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Fin de vie

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Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Fin de vie

Social

En discussion depuis le 10 mars 2025

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Séance plénière

ANLecture définitiveadopté
le 15 juil. 2026
🔍

Examen en commission

ANLecture définitive
Saisie le 9 juil. 2026
📄

Dépôt du texte

ANLecture définitive
le 9 juil. 2026
🔍
8
Séances20
Le texte
Amendements9270
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

295 pour · 232 contre

Résultats →

Question abordée

Faut-il créer un droit encadré à l'aide à mourir pour les personnes majeures atteintes d'une affection grave et incurable qui engage leur pronostic vital ?

Présentation du texte

Cette proposition de loi « relative au droit à l'aide à mourir » est examinée par l'Assemblée nationale en nouvelle lecture, après avoir été rejetée par le Sénat en deuxième lecture. Elle inscrit dans le code de la santé publique un droit à l'aide à mourir, recouvrant à la fois le suicide assisté et, lorsque la personne ne peut pas s'administrer elle-même la substance létale, son administration par un médecin ou un infirmier. L'accès est strictement conditionné : être majeur, de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France, être atteint d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale, présenter une souffrance réfractaire aux traitements ou jugée insupportable (la souffrance psychologique seule étant exclue), et être apte à exprimer une volonté libre et éclairée. La procédure est détaillée : la demande est adressée à un médecin qui n'est pas un proche, hors téléconsultation ; le médecin informe la personne sur son état, les traitements et les soins palliatifs disponibles, propose une orientation psychologique et rappelle la possibilité de renoncer à tout moment. La décision repose sur une évaluation médicale et collégiale, encadrée par des délais. Le texte institue une commission de contrôle et d'évaluation et crée un délit d'entrave à l'aide à mourir. C'est l'un des textes les plus clivants de la législature : plusieurs milliers d'amendements ont été déposés. L'opposition au texte (Droite Républicaine, Rassemblement national, une partie d'Ensemble pour la République, Les Démocrates) a multiplié les amendements de suppression, estimant que donner la mort n'est pas un soin et redoutant des dérives ; les soutiens (La France insoumise, Socialistes et apparentés notamment) ont cherché à renforcer l'autonomie du patient (choix du mode d'administration, refus de soins palliatifs non bloquant) et à sécuriser l'accès par le délit d'entrave.

Les arguments

Répondre à des souffrances réfractaires ou insupportables en fin de vie, lorsque les traitements ne suffisent plus à soulager la personne.
Reconnaître l'autonomie et la liberté de chacun de décider de sa propre fin de vie.
Offrir une réponse légale à des situations qui conduisent aujourd'hui certains à partir à l'étranger (Belgique, Suisse).
Réduire l'inégalité entre ceux qui peuvent accéder à l'aide à mourir ailleurs et les autres.
Encadrer strictement la pratique par des conditions cumulatives (âge, résidence, affection grave et incurable, souffrance, discernement).
Sécuriser juridiquement les soignants grâce à une irresponsabilité pénale clairement définie.
Garantir une information obligatoire sur les soins palliatifs et l'accompagnement avant toute décision.
Prévoir une procédure collégiale et des délais qui protègent contre les décisions précipitées.
Permettre à la personne de renoncer à tout moment, préservant la réversibilité du choix.
Instituer une commission de contrôle et d'évaluation pour assurer la transparence du dispositif.
Créer un délit d'entrave afin de garantir l'effectivité du droit reconnu.
Sortir de l'ambiguïté de pratiques de sédation profonde et d'arrêts de traitement déjà existantes.
Réserver l'aide à mourir aux phases avancée ou terminale, en excluant la seule souffrance psychologique.
Confier le geste à un cadre médical (auto-administration ou, à défaut, médecin ou infirmier), évitant la clandestinité.
Répondre à une attente sociétale de longue date, prolongeant les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie.
Pour ses opposants, donner la mort n'est pas un soin : le texte romprait avec l'éthique médicale et l'interdit de tuer.
Crainte d'une « pente glissante » et d'un élargissement progressif des critères au-delà de la fin de vie.
Risque de pression, réelle ou ressentie, sur les personnes vulnérables (grand âge, isolement, handicap, précarité).
Tension avec la politique publique de prévention du suicide.
Des soins palliatifs inégalement accessibles : les développer devrait précéder l'ouverture de l'aide à mourir.
Difficulté à apprécier objectivement le caractère « réfractaire » ou « insupportable » d'une souffrance.
La notion de pronostic vital « engagé » en phase avancée reste incertaine et sujette à interprétation.
Inquiétudes des soignants sur leur rôle dans l'administration de la substance létale.
Risque d'affaiblir la relation de confiance entre patients et corps médical.
Garanties procédurales débattues (délais, traçabilité, vérification du discernement, personne de confiance).
Débat non tranché sur le sort des personnes hors d'état d'exprimer leur volonté (coma, directives anticipées).
Le délit d'entrave est perçu par certains comme une menace pour la liberté d'objection et d'expression.
Crainte d'une banalisation de l'acte au fil du temps et de l'évolution des pratiques.
Coûts d'organisation (formation, commission, suivi) dans un système de santé déjà sous tension.
Opposition de groupes confessionnels et de sociétés savantes, dont des spécialistes des soins palliatifs.
✓ POUR15
Répondre à des souffrances réfractaires ou insupportables en fin de vie, lorsque les traitements ne suffisent plus à soulager la personne.
Reconnaître l'autonomie et la liberté de chacun de décider de sa propre fin de vie.
Offrir une réponse légale à des situations qui conduisent aujourd'hui certains à partir à l'étranger (Belgique, Suisse).
Réduire l'inégalité entre ceux qui peuvent accéder à l'aide à mourir ailleurs et les autres.
Encadrer strictement la pratique par des conditions cumulatives (âge, résidence, affection grave et incurable, souffrance, discernement).
Sécuriser juridiquement les soignants grâce à une irresponsabilité pénale clairement définie.
Garantir une information obligatoire sur les soins palliatifs et l'accompagnement avant toute décision.
Prévoir une procédure collégiale et des délais qui protègent contre les décisions précipitées.
Permettre à la personne de renoncer à tout moment, préservant la réversibilité du choix.
Instituer une commission de contrôle et d'évaluation pour assurer la transparence du dispositif.
Créer un délit d'entrave afin de garantir l'effectivité du droit reconnu.
Sortir de l'ambiguïté de pratiques de sédation profonde et d'arrêts de traitement déjà existantes.
Réserver l'aide à mourir aux phases avancée ou terminale, en excluant la seule souffrance psychologique.
Confier le geste à un cadre médical (auto-administration ou, à défaut, médecin ou infirmier), évitant la clandestinité.
Répondre à une attente sociétale de longue date, prolongeant les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie.
✕ CONTRE15
Pour ses opposants, donner la mort n'est pas un soin : le texte romprait avec l'éthique médicale et l'interdit de tuer.
Crainte d'une « pente glissante » et d'un élargissement progressif des critères au-delà de la fin de vie.
Risque de pression, réelle ou ressentie, sur les personnes vulnérables (grand âge, isolement, handicap, précarité).
Tension avec la politique publique de prévention du suicide.
Des soins palliatifs inégalement accessibles : les développer devrait précéder l'ouverture de l'aide à mourir.
Difficulté à apprécier objectivement le caractère « réfractaire » ou « insupportable » d'une souffrance.
La notion de pronostic vital « engagé » en phase avancée reste incertaine et sujette à interprétation.
Inquiétudes des soignants sur leur rôle dans l'administration de la substance létale.
Risque d'affaiblir la relation de confiance entre patients et corps médical.
Garanties procédurales débattues (délais, traçabilité, vérification du discernement, personne de confiance).
Débat non tranché sur le sort des personnes hors d'état d'exprimer leur volonté (coma, directives anticipées).
Le délit d'entrave est perçu par certains comme une menace pour la liberté d'objection et d'expression.
Crainte d'une banalisation de l'acte au fil du temps et de l'évolution des pratiques.
Coûts d'organisation (formation, commission, suivi) dans un système de santé déjà sous tension.
Opposition de groupes confessionnels et de sociétés savantes, dont des spécialistes des soins palliatifs.

Résumé des articles· 20 articles

Art. 1er

Modifie l'intitulé du chapitre du code de la santé publique pour y intégrer l'expression de la volonté et la fin de vie.

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Art. 2

Crée le droit à l'aide à mourir — recours à une substance létale auto-administrée ou, à défaut, administrée par un médecin ou un infirmier — et l'irresponsabilité pénale des soignants qui y concourent.

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Art. 3

Inscrit le droit à une information adaptée sur l'aide à mourir dans le code de la santé publique.

Voir les positions
Art. 4

Fixe les conditions cumulatives d'accès (majeur, affection grave et incurable, pronostic vital engagé en phase avancée ou terminale, souffrance réfractaire ou insupportable hors souffrance psychologique seule, volonté libre et éclairée).

Voir les positions
Art. 5

Organise la procédure de demande — formulation écrite à un médecin non proche hors téléconsultation, information complète sur l'état de santé et les alternatives, possibilité de renoncer à tout moment.

Voir les positions
Art. 6

Précise la décision médicale — évaluation collégiale, délais encadrés et motivation obligatoire du refus.

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Art. 7

Définit les lieux de réalisation de l'aide à mourir (domicile, établissements de santé, EHPAD) et les obligations d'accompagnement du professionnel de santé présent.

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Art. 8

Confie la préparation et la délivrance des substances létales aux pharmacies à usage intérieur ou d'officine désignées.

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Art. 9

Précise les modalités d'administration — préférence à l'auto-administration, possibilité de délégation à un médecin ou infirmier si la personne ne peut effectuer l'acte elle-même.

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Art. 10

Définit les trois cas de fin de procédure : renonciation de la personne, retrait du médecin si les conditions ne sont plus remplies, ou signalement de pressions exercées sur la personne.

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Art. 11

Crée un système d'information national assurant la traçabilité de chaque étape de la procédure d'aide à mourir.

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Art. 12

Organise le droit au recours juridictionnel en cas de refus médical d'accès à l'aide à mourir.

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Art. 13

Renvoie à un décret en Conseil d'État les modalités d'application de l'ensemble des dispositions.

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Art. 14

Institue la clause de conscience individuelle des professionnels de santé, avec obligation d'orienter sans délai la personne vers un autre praticien.

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Art. 15

Crée une commission nationale de contrôle et d'évaluation chargée de superviser et de rapporter sur la mise en œuvre du dispositif.

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Art. 16

Définit les substances létales autorisées et confie à la HAS l'élaboration des recommandations d'utilisation.

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Art. 17

Crée un délit d'entrave à l'aide à mourir, sanctionnant les actes visant à empêcher l'accès au dispositif ou à exercer des pressions.

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Art. 18

Garantit la prise en charge intégrale par l'assurance maladie de tous les actes liés à l'aide à mourir.

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Art. 19

Interdit aux assureurs d'exclure des garanties décès les décès consécutifs à l'aide à mourir.

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Art. 20

Fixe les modalités d'entrée en vigueur du texte et prévoit une évaluation de son application.

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Art. 1er

Modifie l'intitulé du chapitre du code de la santé publique pour y intégrer l'expression de la volonté et la fin de vie.

Voir les positions
Art. 2

Crée le droit à l'aide à mourir — recours à une substance létale auto-administrée ou, à défaut, administrée par un médecin ou un infirmier — et l'irresponsabilité pénale des soignants qui y concourent.

Voir les positions
Art. 3

Inscrit le droit à une information adaptée sur l'aide à mourir dans le code de la santé publique.

Voir les positions
Art. 4

Fixe les conditions cumulatives d'accès (majeur, affection grave et incurable, pronostic vital engagé en phase avancée ou terminale, souffrance réfractaire ou insupportable hors souffrance psychologique seule, volonté libre et éclairée).

Voir les positions
Art. 5

Organise la procédure de demande — formulation écrite à un médecin non proche hors téléconsultation, information complète sur l'état de santé et les alternatives, possibilité de renoncer à tout moment.

Voir les positions

Examen en commission

SNNouvelle lecture
Saisie le 30 juin 2026· Rapport le 1 juil. 2026
📄

Dépôt du texte

SNNouvelle lecture
le 30 juin 2026
🏛️

Séance plénière

ANNouvelle lectureadopté
Du 22 juin 2026 au 30 juin 2026
🔍

Examen en commission

ANNouvelle lecture
Saisie le 12 mai 2026· Rapport le 11 juin 2026
📄

Dépôt du texte

ANNouvelle lecture
le 12 mai 2026
🔍

Examen en commission

SN2ème lecture
Saisie le 25 févr. 2026· Rapport le 29 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN2ème lecture
le 25 févr. 2026
🏛️

Séance plénière

AN2ème lectureadopté
Du 16 févr. 2026 au 25 févr. 2026
🔍

Examen en commission

AN2ème lecture
Saisie le 28 janv. 2026· Rapport le 5 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

AN2ème lecture
le 28 janv. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 27 mai 2025· Rapport le 7 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 27 mai 2025
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
Du 12 mai 2025 au 27 mai 2025
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 11 mars 2025· Rapport le 2 mai 2025
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 11 mars 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

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Discussion en cours · 8 participations

Voir toute la discussion →
Texte
Hugo CroizerVar
il y a 24 j

Commentaire supprimé par l'auteur

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Bernard LeclercDroite RépublicaineCalvados
4 juil. 2026

J'ai voté contre. Ce n'est pas à l'État de donner la mort, c'est contraire à tout ce qu'il représente. Et j'ai trop vu dans ma carrière des gens vulnérables se faire influencer, là c'est pareil, on va nous dire que c'est libre et éclairé, mais dans la réalité ? Qui surveille vraiment ? Personne. Les soins palliatifs d'abord, c'est ça la priorité.

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TexteMourir dans la dignité : comment ?
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Marie DuboisUnion des droites pour la RépubliqueFinistère
4 juil. 2026

J'ai travaillé trente ans dans les soins palliatifs, et je peux vous dire qu'on sait accompagner les gens dignement sans aller jusque-là. Ce qui manque, c'est des moyens pour ces unités , pas une loi pour abréger la vie. Ça me fait peur, cette idée qu'on va demander à des infirmiers et des médecins de donner la mort, c'est contre tout ce pour quoi on s'est battus. Et je connais la pression que peuvent ressentir les personnes âgées, qui se croient un fardeau , on ouvre une porte qu'on ne pourra plus refermer. J'ai voté contre, et je n'en ai pas honte.

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