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Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

🗳Résultats du vote▦Vue d'ensemble💬Discussion🏛️Séances9📄Le texte de loi✎Amendements369♡Voter
Mar. 16 juin
58%
Pour
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

Institutions

Déposée par Charles Rodwell

En discussion depuis le 1 décembre 2025

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Porteur du texte

Charles RodwellEnsemble pour la République

Parcours de la loi

⚖️

Conseil Constitutionnel

conforme
le 23 juil. 2026
🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 21 mai 2026
🔍

Examen en commission

SN
0
Séances9
Le texte
Amendements369
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

345 pour · 177 contre

Résultats →

Question abordée

Faut-il créer de nouveaux outils administratifs et judiciaires — examen psychiatrique imposé, rétention de sûreté « terroriste », allongement de la rétention administrative — pour prévenir les attentats commis par des personnes radicalisées ou jugées dangereuses ?

Présentation du texte

Déposée le 2 décembre 2025 par M. Charles Rodwell et un large groupe de députés (majorité et droite), cette proposition de loi fait suite à plusieurs attaques, dont l'attentat de Mulhouse du 22 février 2025 commis par un étranger sous OQTF radicalisé et présentant des troubles psychiatriques, et le meurtre de Philippine Le Noir de Carlan en septembre 2024. Elle cible en particulier les profils dits « hybrides », associant radicalisation et troubles mentaux, considérés comme difficiles à appréhender avant le passage à l'acte. Le texte s'organise autour de trois axes. D'abord, le suivi et le contrôle des individus dangereux porteurs de troubles psychiatriques : création d'une injonction administrative d'examen psychiatrique, extension de la rétention de sûreté aux condamnés pour terrorisme, et meilleure circulation de l'information entre hôpitaux et préfets. Ensuite, l'efficacité des dispositifs antiterroristes : corrections à la loi SILT de 2017 sur les délais de recours, et durcissement de la procédure de changement de nom (loi Vignal). Enfin, le renforcement de la rétention administrative des étrangers dangereux. Sur ce dernier point, la proposition vise explicitement à rétablir des dispositions censurées par le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-895 DC du 7 août 2025, loi dite « Eustache-Brinio »), en réintroduisant la possibilité de maintenir certains étrangers en rétention jusqu'à 210 jours. Le texte compte 9 articles, dont un gage financier (taxe sur les tabacs).

Les arguments

Prévenir les attentats commis par des personnes radicalisées ou jugées dangereuses.
Créer une injonction d'examen psychiatrique pour les profils préoccupants.
Étendre la rétention de sûreté aux condamnés terroristes dangereux en fin de peine.
Encadrer, à titre exceptionnel, l'allongement de la rétention administrative.
Mieux informer le préfet sur les soins psychiatriques sans consentement.
Combler des angles morts entre suivi psychiatrique et prévention du terrorisme.
Donner aux autorités des outils de prévention en amont du passage à l'acte.
Répondre à une menace terroriste persistante.
Protéger l'ordre public et la sécurité des citoyens.
Tenir compte d'une décision QPC pour sécuriser juridiquement le dispositif.
Pouvoirs jugés disproportionnés confiés à l'autorité administrative.
La rétention de sûreté « terroriste » sanctionne une dangerosité supposée plutôt qu'un acte.
L'injonction d'examen psychiatrique imposée porte atteinte aux libertés individuelles.
Risque de stigmatisation des troubles psychiatriques, assimilés à un risque terroriste.
L'allongement de la rétention administrative est contesté au regard des droits.
Risque de censure constitutionnelle (une QPC a déjà censuré des dispositions proches).
Préférence pour le juge judiciaire, garant des libertés, plutôt que l'administration.
Anonymat des auteurs de décisions administratives critiqué.
Mesures jugées sécuritaires et peu efficaces sur la radicalisation.
Atteinte possible aux principes de nécessité et de proportionnalité.
✓ POUR10
Prévenir les attentats commis par des personnes radicalisées ou jugées dangereuses.
Créer une injonction d'examen psychiatrique pour les profils préoccupants.
Étendre la rétention de sûreté aux condamnés terroristes dangereux en fin de peine.
Encadrer, à titre exceptionnel, l'allongement de la rétention administrative.
Mieux informer le préfet sur les soins psychiatriques sans consentement.
Combler des angles morts entre suivi psychiatrique et prévention du terrorisme.
Donner aux autorités des outils de prévention en amont du passage à l'acte.
Répondre à une menace terroriste persistante.
Protéger l'ordre public et la sécurité des citoyens.
Tenir compte d'une décision QPC pour sécuriser juridiquement le dispositif.
✕ CONTRE10
Pouvoirs jugés disproportionnés confiés à l'autorité administrative.
La rétention de sûreté « terroriste » sanctionne une dangerosité supposée plutôt qu'un acte.
L'injonction d'examen psychiatrique imposée porte atteinte aux libertés individuelles.
Risque de stigmatisation des troubles psychiatriques, assimilés à un risque terroriste.
L'allongement de la rétention administrative est contesté au regard des droits.
Risque de censure constitutionnelle (une QPC a déjà censuré des dispositions proches).
Préférence pour le juge judiciaire, garant des libertés, plutôt que l'administration.
Anonymat des auteurs de décisions administratives critiqué.
Mesures jugées sécuritaires et peu efficaces sur la radicalisation.
Atteinte possible aux principes de nécessité et de proportionnalité.

Résumé des articles· 9 articles

Art. 1er

Crée une injonction administrative d'examen psychiatrique, prononcée par le préfet pour prévenir des actes de terrorisme, avec possibilité d'admission provisoire en soins sans consentement autorisée par le juge judiciaire.

Art. 2

Institue une « rétention de sûreté terroriste » permettant de maintenir, après sa peine, en centre socio-médico-judiciaire un condamné pour terrorisme (peine ≥ 15 ans) jugé très dangereux et souffrant d'un trouble grave de la personnalité.

Voir les positions
Art. 3

Étend les mesures de prévention de la récidive terroriste aux personnes condamnées à au moins dix ans pour des infractions de droit commun et radicalisées.

Voir les positions
Art. 4

Oblige les établissements de santé à informer le préfet des sorties et levées de mesures de soins sans consentement concernant des personnes représentant une menace terroriste.

Voir les positions
Art. 5

Modifie la loi SILT de 2017 pour encadrer dans des délais brefs (72 heures) les recours en appel relatifs aux MICAS et aux visites domiciliaires, en maintenant la mesure pendant l'examen.

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Art. 6

Durcit la procédure de changement de nom et de prénom (loi Vignal) : réservation aux actes détenus par un officier d'état civil français, production du bulletin n° 3, opposition possible du procureur et traçabilité des changements dans les fichiers judiciaires.

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Art. 7

Rétablit la base légale du maintien en rétention administrative jusqu'à 210 jours pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes ou expulsés pour ce motif.

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Art. 8

Permet d'allonger jusqu'à 210 jours la rétention administrative des étrangers sous décision d'éloignement représentant une menace actuelle et grave pour l'ordre public, à raison d'atteintes aux personnes pénalement constatées.

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Art. 9

Assure la recevabilité financière du texte par la création d'une taxe additionnelle sur les tabacs (gage).

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Art. 1er

Crée une injonction administrative d'examen psychiatrique, prononcée par le préfet pour prévenir des actes de terrorisme, avec possibilité d'admission provisoire en soins sans consentement autorisée par le juge judiciaire.

Art. 2

Institue une « rétention de sûreté terroriste » permettant de maintenir, après sa peine, en centre socio-médico-judiciaire un condamné pour terrorisme (peine ≥ 15 ans) jugé très dangereux et souffrant d'un trouble grave de la personnalité.

Voir les positions
Art. 3

Étend les mesures de prévention de la récidive terroriste aux personnes condamnées à au moins dix ans pour des infractions de droit commun et radicalisées.

Voir les positions
Art. 4

Oblige les établissements de santé à informer le préfet des sorties et levées de mesures de soins sans consentement concernant des personnes représentant une menace terroriste.

Voir les positions
Art. 5

Modifie la loi SILT de 2017 pour encadrer dans des délais brefs (72 heures) les recours en appel relatifs aux MICAS et aux visites domiciliaires, en maintenant la mesure pendant l'examen.

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1ère lecture
Saisie le 5 mai 2026· Rapport le 13 mai 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 5 mai 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
Du 13 avr. 2026 au 5 mai 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 2 déc. 2025· Rapport le 11 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 2 déc. 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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