En discussion depuis le 18 mai 2025
Question abordée
Les parlementaires et les bâtonniers disposent-ils des garanties suffisantes pour exercer effectivement leur droit de contrôle dans tous les lieux où des personnes sont privées de liberté ?
Présentation du texte
En avril 2025, le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-1134 QPC du 29 avril 2025) a censuré le cadre légal existant encadrant le droit de visite des parlementaires dans les lieux de privation de liberté, estimant que les restrictions apportées à ce droit portaient atteinte à la Constitution. Cette proposition de loi vise à tirer les conséquences de cette censure en modifiant l'article 719 du code de procédure pénale, qui constitue le fondement juridique de ce droit de contrôle démocratique. Le texte étend et précise le périmètre du droit de visite : il inclut désormais explicitement les locaux des juridictions judiciaires dans lesquels des personnes peuvent être retenues, et ouvre ce droit aux représentants au Parlement européen élus en France. Il consacre également la faculté pour les parlementaires et les bâtonniers de s'entretenir librement et confidentiellement avec toute personne privée de liberté qui y consent. Parmi les avancées adoptées au cours des débats figure la possibilité pour les parlementaires d'être accompagnés d'un ou plusieurs journalistes lors de leurs visites, y compris dans les établissements psychiatriques accueillant des patients sous soins sans consentement. Le texte adapte par ailleurs ses dispositions à l'ordonnance n° 2025-1091 du 19 novembre 2025 portant réécriture du code de procédure pénale, afin d'assurer la pérennité des modifications votées. De nombreux amendements du groupe LFI visant à aller plus loin — recours juridictionnel rapide en cas d'entrave, droit de documentation par moyens techniques, mécanisme de traçabilité des visites — ont été rejetés. À l'inverse, des amendements du RN et d'Horizons souhaitant limiter le texte aux seules exigences de la censure constitutionnelle ont également été écartés.
Modifie l'article 719 du code de procédure pénale et son équivalent dans l'ordonnance n° 2025-1091 afin d'élargir le périmètre des lieux visités, de permettre des entretiens confidentiels avec les détenus et d'autoriser l'accompagnement de journalistes lors des visites des parlementaires et des bâtonniers.
Modifie le code de la santé publique pour étendre aux bâtonniers et aux parlementaires européens le droit de visite dans les établissements de soins psychiatriques sans consentement, en y autorisant également l'accompagnement de journalistes.
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