Scrutin public
Se connecterCréer un compte

© 2026 Scrutin Public · Données : Assemblée Nationale (open data) — Licence Ouverte 2.0

ActualitésMentions légalesConfidentialité
← Retour à tous les sujets

Dossier en cours

Garantir la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et les personnels sur leur temps de travail

🗳Résultats du vote▦Vue d'ensemble💬Discussion🏛️Séances1📄Le texte de loi✎Amendements62♡Voter
Jeu. 29 janv.
Proposition de loiEn commission

Garantir la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et les personnels sur leur temps de travail

Économie

Déposée par Stéphane Hablot

En discussion depuis le 15 septembre 2025

Résultats du voteVue d'ensembleDiscussion0Séances1Le texteAmendements62StatistiquesParcours
Résultats du voteVue d'ensembleDiscussion

Vote AN

✓ Adopté

43 pour · 13 contre

Résultats →

Question abordée

Les hôpitaux publics doivent-ils garantir la gratuité de leurs parkings pour les patients, les visiteurs et le personnel soignant, et comment compenser ce manque à gagner pour les établissements ?

Présentation du texte

En France, de nombreux hôpitaux publics ont progressivement rendu leurs parkings payants, souvent via des délégations de service public à des opérateurs privés. Les tarifs peuvent atteindre plusieurs dizaines d'euros par jour ou plusieurs centaines d'euros par mois, représentant une charge supplémentaire pour des usagers déjà fragilisés par la maladie ou l'accident. Dans un contexte de pouvoir d'achat en berne, des témoignages font état de consultations médicales reportées et de visites à des proches moins fréquentes pour limiter ces coûts. Cette proposition de loi, déposée par des membres du groupe Socialistes et apparentés ainsi que d'autres députés de divers groupes, entend mettre fin à cette logique en instaurant un principe de gratuité du stationnement dans les hôpitaux publics. Elle reconnaît toutefois les contraintes financières des établissements et les difficultés de gestion liées à la saturation des parkings, et propose un mécanisme de compensation plutôt qu'une simple obligation à coût nul. Le texte comporte quatre articles : le premier pose le principe de gratuité différenciée selon les catégories d'usagers ; le deuxième crée un financement compensatoire pour les hôpitaux respectant la loi ; le troisième prévoit transparence et évaluation ; le quatrième définit le gage financier de la proposition.

Votre position

Et vous, que pensez-vous de ce texte ?

Votez et comparez-vous aux autres citoyens.

Résultats actuels

Citoyens

— Pour

Citoyens

— Contre

Voir le détail des votes →

Porteur du texte

Stéphane HablotSocialistes et apparentés

Parcours de la loi

🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 29 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 29 janv. 2026
🏛️

Séance plénière

0
Séances1
Le texte
Amendements62
Statistiques

Les arguments

La gratuité supprime une barrière financière injuste pour des patients et familles rendus captifs par la maladie, sans possibilité réelle d'éviter l'hôpital.
Les tarifs de stationnement hospitalier atteignent parfois plusieurs dizaines d'euros par jour, pénalisant en premier lieu les ménages les plus modestes.
Des témoignages attestent de consultations médicales reportées et de visites à des proches espacées uniquement pour raisons de coût de stationnement, avec des conséquences sanitaires documentées.
Le personnel hospitalier, soumis à des horaires décalés et des conditions exigeantes, bénéficierait d'une reconnaissance concrète et d'un allègement de charges quotidiennes.
Tous les hôpitaux ne sont pas bien desservis par les transports en commun, rendant l'usage du véhicule personnel souvent incontournable pour patients comme pour personnels.
Le mécanisme de bonification prévu à l'article 2 garantit une compensation financière aux établissements respectant la gratuité, évitant de les pénaliser pour une obligation légale.
Un plafonnement des tarifs (15 €/jour, 100 €/mois) pour les visiteurs en longue durée constitue un filet de sécurité réaliste même en dehors de la gratuité totale.
La renegociation obligatoire des contrats DSP existants permet de mettre fin progressivement aux logiques de rentabilité des opérateurs privés dans les hôpitaux publics.
Les rapports annuels imposés aux ARS et aux conseils de surveillance instaurent un contrôle démocratique et une transparence inédite sur la gestion des parkings hospitaliers.
La gratuité sans limite de durée pour les patients pendant toute leur prise en charge élimine tout calcul financier anxiogène au moment des soins.
Le dispositif de remboursement des frais de transport par la Sécurité sociale est reconnu comme trop complexe et méconnu pour être efficace, justifiant cette approche directe et lisible.
Le financement compensatoire repose sur une majoration de la taxe sur le tabac, un mécanisme indirect et fragile qui ne garantit pas une compensation pérenne et proportionnée.
Les hôpitaux ayant des contrats DSP en cours bénéficient d'un délai dérogatoire de 2 ans, période pendant laquelle la gratuité n'est pas garantie pour les usagers.
Le mécanisme de bonification publique risque de continuer à financer indirectement les grands opérateurs privés de parking sans mettre fin à leur lucrativité, selon le groupe LFI.
La limitation à 2 heures gratuites par jour pour les visiteurs est jugée insuffisante pour les accompagnants de patients en hospitalisation longue ou souffrant de pathologies lourdes.
Le risque de "voitures ventouses" occupant durablement des places sans lien avec une visite médicale n'est pas pleinement traité, menaçant l'accès effectif aux places disponibles.
L'exclusion des établissements de santé privés crée une inégalité entre patients selon le type d'hôpital fréquenté, sans logique sanitaire évidente.
L'impossibilité légale d'exiger une indemnité des opérateurs DSP lors de la mise en conformité peut fragiliser juridiquement les négociations avec les concessionnaires.
Les modalités précises du calcul de la bonification sont renvoyées à un décret annuel, laissant une incertitude persistante sur le niveau réel de compensation pour les établissements.
La charte nationale mentionnée dans un amendement adopté risque de n'avoir qu'une portée incitative sans garantie d'application effective, faute de valeur normative explicite.
Le texte ne prévoit pas de mécanisme pour financer l'entretien, la modernisation ou la construction de nouvelles infrastructures de stationnement, investissements pourtant coûteux.
Le dispositif repose sur un mécanisme bonus-malus dont les critères d'éligibilité et de calcul restent flous dans la loi, laissant une large marge de manœuvre au pouvoir réglementaire.
✓ POUR11
La gratuité supprime une barrière financière injuste pour des patients et familles rendus captifs par la maladie, sans possibilité réelle d'éviter l'hôpital.
Les tarifs de stationnement hospitalier atteignent parfois plusieurs dizaines d'euros par jour, pénalisant en premier lieu les ménages les plus modestes.
Des témoignages attestent de consultations médicales reportées et de visites à des proches espacées uniquement pour raisons de coût de stationnement, avec des conséquences sanitaires documentées.
Le personnel hospitalier, soumis à des horaires décalés et des conditions exigeantes, bénéficierait d'une reconnaissance concrète et d'un allègement de charges quotidiennes.
Tous les hôpitaux ne sont pas bien desservis par les transports en commun, rendant l'usage du véhicule personnel souvent incontournable pour patients comme pour personnels.
Le mécanisme de bonification prévu à l'article 2 garantit une compensation financière aux établissements respectant la gratuité, évitant de les pénaliser pour une obligation légale.
Un plafonnement des tarifs (15 €/jour, 100 €/mois) pour les visiteurs en longue durée constitue un filet de sécurité réaliste même en dehors de la gratuité totale.
La renegociation obligatoire des contrats DSP existants permet de mettre fin progressivement aux logiques de rentabilité des opérateurs privés dans les hôpitaux publics.
Les rapports annuels imposés aux ARS et aux conseils de surveillance instaurent un contrôle démocratique et une transparence inédite sur la gestion des parkings hospitaliers.
La gratuité sans limite de durée pour les patients pendant toute leur prise en charge élimine tout calcul financier anxiogène au moment des soins.
Le dispositif de remboursement des frais de transport par la Sécurité sociale est reconnu comme trop complexe et méconnu pour être efficace, justifiant cette approche directe et lisible.
✕ CONTRE11
Le financement compensatoire repose sur une majoration de la taxe sur le tabac, un mécanisme indirect et fragile qui ne garantit pas une compensation pérenne et proportionnée.
Les hôpitaux ayant des contrats DSP en cours bénéficient d'un délai dérogatoire de 2 ans, période pendant laquelle la gratuité n'est pas garantie pour les usagers.
Le mécanisme de bonification publique risque de continuer à financer indirectement les grands opérateurs privés de parking sans mettre fin à leur lucrativité, selon le groupe LFI.
La limitation à 2 heures gratuites par jour pour les visiteurs est jugée insuffisante pour les accompagnants de patients en hospitalisation longue ou souffrant de pathologies lourdes.
Le risque de "voitures ventouses" occupant durablement des places sans lien avec une visite médicale n'est pas pleinement traité, menaçant l'accès effectif aux places disponibles.
L'exclusion des établissements de santé privés crée une inégalité entre patients selon le type d'hôpital fréquenté, sans logique sanitaire évidente.
L'impossibilité légale d'exiger une indemnité des opérateurs DSP lors de la mise en conformité peut fragiliser juridiquement les négociations avec les concessionnaires.
Les modalités précises du calcul de la bonification sont renvoyées à un décret annuel, laissant une incertitude persistante sur le niveau réel de compensation pour les établissements.
La charte nationale mentionnée dans un amendement adopté risque de n'avoir qu'une portée incitative sans garantie d'application effective, faute de valeur normative explicite.
Le texte ne prévoit pas de mécanisme pour financer l'entretien, la modernisation ou la construction de nouvelles infrastructures de stationnement, investissements pourtant coûteux.
Le dispositif repose sur un mécanisme bonus-malus dont les critères d'éligibilité et de calcul restent flous dans la loi, laissant une large marge de manœuvre au pouvoir réglementaire.

Résumé des articles· 4 articles

Art. 1

Inscrit dans le code de la santé publique la gratuité du stationnement hospitalier pour les patients (pendant toute leur prise en charge), les visiteurs (2 heures gratuites par jour, puis plafond de 15 €/jour ou 100 €/mois), et les personnels (pendant leur temps de service).

Art. 2

Crée un mécanisme de financement complémentaire (bonification) pour les hôpitaux respectant la gratuité, un délai dérogatoire de 2 ans pour les établissements sous DSP, et impose la renegociation des contrats existants sans indemnité possible pour les opérateurs.

Voir les positions
Art. 3

Prévoit un rapport annuel des agences régionales de santé au ministère de la santé ainsi qu'un rapport de transparence soumis au conseil de surveillance de chaque hôpital et à la commission des usagers.

Voir les positions
Art. 4

Compense la perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale par une majoration de l'accise sur les tabacs.

Art. 1

Inscrit dans le code de la santé publique la gratuité du stationnement hospitalier pour les patients (pendant toute leur prise en charge), les visiteurs (2 heures gratuites par jour, puis plafond de 15 €/jour ou 100 €/mois), et les personnels (pendant leur temps de service).

Art. 2

Crée un mécanisme de financement complémentaire (bonification) pour les hôpitaux respectant la gratuité, un délai dérogatoire de 2 ans pour les établissements sous DSP, et impose la renegociation des contrats existants sans indemnité possible pour les opérateurs.

Voir les positions
Art. 3

Prévoit un rapport annuel des agences régionales de santé au ministère de la santé ainsi qu'un rapport de transparence soumis au conseil de surveillance de chaque hôpital et à la commission des usagers.

Voir les positions
Art. 4

Compense la perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale par une majoration de l'accise sur les tabacs.

AN
1ère lecture
adopté
le 29 janv. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 16 sept. 2025· Rapport le 21 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 16 sept. 2025
Scrutin public
Se connecterCréer un compte

Dernières actualités

Ouest-Franceil y a 194 j

Gratuité des parkings des hôpitaux : Yannick Favennec soutient « une réponse à un enjeu d’égalité d’accès aux soins »

Lire →
Libérationil y a 196 j

L’Assemblée approuve une loi en faveur de la gratuité des parkings des hôpitaux publics

Lire →
Huffington Postil y a 196 j

Le Parti socialiste et La France insoumise s’écharpent autour de la gratuité des parkings des hôpitaux

Lire →
La Voix du Nordil y a 196 j

Une première étape pour la gratuité des parkings dans les centres hospitaliers

Lire →
MidiLibreil y a 196 j

Gratuité des parkings des hôpitaux : l’Assemblée adopte l’initiative, qu’est-ce que ce texte pourrait changer pour les patients et les visiteurs ?

Lire →
Le télégrammeil y a 196 j

Parkings des hôpitaux publics : l’Assemblée nationale approuve une loi en faveur de leur gratuité

Lire →
Le Dauphiné Libéréil y a 197 j

Politique L'Assemblée approuve une loi en faveur de la gratuité des parkings des hôpitaux publics

Lire →
Le Figaroil y a 197 j

La gratuité des parkings des hôpitaux publics approuvée par les députés

Lire →

Discussion en cours

Voir toute la discussion →
V

Vous

Créez un compte pour participer à la discussion.