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Relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique

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Mer. 17 juin
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Pour
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique

Économie

Déposée par Marie-Noëlle Battistel

En discussion depuis le 12 janvier 2026

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Vote AN

✓ Adopté

56 pour · 8 contre

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Question abordée

Faut-il transformer le régime juridique de nos grands barrages — en passant de la concession à l'autorisation et en ouvrant une partie de la production d'EDF à la concurrence — pour débloquer les investissements dans l'hydroélectricité ?

Présentation du texte

L'hydroélectricité, encadrée par l'État depuis 1919 via le régime des concessions, est la première source d'électricité renouvelable française (près de 13 % des besoins en 2023) et représente plus de 20 000 emplois. Mais depuis plus de dix ans, deux précontentieux entre la France et la Commission européenne (sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues et sur la position d'EDF) gèlent les investissements, alors que de nouvelles capacités — notamment des stations de transfert d'énergie par pompage (STEP) — sont jugées nécessaires d'ici 2035. Cette proposition de loi transcrit dans le droit français un accord de principe conclu fin 2025 avec la Commission européenne, qui clôturerait les précontentieux. Cet accord repose sur trois volets : le passage d'un régime de concession à un régime d'autorisation pour les installations de plus de 4 500 kW ; le maintien des exploitants actuels au nom de « raisons impérieuses d'intérêt général » (sûreté, sécurité d'approvisionnement, gestion de l'eau, environnement) ; et la mise à disposition par EDF de 6 gigawatts de capacités hydroélectriques « virtuelles » à des tiers, par enchères sous contrôle du régulateur (CRE), pour ouvrir le marché. Le texte s'accompagne de garde-fous : les ouvrages restent la propriété de l'État (un droit réel de 70 ans est attribué aux exploitants, sans cession des barrages), le statut des personnels des industries électriques et gazières (IEG) est préservé, et la stabilité des recettes fiscales des collectivités est garantie. Très technique, il compte 24 articles répartis en cinq titres, dont des mesures transitoires, des dispositions spécifiques (Rhône, concessions internationales, outre-mer) et un gage financier.

Les arguments

Débloquer des milliards d'euros d'investissements suspendus depuis plus de dix ans.
Sortir des précontentieux avec la Commission européenne (concessions échues, position d'EDF).
Sécuriser juridiquement l'avenir du parc hydroélectrique français.
Permettre la modernisation et l'extension des installations, dont les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP).
Renforcer la première source d'électricité renouvelable (environ 13 % des besoins).
Soutenir l'emploi de la filière (plus de 20 000 emplois).
Passer de la concession à l'autorisation pour lever l'incertitude juridique.
Contribuer à la transition énergétique et à la sécurité d'approvisionnement.
Mettre la France en conformité avec le droit de l'Union européenne.
Préserver le rôle énergétique des territoires de montagne.
Ouvrir 40 % de la capacité hydro à la concurrence revient, pour ses opposants, à brader un patrimoine public.
Risque pour EDF de perdre la maîtrise d'un actif stratégique amorti par les Français.
La résiliation des concessions actuelles est contestée.
Le mécanisme de « capacités virtuelles » mises aux enchères est complexe et risqué.
Crainte d'une hausse des prix et d'une perte de contrôle public sur l'eau et l'énergie.
Indemnités de résiliation potentiellement coûteuses pour l'État.
Usages de l'eau (irrigation, tourisme, sécurité) jugés insuffisamment garantis.
Préférence d'une partie de la gauche pour une maîtrise publique plutôt que l'ouverture.
Incertitude sur l'évaluation de la contrepartie financière, parfois 20 ans avant exploitation.
Risque de fragmenter la gestion coordonnée des vallées.
✓ POUR10
Débloquer des milliards d'euros d'investissements suspendus depuis plus de dix ans.
Sortir des précontentieux avec la Commission européenne (concessions échues, position d'EDF).
Sécuriser juridiquement l'avenir du parc hydroélectrique français.
Permettre la modernisation et l'extension des installations, dont les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP).
Renforcer la première source d'électricité renouvelable (environ 13 % des besoins).
Soutenir l'emploi de la filière (plus de 20 000 emplois).
Passer de la concession à l'autorisation pour lever l'incertitude juridique.
Contribuer à la transition énergétique et à la sécurité d'approvisionnement.
Mettre la France en conformité avec le droit de l'Union européenne.
Préserver le rôle énergétique des territoires de montagne.
✕ CONTRE10
Ouvrir 40 % de la capacité hydro à la concurrence revient, pour ses opposants, à brader un patrimoine public.
Risque pour EDF de perdre la maîtrise d'un actif stratégique amorti par les Français.
La résiliation des concessions actuelles est contestée.
Le mécanisme de « capacités virtuelles » mises aux enchères est complexe et risqué.
Crainte d'une hausse des prix et d'une perte de contrôle public sur l'eau et l'énergie.
Indemnités de résiliation potentiellement coûteuses pour l'État.
Usages de l'eau (irrigation, tourisme, sécurité) jugés insuffisamment garantis.
Préférence d'une partie de la gauche pour une maîtrise publique plutôt que l'ouverture.
Incertitude sur l'évaluation de la contrepartie financière, parfois 20 ans avant exploitation.
Risque de fragmenter la gestion coordonnée des vallées.

Résumé des articles· 24 articles

Art. 1er

Résilie l'ensemble des contrats de concession hydroélectrique des installations de plus de 4 500 kW (hors Rhône et concessions internationales).

Art. 2

Crée un droit réel de 70 ans, assorti d'un droit d'occupation domaniale, attribué aux anciens concessionnaires, les terrains restant propriété de l'État.

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Art. 3

Organise le rachat par l'État et l'extinction des droits fondés en titre des concessions résiliées.

Art. 4

Fixe la procédure et les principes de calcul des indemnités de résiliation et de la contrepartie financière, via des experts indépendants et la Commission des participations et des transferts.

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Art. 5

Prévoit une convention entre l'État et chaque exploitant emportant résiliation de la concession et attribution du droit réel, avec versement éventuel d'une « soulte ».

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Art. 6

Définit la procédure de sélection transparente du titulaire du droit réel en l'absence de convention avec l'ancien concessionnaire.

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Art. 7

Institue le nouveau régime d'autorisation pour la grande hydroélectricité, l'autorisation environnementale tenant lieu d'autorisation énergétique.

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Art. 8

Fixe la fiscalité du nouveau régime : IFER doublé à 7,5 €/kW pour les collectivités, redevance hydroélectrique pour l'État et redevance domaniale.

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Art. 9

Prévoit l'association des collectivités et riverains via un comité de suivi, obligatoire au-delà de 500 MW.

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Art. 10

Actualise et renforce les sanctions administratives et pénales applicables au nouveau régime.

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Art. 11

Procède aux coordinations dans le code des transports et le code général de la propriété des personnes publiques.

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Art. 12

Oblige EDF, pendant vingt ans et sous contrôle de la CRE, à mettre aux enchères 6 GW de capacités hydroélectriques virtuelles au bénéfice de tiers.

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Art. 13

Organise la résiliation des concessions dont l'hydroélectricité est accessoire à la navigation, avec transfert de certains biens à Voies navigables de France.

Art. 14

Exclut la concession du Rhône (Compagnie nationale du Rhône) du changement de régime.

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Art. 15

Permet d'appliquer le nouveau régime aux concessions internationales, sous réserve de l'accord des États concernés.

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Art. 16

Instaure une période transitoire de vingt ans pendant laquelle les installations sont réputées autorisées, le temps d'instruire les nouvelles autorisations.

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Art. 17

Confirme le maintien du statut des personnels des industries électriques et gazières (IEG).

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Art. 18

Répute autorisés les exploitants de concessions échues jusqu'à l'obtention de la nouvelle autorisation environnementale.

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Art. 19

Simplifie le développement des STEP dans les zones non interconnectées (Corse, outre-mer) en permettant de déroger à la loi « littoral ».

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Art. 20

Harmonise le régime de la petite hydroélectricité, en imposant à terme une autorisation aux installations de moins de 150 kW.

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Art. 21

Renvoie les conditions d'application de la loi au pouvoir réglementaire.

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Art. 22

Fixe l'entrée en vigueur au plus tard le 1er septembre 2026, le droit des concessions restant applicable jusqu'à leur résiliation.

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Art. 23

Demande un rapport du Gouvernement sur les actions visant à exclure les concessions hydroélectriques de la directive européenne « Concessions ».

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Art. 24

Définit les gages assurant la recevabilité financière du texte.

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Art. 1er

Résilie l'ensemble des contrats de concession hydroélectrique des installations de plus de 4 500 kW (hors Rhône et concessions internationales).

Art. 2

Crée un droit réel de 70 ans, assorti d'un droit d'occupation domaniale, attribué aux anciens concessionnaires, les terrains restant propriété de l'État.

Voir les positions
Art. 3

Organise le rachat par l'État et l'extinction des droits fondés en titre des concessions résiliées.

Art. 4

Fixe la procédure et les principes de calcul des indemnités de résiliation et de la contrepartie financière, via des experts indépendants et la Commission des participations et des transferts.

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Art. 5

Prévoit une convention entre l'État et chaque exploitant emportant résiliation de la concession et attribution du droit réel, avec versement éventuel d'une « soulte ».

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Votre position

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Résultats actuels

Citoyens

— Pour

Citoyens

— Contre

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Porteur du texte

Marie-Noëlle BattistelSocialistes et apparentés

Parcours de la loi

✅

Promulgation

le 29 juin 2026· Loi n° 2026-554· Légifrance →
🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 14 avr. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 5 févr. 2026· Rapport le 1 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 5 févr. 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
Du 4 févr. 2026 au 5 févr. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 13 janv. 2026· Rapport le 28 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 13 janv. 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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