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Question abordée
Comment réduire le poids des maladies cardio-neuro-vasculaires, deuxième cause de mortalité en France, en développant une prévention plus précoce, mieux ciblée et intégrée au quotidien des citoyens ?
Présentation du texte
Les maladies cardio-neuro-vasculaires (infarctus, AVC, insuffisance cardiaque…) constituent un enjeu sanitaire et économique majeur : 1,2 million d'hospitalisations et environ 140 000 décès en 2022, pour un coût estimé à près de 20 milliards d'euros par an. Un AVC survient en moyenne toutes les deux minutes en France. Pourtant, une grande partie de ces événements est évitable, car leurs principaux facteurs de risque — hypertension, cholestérol, diabète, tabagisme, sédentarité — sont souvent silencieux et mal détectés : près d'un hypertendu sur deux et plus d'un diabétique sur cinq ignorent leur état. Face à ce constat, cette proposition de loi déposée le 23 décembre 2025 par Yannick Neuder et de nombreux collègues de divers groupes vise à renforcer et à cibler explicitement la prévention cardiovasculaire dans les dispositifs existants. Elle s'appuie notamment sur une étude publiée dans le New England Journal of Medicine (juillet 2025) démontrant qu'une maîtrise complète des cinq principaux facteurs de risque peut faire gagner jusqu'à 14,5 années d'espérance de vie. Le texte signale également le retard de la France en matière de dépenses préventives : 186 €/habitant contre 457 € en Allemagne en 2022. Le texte s'articule autour de deux axes principaux. Le premier consiste à inscrire obligatoirement les maladies cardio-neuro-vasculaires et leurs facteurs de risque dans les programmes nationaux de prévention et dans les rendez-vous de prévention prévus par le code de la santé publique. Le second mobilise l'entreprise comme relais de prévention en y organisant une action annuelle de sensibilisation des salariés. Le texte est en phase de navette parlementaire. De nombreux amendements ont enrichi le dispositif initial : ajout de la sédentarité dans les facteurs de risque, intégration d'outils de repérage précoce lors des rendez-vous de prévention, demandes de rapports sur le remboursement des examens diagnostiques et les dépassements d'honoraires en cardiologie. L'obligation patronale initiale a toutefois été assouplie en commission au profit d'une intégration dans les actions de promotion de la santé existantes.
Modifie le code de la santé publique pour inscrire explicitement les maladies cardio-neuro-vasculaires et leurs facteurs de risque (diabète, hypertension, cholestérol, sédentarité) dans les programmes nationaux de prévention et dans les rendez-vous de prévention à des âges clés, en y intégrant des outils de repérage précoce et une évaluation individuelle du risque cardiovasculaire.
Intègre une action annuelle de sensibilisation et d'information sur les facteurs de risque cardiovasculaire au bénéfice des salariés dans le cadre des obligations générales de prévention de l'employeur, en complément des services de santé au travail existants, et ajoute la sensibilisation à la sédentarité dans la visite médicale de mi-carrière.
Voir les positionsPrévoit la compensation financière des charges résultant de la loi pour l'État et les organismes de sécurité sociale par une majoration ou une taxe additionnelle sur l'accise sur les tabacs.
Voir les positionsSéance plénière
Examen en commission
Dépôt du texte
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