non intentionnelle. Vous comptez in…

L
Mme Karine LebonGauche
3h04

La loi Claeys-Leonetti précise « jusqu’au décès » !

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
3h04

On sait très bien que la déshydratation provoquera la mort !

p
M. le présidentRassemblement
3h04

S’il vous plaît ! Encore une fois, si je donne la parole à chaque groupe, c’est pour que chacun puisse s’exprimer, non pour que les uns hurlent par-dessus la voix des autres !La parole est à Mme Nicole Dubré-Chirat. Mme Vidal ayant précisé qu’elle parlait à titre personnel et non pour le groupe auqu…

B
M. Xavier BretonDroite
3h04

Le président est sage !

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
3h05

Merci, monsieur le président. Le code de la santé publique traite de la prévention, des traitements curatifs, de l’accompagnement depuis la naissance jusqu’à la mort ; si nous souhaitons le modifier, c’est parce qu’il conviendrait de prendre en charge des patients atteints d’une maladie incurable do…

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
3h05

Une autre possibilité consisterait donc à accompagner la fin de vie – en recourant effectivement à une substance létale. Pour ces raisons, nous sommes obligés de modifier le code. Je le répète, les gens dont il s’agit sont malades ! Vous donnez l’impression d’imaginer que tout un chacun, pour une ra…

p
M. le présidentRassemblement
3h06

La parole est à Mme Perrine Goulet.

G
Mme Perrine GouletLes
3h06

Je ne comprends pas bien ce débat : dans le code de la santé publique figure déjà un dispositif qui donne la mort – le dispositif Claeys-Leonetti.

R
Un député du groupe RN
3h06

Ne faites pas de nouvelle loi, alors !

G
Mme Perrine GouletLes
3h06

On a beau dire ce que l’on veut, je suis désolée, à partir du moment où l’on place quelqu’un sous sédation, on le laisse dépérir ; on le plonge dans le coma afin qu’il ne se réveille pas, on cesse de l’alimenter et de l’hydrater, on ne le soigne plus, parce qu’inévitablement, tranquillement, il va à…

B
M. Xavier BretonDroite
3h07

Cette mort, ne vous en déplaise, on ne la provoque pas !

G
Mme Perrine GouletLes
3h07

Vous préférez que la famille doive laisser dépérir sous ses yeux un malade plongé dans le coma, en sachant que jamais elle ne rétablira de lien avec lui.

B
M. Xavier BretonDroite
3h07

Vous vous enfoncez !

G
Mme Perrine GouletLes
3h07

Peut-être pourrions-nous plutôt tenir compte de la dignité de la personne et mettre fin à ses souffrances. Laisser la sédation dans le code et ne pas y inclure l’aide à mourir serait hypocrite !

p
M. le présidentRassemblement
3h07

La parole est à Mme Océane Godard.

G
Mme Océane GodardSocialistes
3h07

Nos débats commencent fort, avec encore une fois des mots utilisés, je crois, à très mauvais escient, et nombre de lectures assez insupportables. Non, personne ne veut légaliser le suicide, personne ne souhaite la mort de gens déjà malades. En revanche, nous sommes en train de travailler…

R
Un député du groupe RN
3h08

À la légalisation du suicide !

G
Mme Océane GodardSocialistes
3h08

…en vue de permettre à des femmes, à des hommes en fin de vie, atteints d’une maladie grave et incurable, éprouvant d’insupportables douleurs réfractaires, d’exprimer la volonté de terminer leur vie dans les conditions qu’ils auront choisies. Cette proposition de loi incarne le respect, la liberté d…

p
M. le présidentRassemblement
3h09

La parole est à Mme Agnès Firmin Le Bodo.

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
3h09

Je voterai bien évidemment contre les amendements de suppression. Nous en sommes au début de l’examen du texte, autant énoncer les choses clairement : cette proposition de loi n’est pas destinée aux personnes en situation de handicap, aux personnes vulnérables, mais aux personnes malades.

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
3h09

Il faut le dire, le redire haut et fort ! Par ailleurs, comme l’a signifié Perrine Goulet, ce serait une grave erreur que de ne pas inscrire l’aide à mourir dans le code de la santé publique. La sédation profonde et continue – jusqu’au décès, il serait bon de le rappeler systématiquement –…

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
3h10

…y est inscrite, et puisqu’elle ne répond pas à toutes les situations, puisqu’il nous faut donc avancer, ajoutons-y cette nouvelle aide à mourir, telle que nous allons la définir !

p
M. le présidentRassemblement
3h10

La parole est à M. le président de la commission des affaires sociales.

V
M. Frédéric ValletouxHorizons
3h10

Il faut revenir au fond de l’article 1et ne pas s’offusquer que le texte soit accroché au code de la santé publique, plus précisément au début de ce code, à la section intitulée « Expression de la volonté des malades refusant un traitement et des malades en fin de vie ». Que le futur droit soit ratt…

B
M. Xavier BretonDroite
3h10

Elle ne vise pas à le provoquer ! Ce n’est pas la même intention !

V
M. Frédéric ValletouxHorizons
3h11

…à partir du moment où l’on ne nourrit plus quelqu’un, où on ne l’hydrate plus, on provoque sa mort.La conséquence est la mort ! Le chemin diffère, non la destination.

P
M. René PilatoLa
3h11

Eh oui, le résultat est le même !

B
M. Xavier BretonDroite
3h11

Allez dire ça à Jean Leonetti, vous allez voir !

p
M. le présidentRassemblement
3h12

La parole est à M. le rapporteur général.

V
M. Philippe VigierLes
3h12

Frédéric Valletoux a très bien résumé les choses. Parmi nous, des juristes, toujours très attentifs – je pense à Patrick Hetzel –, estimaient que ce texte présentait un problème de rattachement juridique : nous le traitons. Là où l’attaque me surprend, c’est que l’article porte sur un point fondamen…

B
M. Théo BernhardtRassemblement
3h13

Vous ne pouvez pas dire ça !

V
M. Philippe VigierLes
3h14

Dans l’équilibre du texte auquel nous sommes parvenus, il n’est pas fait mention des directives anticipées.Cela m’amène à évoquer M. Xavier Breton. Cher collègue, depuis 2021, vous êtes l’un des quatre signataires des 2 500 amendements déposés sur ce texte. Je reconnais une constance dans votre oppo…

B
M. Xavier BretonDroite
3h14

Ce n’est pas l’intention !

V
M. Philippe VigierLes
3h14

Cela entraîne l’arrêt du fonctionnement des organes, et quand les organes ne fonctionnent plus, le décès survient. Dire le contraire relève de l’hypocrisie.Certains ici rêvent de faire comme les sénateurs et d’abroger les articles 1et 2. Mais en poursuivant l’examen de ce texte, chacun comprendra po…

p
M. le présidentRassemblement
3h15

La parole est à Mme la ministre.

R
Mme Stéphanie Rist
3h15

Quel que soit l’avis de chacun sur ce texte, il me semble essentiel de ne pas effrayer ceux qui nous écoutent. Nos paroles peuvent entraîner des conséquences.À ce stade, le texte prévoit des critères : pour accéder à l’aide à mourir, il faut être un malade dont le pronostic vital est engagé, être en…

Je mets aux voix les amendements identiques n31, 174, 562, 589, 606, 826, 874, 1233, 1382 et 1495.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        200Nombre de suffrages exprimés                198Majorité absolue                        100Pour l’adoption                88Contre                110

p
M. le présidentRassemblement
3h23

Quel est l’avis de la commission ?

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h23

Nous abordons donc le sujet de la sémantique. Je donnerai, comme je l’ai déjà indiqué, un avis défavorable sur l’ensemble de ces amendements. C’est un sujet que nous aborderons plus tard, à l’article 2.Les amendements de M. Bentz proposent diverses reformulations : « solidarité envers les personnes …

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
3h23

C’est votre droit !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h23

Pour ce qui est de l’intentionnalité, il n’y a qu’un cheveu d’écart entre la sédation profonde et continue jusqu’au décès et les dispositions de la loi que nous proposons.

J
M. Philippe JuvinDroite
3h24

Allez dire ça aux infirmiers !

B
M. Théo BernhardtRassemblement
3h24

Alors, pourquoi fait-on cette loi ?

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h24

Là encore, nous demandons aux patients de s’exprimer, alors que, dans le cas de la sédation profonde et continue, le malade peut avoir perdu conscience. Il n’y a donc pas de procès d’intention à faire sur ce point.Ce sur quoi nous pouvons nous accorder, c’est que vos arguments n’ont qu’un seul but :…

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h24

Vous souhaitez maintenant parler de la terminologie. Vous parlez de suicide assisté ou d’euthanasie. Nous avons déjà eu ce débat mille fois. La référence au suicide assisté introduit une confusion entre l’acte de désespoir qu’est le suicide et la forme d’aide à mourir prévue par ce texte. Bien évide…

p
M. le présidentRassemblement
3h25

Quel est l’avis du gouvernement ?

R
Mme Stéphanie Rist
3h25

Nous parlons de sémantique ; il est ici question de changer les termes utilisés dans le texte, certains peuvent le comprendre. Or comme l’a dit la rapporteure, le mot « euthanasie » est propice à la confusion, eu égard aux connotations qu’il peut véhiculer. Notons que seule la moitié des pays ayant …

G
Mme Justine GruetDroite
3h26

La moitié, ce n’est pas rien !

R
Mme Stéphanie Rist
3h26

Il est important de conserver l’expression « fin de vie » : l’article 1la codifie dans le code de la santé publique. Avis défavorable.

p
M. le présidentRassemblement
3h26

La parole est à Mme Hanane Mansouri.

M
Mme Hanane MansouriUnion
3h26

Les dernières prises de parole sont éclairantes sur le fond. Concernant la comparaison avec la sédation profonde et continue,…

L
Mme Élise LeboucherLa
3h27

Jusqu’au décès !

M
Mme Hanane MansouriUnion
3h27

…vous l’avez dit vous-même, madame la rapporteure : il n’y a quasiment rien qui sépare la sédation profonde et continue de l’euthanasie, si ce n’est le fait de provoquer la mort, ce qui constitue un acte important. Cela révèle que vous considérez que la sédation profonde et continue appliquée à des …

S
Mme Danielle SimonnetÉcologiste
3h27

Avant qu’elle ait lieu ? Apprenez à lire !

M
Mme Hanane MansouriUnion
3h27

Pire encore, vous ne donnez même pas au patient la possibilité de voir sa souffrance soignée ou soulagée. Sincèrement, ces prises de parole en disent long sur vous. Un patient atteint d’un cancer, qui a pourtant la possibilité d’être soigné si les traitements fonctionnent et s’il est bien accompagné…

M
M. Yannick MonnetGauche
3h27

Lisez le texte avant de parler !

M
Mme Hanane MansouriUnion
3h27

Parce que vous n’avez pas envie de voir la souffrance de ces patients, vous proposez l’euthanasie pour qu’ils partent avant même de se retrouver dans cette situation.

p
M. le présidentRassemblement
3h28

La parole est à Mme la ministre.

R
Mme Stéphanie Rist
3h28

Madame Mansouri, c’est justement pour cela qu’il ne faut pas garder le terme « euthanasie ». Dans votre exemple, le malade, s’il ne souhaite pas bénéficier d’une aide à mourir, n’en bénéficiera pas. Il faut que ce soit une demande personnelle. C’est précisément le sens de la différence sémantique.

p
M. le présidentRassemblement
3h28

La parole est à M. Michel Lauzzana.

L
M. Michel LauzzanaEnsemble
3h28

Cette séquence, qui consiste à ergoter sur la sémantique et à dire que tel mot ne résume pas ce qui figure dans la proposition de loi, reviendra certainement souvent. Évidemment, deux ou trois mots ne résumeront jamais ce qu’il y a derrière le texte. C’est pour cela que les articles qui suivent défi…

L
M. Michel LauzzanaEnsemble
3h29

Pour répondre à l’un de mes éminents collègues, la sédation profonde et continue, ce n’est pas la même chose que l’aide à mourir. De mon point de vue, la première est pire que la seconde, sur laquelle nous sommes appelés à nous prononcer : il y a en plus l’agonie du patient, qui est très difficile à…

Sur l’article 1, je suis saisi par le groupe Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je mets aux voix l’amendement n622.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        157Nombre de suffrages exprimés                155Majorité absolue                        78Pour l’adoption                77Contre                78

Je mets aux voix, par scrutin public, l’amendement n16.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        157Nombre de suffrages exprimés                157Majorité absolue                        79Pour l’adoption                76Contre                81

p
M. le présidentRassemblement
3h32

Quel est l’avis de la commission ?

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h32

Si vous me citez, citez-moi jusqu’au bout, s’il vous plaît. Bien sûr, l’aide à mourir permet l’arrêt de la vie de la personne à sa demande – c’est cela qui est essentiel.

R
Un député du groupe RN
3h32

C’est ce qu’il a dit !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
3h32

Par cet amendement, vous voulez modifier le titre du chapitre du code de la santé publique pour y mentionner la fin de vie « des personnes en phase terminale ». J’y suis défavorable pour deux raisons. D’abord, le chapitre du code de la santé publique dont nous modifions le titre ne comprend pas seul…

p
M. le présidentRassemblement
3h33

La parole est à Mme la ministre.

R
Mme Stéphanie Rist
3h33

Avis défavorable.

p
M. le présidentRassemblement
3h33

La parole est à Mme Justine Gruet.

G
Mme Justine GruetDroite
3h33

L’objet de l’article que nous nous apprêtons à voter est d’inscrire l’aide à mourir dans le code de la santé publique. Nous avons longuement évoqué le fait que ce n’était pas un soin, ce dont vous convenez. C’est ce qui différencie finalement l’aide à mourir de l’accompagnement des malades en fin de…

p
M. le présidentRassemblement
3h34

La parole est à M. René Pilato.

P
M. René PilatoLa
3h35

Je vais répondre sur l’euthanasie ou le suicide assisté. Collègues, soyez honnêtes, même si votre amendement était adopté, vous ne voteriez pas le texte. Monsieur Bentz, dans le cadre de la sédation profonde et continue, quand on coupe la nourriture et l’hydratation, quelle est l’intentionnalité de …

P
M. René PilatoLa
3h36

Les patients savent qu’ils vont mourir, la famille le sait, l’équipe médicale le sait. Vous ne parlez jamais de leur souffrance, qui peut durer des mois. Vous n’entendez pas l’appel de Charles Biétry, qui va devoir se rendre en Suisse pour arrêter de souffrir. S’il vous plaît, soyez honnête jusqu’au…

p
M. le présidentRassemblement
3h37

La parole est à M. le rapporteur général.

V
M. Philippe VigierLes
3h37

Monsieur Bentz, vous qui aimez bien que la loi ne soit pas bavarde – vous l’avez redit en commission –, qu’elle soit précise et que chaque article ne traite que ce dont il doit traiter, je vous renvoie aux alinéas de l’article 4, que vous connaissez parfaitement. Il est précisé qu’il s’agit d’un pro…

G
Mme Justine GruetDroite
3h38

La vie conduit au décès !

V
M. Philippe VigierLes
3h38

À ce moment-là, s’ils ont la lucidité de le faire, ces patients demandent le nouveau droit que nous leur proposons. Ne leur enlevez pas cette possibilité de le demander avec toute la lucidité requise. C’est leur faire passer un message très important que de les écouter – je le dirai sans arrêt tout …

Je mets aux voix, par scrutin public, l’amendement n1073.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        173Nombre de suffrages exprimés                170Majorité absolue                        86Pour l’adoption                78Contre                92

Je mets aux voix l’article 1.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        175Nombre de suffrages exprimés                173Majorité absolue                        87Pour l’adoption                93Contre                80

p
M. le présidentRassemblement
3h39

La parole est à M. Christophe Bentz.

B
M. Christophe BentzRassemblement
3h39

En préambule, madame la rapporteure Liso, tout à l’heure, nous sommes tombés d’accord – véritablement – sur le fait que l’objectif de ce texte était de permettre au patient, à sa demande, d’arrêter sa vie. Je vous ai dit que c’était un suicide et vous m’avez fait un signe de la main qui signifiait :…

Sur les amendements n18 et identiques, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

S
M. Charles SitzenstuhlEnsemble
3h41

Je voudrais d’abord répondre aux propos de plusieurs collègues favorables au texte sur la souffrance. Je rappelle qu’il n’y a pas dans cet hémicycle deux catégories de députés : ceux qui seraient sensibles à la souffrance d’autrui et ceux qui y seraient insensibles. Nous sommes tous ici des femmes e…

P
M. René PilatoLa
3h42

Il y a des trous dans la raquette !

S
M. Charles SitzenstuhlEnsemble
3h42

C’est leur métier. C’est une discipline – je me suis un peu informé – qui a fait beaucoup de progrès au cours des dernières décennies. Les médecins qui travaillent en unité de soins palliatifs sont capables de rassurer des personnes qui font face à des souffrances, en leur montrant qu’il est possibl…

P
M. René PilatoLa
3h43

Nous, nous avons proposé le droit opposable aux soins palliatifs, que vous n’avez pas voté !

p
M. le présidentRassemblement
3h43

La parole est à Mme Justine Gruet.

G
Mme Justine GruetDroite
3h43

L’article 2 est essentiel en ce qu’il définit le droit à l’aide à mourir, et nous échouerions dans notre rôle de législateur si nous ne le définissions pas plus précisément. Lors des précédentes lectures, nous n’avons eu de cesse de vous dire qu’il faut distinguer entre l’autoadministration et l’inj…

V
M. Philippe VigierLes
3h44

C’est insupportable !

G
Mme Justine GruetDroite
3h44

Il nous revient donc, collectivement, d’établir la distinction sémantique entre deux gestes qui sont bien différents, plutôt que de nous en remettre à de tels arguments d’autorité. Je rappelle d’ailleurs que le terme « euthanasie » figure dans d’autres législations étrangères. C’est précisément là q…

L
M. Gérard LeseulSocialistes
3h45

C’est un vrai naufrage !

M
Mme Hanane MansouriUnion
3h45

C’est infernal, on n’a plus le droit de s’exprimer !

p
M. le présidentRassemblement
3h45

Madame Mansouri, s’il vous plaît !La parole est à Mme Sandrine Rousseau.

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
3h45

Je rappelle que les nazis ne faisaient en aucun cas de l’aide à mourir : ils ne faisaient que commettre des assassinats. Cela n’a strictement rien à voir et c’est indécent de parler en ces termes.L’article 2 définit le droit à l’aide à mourir et ce texte propose un choix aux personnes, un choix en c…

p
M. le présidentRassemblement
3h59

Quel est l’avis de la commission ?

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
4h00

Je rappelle que ce nouveau droit a été voté à de multiples reprises dans cet hémicycle. De plus, le débat sémantique est si important qu’il serait dommage de l’empêcher en supprimant l’article.Plusieurs d’entre vous ont évoqué les soins palliatifs. Que les choses soient claires : il ne faut pas oppo…

T
M. Vincent TrébuchetUnion
4h00

Ce sont les mots qui ont été prononcés !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
4h01

Nous avons parlé de sédation profonde et continue, mais n’avons jamais mis en cause les soins palliatifs. Ce sont deux choses différentes.Enfin, monsieur Hetzel, dans l’exposé sommaire de votre amendement, vous écrivez que « dès son admission dans un établissement, les soignants seront dans l’obliga…

P
M. René PilatoLa
4h01

Vous savez que c’est faux !

V
M. Philippe VigierLes
4h02

C’est une contrevérité !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
4h02

D’abord, vous savez très bien que ce droit n’est pas inconditionnel : il faut satisfaire à cinq critères cumulatifs que nous étudierons à l’article 4. Ensuite, le dispositif est respectueux de la liberté d’autrui : à aucun moment les soignants n’auront à proposer l’aide à mourir. Nous nous tuons à l…

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h02

Ça sent le sapin !

L
Mme Brigitte LisoEnsemble
4h02

Je suis donc défavorable à ces amendements identiques.

p
M. le présidentRassemblement
4h02

Quel est l’avis du gouvernement ?

R
Mme Stéphanie Rist
4h02

Ces amendements visent à supprimer la définition de l’aide à mourir, c’est-à-dire la substance de la proposition de loi. Il est normal qu’ils aient été déposés, mais j’y suis défavorable : l’article 2 étant essentiel à la proposition de loi, il convient de le conserver.

p
M. le présidentRassemblement
4h03

La parole est à Mme Agnès Firmin Le Bodo.

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
4h03

Je voterai contre les amendements. Je tiens à redire à Mme Dogor-Such et à M. Potier – je le répéterai autant de fois que nécessaire – que cette proposition de loi est faite pour des gens malades, pas pour les personnes âgées ni pour les personnes en situation de handicap.Monsieur Sitzenstuhl, monsi…

R
M. Jean-François RoussetEnsemble
4h04

Elle a raison !

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
4h04

Aujourd’hui, les acteurs des soins palliatifs regardent d’un mauvais œil l’aide à mourir, car ils la considèrent comme une remise en cause de leur prise en charge du patient. Elle ne l’est pas.

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
4h04

Monsieur Hetzel, je crois que nous n’avons pas la même définition de la fraternité. Quand une personne malade en fin de vie, sachant qu’elle est entrée dans une phase de sa maladie qui la mène irréversiblement vers la mort, me dit, les yeux dans les yeux, que sa souffrance est insupportable, ma noti…

B
Mme Agnès Firmin Le BodoHorizons
4h05

Enfin, le terme d’aide à mourir est adapté. Il renvoie à la fois à l’autonomie de la personne et à la solidarité de la nation.Quant à M. Badinter, arrêtez de vous réclamer de lui : il se trouve que la dernière personne qui ait constaté son évolution, c’est moi, en septembre 2023. Il m’a alors fait p…

P
M. Dominique PotierSocialistes
4h05

Pas d’argument d’autorité !

p
M. le présidentRassemblement
4h05

La parole est à Mme Nicole Dubré-Chirat.

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
4h05

L’article 2 crée un nouveau droit qui, comme l’a dit Mme Rousseau, constitue l’ultime liberté de choix pour un patient en fin de vie. Monsieur Hetzel, je ne pense pas que la fraternité consiste à laisser des personnes qui souffrent mourir sans aide, sans accompagnement et sans traitement adapté à le…

H
M. Patrick HetzelDroite
4h06

Ce n’est pas ce que j’ai dit !

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
4h06

L’humanité, est-ce de prodiguer la sédation profonde, laquelle s’accompagne de douleurs psychologiques et physiques importantes, qui ne sont pas forcément mesurées ? La fraternité, est-ce de permettre à ceux qui en ont encore le temps et les moyens d’aller en Suisse ou en Belgique ? Est-ce là ce que…

p
M. le présidentRassemblement
4h07

La parole est à M. Hervé de Lépinau.

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h07

Nous soutenons que ce texte est une rupture anthropologique. Il vise à dépénaliser des crimes et des délits ; c’est un fait.

C
M. François Cormier-BouligeonEnsemble
4h07

Le député qui parle est favorable à la peine de mort, il faut le savoir !

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h07

Monsieur le président, pourriez-vous noter ce qui vient d’être dit ? Je n’ai jamais été favorable à la peine de mort.

C
M. François Cormier-BouligeonEnsemble
4h07

C’est faux ! Vous en êtes un militant !

p
M. le présidentRassemblement
4h07

Ce sera noté au compte rendu si les rédacteurs l’ont entendu. Veuillez poursuivre votre propos.

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h07

Je voudrais prendre la parole pour Brune, Paola, Louis ou encore pour Agathe. Agathe, lourdement handicapée et ayant subi une trachéotomie pour pouvoir respirer, a un physique qui ne correspond pas aux canons, aux standards.

H
Mme Florence Herouin-LéauteySocialistes
4h08

Quels standards ?

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h08

Elle a pourtant une intelligence supérieure, puisqu’elle a fait l’ENS – l’École normale supérieure – ; surtout, elle a une âme. Agathe, qui suit nos débats, nous dit la chose suivante : « S’il y a une incapacité à faire face à la souffrance, je ne pense pas que la réponse soit de donner un accès à l…

R
M. Aurélien RousseauSocialistes
4h08

Agathe peut très bien expliquer sa volonté !

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h08

Voilà les propos d’une éligible qui a un handicap lié à la maladie et qui connaît parfaitement le principe de l’effet cliquet.

D
Mme Dieynaba DiopSocialistes
4h08

Vous dites l’inverse, d’habitude !

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h08

Elle sait très bien que le texte que vous enveloppez d’humanisme et de bons sentiments fera d’elle une cible dans vingt ans,…

M
M. Ludovic MendesEnsemble
4h08

N’importe quoi !

L
M. Hervé de LépinauRassemblement
4h08

…car la question du prix du soin se posera, et par conséquent celle du prix de la mort.On amènera ceux qui sont physiquement ou moralement faibles à privilégier la mort par souci d’économie, plutôt que de privilégier la vie.

p
M. le présidentRassemblement
4h10

Cela n’entre pas dans le cadre du rappel au règlement.

p
M. le présidentRassemblement
4h10

La parole est à M. Stéphane Delautrette, rapporteur.

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
4h10

C’est le but du débat parlementaire que d’exposer nos désaccords, mais cela n’autorise pas à raconter n’importe quoi et surtout pas des mensonges.

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
4h10

Il n’y a pas, d’une part, les députés qui défendraient la vie, d’autre part, ceux qui feraient l’apologie de la mort. Nous sommes tous des défenseurs de la vie. Nous sommes tous aux côtés de ceux qui font évoluer la médecine, nous accompagnons tous le progrès médical. Malheureusement, il faut bien a…

B
M. Théo BernhardtRassemblement
4h10

Nous allons tous mourir !

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
4h10

La question suivante se pose alors : dans quelles conditions voulons-nous laisser les personnes mourir ?Monsieur Trébuchet, vous n’avez jamais entendu formuler sur nos bancs quelque critique que ce soit envers les soignants en soins palliatifs.

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
4h11

La preuve en est que nous avons voté à l’unanimité la proposition de loi qui portait sur le développement des soins palliatifs.

B
M. Théo BernhardtRassemblement
4h11

Les députés de la France insoumise ne l’ont pas votée !

D
M. Stéphane DelautretteSocialistes
4h11

Il faut regarder la réalité en face. Comme vous, j’ai rencontré des soignants en soins palliatifs ; ils reconnaissent, eux aussi, que certaines douleurs sont impossibles à apaiser. Nous nous intéressons ici aux personnes qui les subissent.Quand vous nous parlez d’intentionnalité, nous vous parlons d…

d
M. Hervé de Lépinau
4h12

On ne vous croit pas !

p
M. le présidentRassemblement
4h12

Nous sortons du cadre du rappel au règlement. Poursuivons.

p
M. le présidentRassemblement
4h13

La parole est à Mme Geneviève Darrieussecq.

D
Mme Geneviève DarrieussecqLes
4h13

Je suis très mal à l’aise en entendant certains comparer la sédation profonde et continue et l’aide à mourir et laisser entendre que l’une serait plus terrible que l’autre, que la sédation profonde et continue serait plus compliquée, plus difficile pour les personnes, tandis que l’aide à mourir sera…

A
Mme Christine ArrighiÉcologiste
4h13

C’est ce qu’on dit depuis le début !

D
Mme Geneviève DarrieussecqLes
4h14

Non seulement il faut arrêter de s’envoyer des noms d’oiseaux, mais, ensemble, nous devons instaurer des critères afin que l’aide à mourir reste une solution d’exception pour des personnes malades qui se trouvent dans des situations intenables, par exemple du fait de certaines maladies neurodégénéra…

p
M. le présidentRassemblement
4h14

La parole est à Mme Hanane Mansouri.

M
Mme Hanane MansouriUnion
4h14

Vous parlez de l’aide à mourir comme d’une ultime liberté de choix,…

M
Mme Hanane MansouriUnion
4h15

…mais pour qu’il y ait une liberté de choix, il faut qu’il y ait des choix, et pour qu’il y ait des choix, il faut qu’il ait des options. Deux options donc : les soins palliatifs ou l’euthanasie.Vous considérez donc que les personnes ont de manière égalitaire le choix entre les soins palliatifs et l…

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
4h15

Vous avez voté contre le droit opposable aux soins palliatifs. Il fallait le voter ! Quelle hypocrisie !

M
Mme Hanane MansouriUnion
4h15

Il y a encore vingt départements en France qui ne disposent pas d’accès à des soins palliatifs – vous le savez très bien.

P
M. René PilatoLa
4h15

Vous devriez lire le rapport !

M
Mme Hanane MansouriUnion
4h15

Par ailleurs, il n’y a pas lieu de se féliciter que tout le monde ait voté pour les soins palliatifs, car c’est faux : il y a un côté de l’hémicycle qui n’a pas voté pour les soins palliatifs, précisément – et je vous reconnais cela – parce que vous avez l’honnêteté de montrer par vos votes que votr…

H
Mme Ayda HadizadehSocialistes
4h15

N’importe quoi ! Heureusement que le ridicule ne tue pas.

p
M. le présidentRassemblement
4h16

La parole est à M. Philippe Juvin.

J
M. Philippe JuvinDroite
4h16

Madame la rapporteure, tout à l’heure vous avez dit que la sédation profonde n’était pas un soin.Je ne connais pas votre expérience personnelle en matière de sédation profonde et continue,…

E
Mme Karen ErodiLa
4h16

…jusqu’au décès, dites-le !

J
M. Philippe JuvinDroite
4h16

…mais c’est un soin. Je suis certain que vous ne pensiez pas vraiment ce que vous avez dit, mais ne pas reconnaître que c’est un soin pose un problème aux infirmiers, aux aides-soignants et aux médecins qui la pratiquent.Madame Dubré-Chirat, vous ne pouvez pas dire que les soignants laissent mourir …

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
4h16

Mais ils n’ont pas toujours la possibilité les soigner !

J
M. Philippe JuvinDroite
4h16

Ne vous énervez pas. Vous ajoutez que nous serions bien obligés de proposer l’aide à mourir si nous ne pouvons pas les soulager.

D
Mme Nicole Dubré-ChiratEnsemble
4h17

Je n’ai pas dit ça !

J
M. Philippe JuvinDroite
4h17

Si ! Et c’est bien la source de notre crainte que l’aide à mourir soit proposée par défaut d’accès aux soins.

P
M. René PilatoLa
4h17

On parle de souffrances réfractaires !

J
M. Philippe JuvinDroite
4h17

Je note que vous avez exprimé à raison précisément ce qui suscite notre crainte.Madame Firmin Le Bodo, vous vous étonnez que les soignants soient contre : vous avez reconnu qu’ils avaient une grande crainte de cette loi.

J
M. Philippe JuvinDroite
4h17

Pourquoi ? Justement parce que vous considérez que les soins palliatifs, la sédation profonde et continue, ne sont pas un soin, alors que c’est pourtant le cas.

J
M. Philippe JuvinDroite
4h17

Mesdames et messieurs, ayez conscience que les soignants sont là pour soulager et pas pour donner la mort.

p
M. le présidentRassemblement
4h17

La parole est à Mme Mathilde Feld.

F
Mme Mathilde FeldLa
4h17

Je constate beaucoup de caricatures, de mauvaise foi, voire de mensonges.

B
M. Philippe BallardRassemblement
4h18

Parole d’experte !

F
Mme Mathilde FeldLa
4h18

Pourquoi n’avons-nous pas voté la loi sur les soins palliatifs ? Parce que ce texte ne crée pas de droit opposable aux soins palliatifs.C’est vous qui n’êtes pas cohérents, car vous avez voté le texte sans ce droit opposable.En outre, vous refusez de façon systématique d’augmenter les budgets,…

F
Mme Mathilde FeldLa
4h18

…alors que pour avoir des soins palliatifs partout sur le territoire, il faut injecter de l’argent.Encore une fois, vous êtes des hypocrites, puisque vous refusez de voter les budgets conséquents qui seraient nécessaires.Nous pouvons avoir des positions différentes, bien entendu, mais vous ne cessez…

F
Mme Mathilde FeldLa
4h18

Quiconque a de l’argent peut aller mourir ailleurs qu’en France – nous l’avons dit à de multiples reprises, il est possible de se rendre en Suisse ou en Belgique, par exemple. Là est aussi votre hypocrisie : vous condamnez les gens qui n’ont pas les moyens à subir des souffrances absolument immondes…

M
Mme Hanane MansouriUnion
4h19

C’est dingue d’entendre ça !

F
Mme Mathilde FeldLa
4h19

Vous affamez et vous laissez mourir les gens. Dites-moi qu’on ne souffre pas en sédation profonde et continue !

Je mets aux voix les amendements identiques n18, 94, 607, 801, 831, 1123, 1267, 1383 et 1499.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        181Nombre de suffrages exprimés                181Majorité absolue                        91Pour l’adoption                78Contre                103

La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.