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Proposition de loi visant à permettre l'élection du maire d'une commune nouvelle en cas de conseil municipal incomplet

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Proposition de loi visant à permettre l'élection du maire d'une commune nouvelle en cas de conseil municipal incomplet

Institutions

En discussion depuis le 24 avril 2024

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Vote AN

✓ Adopté

78 pour · 19 contre

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Question abordée

Comment permettre à une commune nouvelle d'élire son maire lorsque son conseil municipal est incomplet en raison de vacances de sièges ?

Présentation du texte

Les communes nouvelles sont le fruit de la fusion volontaire de plusieurs communes, un dispositif institué par la loi du 16 décembre 2016. Au 1er janvier 2025, la France compte 845 communes nouvelles sur le territoire métropolitain, regroupant 2 680 communes et environ 2 876 000 habitants. Leur conseil municipal suit des règles de composition spécifiques, notamment la présence d'élus représentant les anciennes communes, devenues « communes déléguées ». Un problème juridique particulier peut surgir lorsque ce conseil se retrouve en situation d'incomplétude : des sièges restent vacants avant qu'une élection partielle n'ait été organisée. Dans cette configuration, le droit commun peut bloquer l'élection du maire, privant ainsi la commune nouvelle d'un exécutif opérationnel et plongeant la collectivité dans une paralysie institutionnelle. Cette proposition de loi, désormais promulguée, vise à combler ce vide juridique en autorisant expressément l'élection du maire d'une commune nouvelle même lorsque son conseil est incomplet. Elle apporte une réponse pragmatique à une difficulté concrète identifiée par les élus locaux et l'Association des Maires de France. Plusieurs amendements avaient été déposés lors de l'examen du texte pour élargir son périmètre à d'autres enjeux (meilleure représentation des communes déléguées, maintien du régime dérogatoire d'effectif du conseil au-delà du premier renouvellement), mais tous ont finalement été retirés, laissant le texte centré sur son objet initial.

Les arguments

Garantit la continuité de la gouvernance locale en évitant qu'une commune nouvelle reste sans maire le temps qu'une élection partielle comble les vacances de sièges.
Prévient la paralysie administrative qui résulterait de l'impossibilité d'élire un exécutif, notamment pour signer des actes ou engager le budget.
Adapte le droit commun aux spécificités des communes nouvelles, entités encore récentes dont le cadre institutionnel nécessite des ajustements au fil de l'expérience.
Sécurise le fonctionnement des communes nouvelles et renforce leur attractivité pour de futures fusions volontaires entre communes.
Répond à une demande expresse des élus locaux et de l'Association des Maires de France, qui ont formellement signalé ce blocage juridique.
Offre une solution ciblée et proportionnée sans remettre en cause l'architecture globale du régime des communes nouvelles.
Contribue indirectement à relancer la dynamique de création de communes nouvelles, essoufflée depuis 2019 après un fort essor entre 2016 et 2019.
S'inscrit dans la continuité des recommandations de la mission parlementaire Delautrette-Dupont (2023) visant à lever les obstacles à la vie des communes nouvelles.
Un maire élu par un conseil incomplet peut manquer de pleine légitimité démocratique, faute d'une représentation complète des citoyens de toutes les communes déléguées.
Le texte ne fixe pas de seuil minimal de complétude du conseil en dessous duquel l'élection resterait suspendue, ouvrant la porte à des configurations très déséquilibrées.
En cas de conseil fortement réduit, un groupe minoritaire d'élus pourrait exercer une influence disproportionnée sur le choix du maire.
La dérogation au droit commun électoral crée un précédent qui pourrait être invoqué pour justifier d'autres assouplissements dans d'autres types de collectivités.
La mesure ne traite pas les causes profondes des vacances de sièges — désengagement des élus, difficultés de recrutement — qui fragilisent structurellement ces communes.
La multiplication des règles spécifiques aux communes nouvelles accroît la complexité juridique pour des élus souvent bénévoles et peu outillés juridiquement.
Les amendements visant à corriger d'autres lacunes (représentation des communes déléguées, effectif dérogatoire du conseil) ont tous été retirés, laissant des problèmes connexes sans solution.
✓ POUR8
Garantit la continuité de la gouvernance locale en évitant qu'une commune nouvelle reste sans maire le temps qu'une élection partielle comble les vacances de sièges.
Prévient la paralysie administrative qui résulterait de l'impossibilité d'élire un exécutif, notamment pour signer des actes ou engager le budget.
Adapte le droit commun aux spécificités des communes nouvelles, entités encore récentes dont le cadre institutionnel nécessite des ajustements au fil de l'expérience.
Sécurise le fonctionnement des communes nouvelles et renforce leur attractivité pour de futures fusions volontaires entre communes.
Répond à une demande expresse des élus locaux et de l'Association des Maires de France, qui ont formellement signalé ce blocage juridique.
Offre une solution ciblée et proportionnée sans remettre en cause l'architecture globale du régime des communes nouvelles.
Contribue indirectement à relancer la dynamique de création de communes nouvelles, essoufflée depuis 2019 après un fort essor entre 2016 et 2019.
S'inscrit dans la continuité des recommandations de la mission parlementaire Delautrette-Dupont (2023) visant à lever les obstacles à la vie des communes nouvelles.
✕ CONTRE7
Un maire élu par un conseil incomplet peut manquer de pleine légitimité démocratique, faute d'une représentation complète des citoyens de toutes les communes déléguées.
Le texte ne fixe pas de seuil minimal de complétude du conseil en dessous duquel l'élection resterait suspendue, ouvrant la porte à des configurations très déséquilibrées.
En cas de conseil fortement réduit, un groupe minoritaire d'élus pourrait exercer une influence disproportionnée sur le choix du maire.
La dérogation au droit commun électoral crée un précédent qui pourrait être invoqué pour justifier d'autres assouplissements dans d'autres types de collectivités.
La mesure ne traite pas les causes profondes des vacances de sièges — désengagement des élus, difficultés de recrutement — qui fragilisent structurellement ces communes.
La multiplication des règles spécifiques aux communes nouvelles accroît la complexité juridique pour des élus souvent bénévoles et peu outillés juridiquement.
Les amendements visant à corriger d'autres lacunes (représentation des communes déléguées, effectif dérogatoire du conseil) ont tous été retirés, laissant des problèmes connexes sans solution.

Résumé des articles· 1 article

Art. unique

Modifie le code général des collectivités territoriales pour autoriser l'élection du maire d'une commune nouvelle lorsque son conseil municipal est incomplet en raison de vacances de sièges.

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Art. unique

Modifie le code général des collectivités territoriales pour autoriser l'élection du maire d'une commune nouvelle lorsque son conseil municipal est incomplet en raison de vacances de sièges.

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