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Projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles

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Mer. 8 juil.
93%
Pour
Loi organiquePromulgué✓ Promulgué

Projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles

Justice

Déposée par le Gouvernement

En discussion depuis le 17 mars 2026

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Vote AN

✓ Adopté

283 pour · 156 contre

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Question abordée

Faut-il renforcer les juridictions criminelles en recourant davantage à des magistrats non professionnels et à des citoyens assesseurs ?

Présentation du texte

Ce projet de loi organique du Gouvernement, adopté par le Sénat en procédure accélérée puis examiné par la commission des lois, accompagne le projet de loi ordinaire sur la justice criminelle et le respect des victimes. Étant une loi organique, il suit une procédure renforcée et fera l'objet d'un contrôle obligatoire du Conseil constitutionnel. Il vise à renforcer les juridictions criminelles, confrontées à l'engorgement et à la pénurie de magistrats, en créant ou en élargissant des statuts de magistrats non professionnels : citoyens assesseurs (notamment au sein des cours criminelles départementales), avocats honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles et magistrats exerçant à titre temporaire. Le texte précise les conditions d'accès à ces fonctions (diplôme, expérience), la durée du mandat des citoyens assesseurs, les règles de prévention des conflits d'intérêts ainsi que des exigences de formation. Les débats (39 amendements) ont vu la majorité apporter des précisions rédactionnelles, les socialistes renforcer la formation des magistrats (notamment sur les violences intrafamiliales) et allonger le mandat des assesseurs, tandis que La France insoumise s'oppose à l'extension des magistrats non professionnels, y voyant une réponse budgétaire à la pénurie au détriment d'une justice professionnelle.

Les arguments

Renforcer les juridictions criminelles face à l'engorgement et aux délais de jugement.
Pallier la pénurie de magistrats professionnels.
Réintroduire une participation citoyenne (citoyens assesseurs) dans la justice criminelle.
Mobiliser des compétences disponibles (avocats honoraires, magistrats à titre temporaire).
Encadrer l'accès à ces fonctions par des conditions de diplôme et d'expérience.
Prévenir les conflits d'intérêts des citoyens assesseurs.
Prévoir une formation, notamment sur les violences intrafamiliales.
Accompagner la réforme de la justice criminelle (plaider-coupable, cours criminelles départementales).
Réduire les délais de jugement au bénéfice des justiciables et des victimes.
Donner de la souplesse à l'organisation judiciaire.
Pour La France insoumise, l'extension des magistrats non professionnels gère la pénurie « au rabais ».
Risque d'affaiblir la justice professionnelle et la qualité des décisions.
Crainte d'une justice rendue par des non-professionnels insuffisamment formés.
Débat sur le niveau de qualification exigé des citoyens assesseurs.
Risque de conflits d'intérêts mal prévenus.
Désignation des assesseurs jugée moins exigeante que celle des jurés d'assises.
Une formation prévue qui pourrait rester insuffisante (violences intrafamiliales notamment).
Une solution structurelle (recrutement de magistrats) jugée préférable.
Risque d'inégalités de traitement selon les juridictions.
Une réforme organique sensible, soumise au contrôle du Conseil constitutionnel.
✓ POUR10
Renforcer les juridictions criminelles face à l'engorgement et aux délais de jugement.
Pallier la pénurie de magistrats professionnels.
Réintroduire une participation citoyenne (citoyens assesseurs) dans la justice criminelle.
Mobiliser des compétences disponibles (avocats honoraires, magistrats à titre temporaire).
Encadrer l'accès à ces fonctions par des conditions de diplôme et d'expérience.
Prévenir les conflits d'intérêts des citoyens assesseurs.
Prévoir une formation, notamment sur les violences intrafamiliales.
Accompagner la réforme de la justice criminelle (plaider-coupable, cours criminelles départementales).
Réduire les délais de jugement au bénéfice des justiciables et des victimes.
Donner de la souplesse à l'organisation judiciaire.
✕ CONTRE10
Pour La France insoumise, l'extension des magistrats non professionnels gère la pénurie « au rabais ».
Risque d'affaiblir la justice professionnelle et la qualité des décisions.
Crainte d'une justice rendue par des non-professionnels insuffisamment formés.
Débat sur le niveau de qualification exigé des citoyens assesseurs.
Risque de conflits d'intérêts mal prévenus.
Désignation des assesseurs jugée moins exigeante que celle des jurés d'assises.
Une formation prévue qui pourrait rester insuffisante (violences intrafamiliales notamment).
Une solution structurelle (recrutement de magistrats) jugée préférable.
Risque d'inégalités de traitement selon les juridictions.
Une réforme organique sensible, soumise au contrôle du Conseil constitutionnel.

Résumé des articles· 3 articles

Art. 1er

Crée et encadre le statut de citoyen assesseur et d'autres magistrats non professionnels (conditions de diplôme et d'expérience, durée du mandat, prévention des conflits d'intérêts, désignation).

Voir les positions
Art. 1er bis

Renforce les exigences de formation des magistrats, en particulier pour les affaires de violences intrafamiliales et les cours criminelles départementales.

Voir les positions
Art. 2

Étend les statuts de magistrats non professionnels (dont l'avocat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles) pour renforcer les juridictions criminelles.

Voir les positions
Art. 1er

Crée et encadre le statut de citoyen assesseur et d'autres magistrats non professionnels (conditions de diplôme et d'expérience, durée du mandat, prévention des conflits d'intérêts, désignation).

Voir les positions
Art. 1er bis

Renforce les exigences de formation des magistrats, en particulier pour les affaires de violences intrafamiliales et les cours criminelles départementales.

Voir les positions
Art. 2

Étend les statuts de magistrats non professionnels (dont l'avocat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles) pour renforcer les juridictions criminelles.

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Porteur du texte

Le Gouvernement

Parcours de la loi

✅

Promulgation

le 23 juil. 2026· Loi n° 2026-650· Légifrance →
⚖️

Conseil Constitutionnel

conforme
le 23 juil. 2026
🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 7 juil. 2026
🏛️

Séance plénière

SN1ère lectureadopté
le 14 avr. 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 18 mars 2026· Rapport le 8 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 18 mars 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lecturemodifié
Du 30 juin 2026 au 7 juil. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 15 avr. 2026· Rapport le 10 juin 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 15 avr. 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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