Vote AN
✓ Adopté
345 pour · 177 contre
Question abordée
Faut-il créer de nouveaux outils administratifs et judiciaires — examen psychiatrique imposé, rétention de sûreté « terroriste », allongement de la rétention administrative — pour prévenir les attentats commis par des personnes radicalisées ou jugées dangereuses ?
Présentation du texte
Déposée le 2 décembre 2025 par M. Charles Rodwell et un large groupe de députés (majorité et droite), cette proposition de loi fait suite à plusieurs attaques, dont l'attentat de Mulhouse du 22 février 2025 commis par un étranger sous OQTF radicalisé et présentant des troubles psychiatriques, et le meurtre de Philippine Le Noir de Carlan en septembre 2024. Elle cible en particulier les profils dits « hybrides », associant radicalisation et troubles mentaux, considérés comme difficiles à appréhender avant le passage à l'acte. Le texte s'organise autour de trois axes. D'abord, le suivi et le contrôle des individus dangereux porteurs de troubles psychiatriques : création d'une injonction administrative d'examen psychiatrique, extension de la rétention de sûreté aux condamnés pour terrorisme, et meilleure circulation de l'information entre hôpitaux et préfets. Ensuite, l'efficacité des dispositifs antiterroristes : corrections à la loi SILT de 2017 sur les délais de recours, et durcissement de la procédure de changement de nom (loi Vignal). Enfin, le renforcement de la rétention administrative des étrangers dangereux. Sur ce dernier point, la proposition vise explicitement à rétablir des dispositions censurées par le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-895 DC du 7 août 2025, loi dite « Eustache-Brinio »), en réintroduisant la possibilité de maintenir certains étrangers en rétention jusqu'à 210 jours. Le texte compte 9 articles, dont un gage financier (taxe sur les tabacs).
Crée une injonction administrative d'examen psychiatrique, prononcée par le préfet pour prévenir des actes de terrorisme, avec possibilité d'admission provisoire en soins sans consentement autorisée par le juge judiciaire.
Institue une « rétention de sûreté terroriste » permettant de maintenir, après sa peine, en centre socio-médico-judiciaire un condamné pour terrorisme (peine ≥ 15 ans) jugé très dangereux et souffrant d'un trouble grave de la personnalité.
Voir les positionsÉtend les mesures de prévention de la récidive terroriste aux personnes condamnées à au moins dix ans pour des infractions de droit commun et radicalisées.
Voir les positionsOblige les établissements de santé à informer le préfet des sorties et levées de mesures de soins sans consentement concernant des personnes représentant une menace terroriste.
Voir les positionsModifie la loi SILT de 2017 pour encadrer dans des délais brefs (72 heures) les recours en appel relatifs aux MICAS et aux visites domiciliaires, en maintenant la mesure pendant l'examen.
Voir les positionsDépôt du texte
Séance plénière
Examen en commission
Dépôt du texte
⚖️
Cette loi est en vigueur
Promulguée et publiée au Journal Officiel
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