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Proposition de loi visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations

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Jeu. 26 mars
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Proposition de loi visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations

Institutions

En discussion depuis le 30 décembre 2024

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Vote AN

✓ Adopté

56 pour · 22 contre

Résultats →

Question abordée

Comment mieux soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations, tout en simplifiant les procédures administratives ?

Présentation du texte

Face à la récurrence et à l'intensification des crues sur l'ensemble du territoire français, cette proposition de loi désormais promulguée entend renforcer les outils à disposition des communes et intercommunalités pour anticiper et gérer les situations de crise. Le texte s'inscrit dans le prolongement de rapports parlementaires et sénatoriaux sur l'adaptation des territoires au risque inondation, dont le rapport sénatorial n° 775. Le cœur du texte repose sur trois leviers : la simplification des procédures administratives pour les travaux d'urgence sur les cours d'eau, le renforcement des programmes d'actions de prévention des inondations (PAPI) avec la création d'un guichet unique d'instruction, et la mise en place d'une réserve d'ingénierie territoriale pour venir en aide aux collectivités manquant de moyens techniques. La loi modifie plusieurs dispositions du code de l'environnement, notamment en matière d'enquête publique, de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (compétence GEMAPI), et de servitudes sur les ouvrages hydrauliques. Elle instaure également des mécanismes d'accompagnement des élus locaux sinistrés. Les débats ont été marqués par une tension entre l'urgence d'agir vite — justifiant des simplifications procédurales — et les exigences de participation citoyenne, de protection de la biodiversité et de transparence démocratique que plusieurs groupes d'opposition ont défendues.

Les arguments

La création d'un guichet unique pour les PAPI réduit la charge administrative des collectivités et accélère le montage des projets de prévention des inondations.
La réserve d'ingénierie territoriale permet aux petites communes sans expertise technique de bénéficier d'un appui concret après une catastrophe.
La simplification des procédures d'urgence pour les travaux sur les cours d'eau permet d'intervenir rapidement pour protéger les populations en danger immédiat.
La reconnaissance possible d'une raison impérative d'intérêt public majeur pour les projets PAPI facilite l'obtention des dérogations nécessaires à la réalisation des travaux de protection.
La priorité accordée aux solutions fondées sur la nature dans les cahiers des charges des PAPI favorise des approches écologiquement durables et souvent moins coûteuses.
L'extension des servitudes aux ouvrages hydrauliques privés renforce la capacité des collectivités à mobiliser des infrastructures existantes sans acquisition foncière.
Le texte s'appuie sur les recommandations du rapport sénatorial n° 775, garantissant une base d'expertise parlementaire éprouvée.
La création d'un guichet unique d'accompagnement pour les communes sinistrées renforce la solidarité nationale envers les territoires les plus vulnérables.
La fixation de règles générales d'intervention sur les cours d'eau par décret en Conseil d'État offre un cadre juridique unifié et lisible pour l'ensemble des collectivités.
Le renforcement des outils de la compétence GEMAPI donne aux intercommunalités des moyens supplémentaires pour exercer leur mission de prévention.
L'implication des établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) conforte des structures déjà expertes dans la gestion du risque à l'échelle hydrographique.
L'extension des dispenses d'enquête publique pour les travaux sur les cours d'eau réduit les possibilités de participation citoyenne et de contrôle démocratique.
La possibilité d'accorder la RIIPM à l'ensemble des travaux PAPI risque de contourner les protections prévues par la directive européenne « Habitats » et d'affaiblir la protection des espèces.
L'application des dispenses d'enquête publique à tous les cours d'eau sans distinction, y compris ceux non couverts par un schéma directeur, manque de proportionnalité.
L'extension des servitudes à des ouvrages privés non conçus initialement pour la prévention des inondations peut porter atteinte au droit de propriété.
L'absence de délai légal précis pour l'instruction des dossiers PAPI au guichet unique laisse subsister un risque de lenteur administrative préjudiciable aux collectivités.
La fixation d'une durée unique dans la loi pour certaines procédures peut manquer de souplesse face à la diversité des situations locales et des cas d'urgence.
Le renvoi au décret en Conseil d'État des règles générales d'intervention dans les cours d'eau dessaisit partiellement le Parlement d'un sujet à fort enjeu environnemental.
La réserve d'ingénierie reposant sur le volontariat d'agents déjà en poste peut se heurter à des difficultés de mobilisation lors des pics de crise simultanés.
La suppression d'une cellule d'appui technique pérenne des services de l'État pour la compétence GEMAPI fragilise les collectivités les moins dotées en ingénierie interne.
Le dispositif repose largement sur l'appréciation discrétionnaire du préfet coordonnateur de bassin, ce qui peut conduire à des applications inégales selon les territoires.
L'absence d'obligation légale de prise en compte des enjeux de restauration des milieux naturels dans la mission du guichet unique peut nuire à la cohérence environnementale du dispositif.
✓ POUR11
La création d'un guichet unique pour les PAPI réduit la charge administrative des collectivités et accélère le montage des projets de prévention des inondations.
La réserve d'ingénierie territoriale permet aux petites communes sans expertise technique de bénéficier d'un appui concret après une catastrophe.
La simplification des procédures d'urgence pour les travaux sur les cours d'eau permet d'intervenir rapidement pour protéger les populations en danger immédiat.
La reconnaissance possible d'une raison impérative d'intérêt public majeur pour les projets PAPI facilite l'obtention des dérogations nécessaires à la réalisation des travaux de protection.
La priorité accordée aux solutions fondées sur la nature dans les cahiers des charges des PAPI favorise des approches écologiquement durables et souvent moins coûteuses.
L'extension des servitudes aux ouvrages hydrauliques privés renforce la capacité des collectivités à mobiliser des infrastructures existantes sans acquisition foncière.
Le texte s'appuie sur les recommandations du rapport sénatorial n° 775, garantissant une base d'expertise parlementaire éprouvée.
La création d'un guichet unique d'accompagnement pour les communes sinistrées renforce la solidarité nationale envers les territoires les plus vulnérables.
La fixation de règles générales d'intervention sur les cours d'eau par décret en Conseil d'État offre un cadre juridique unifié et lisible pour l'ensemble des collectivités.
Le renforcement des outils de la compétence GEMAPI donne aux intercommunalités des moyens supplémentaires pour exercer leur mission de prévention.
L'implication des établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) conforte des structures déjà expertes dans la gestion du risque à l'échelle hydrographique.
✕ CONTRE11
L'extension des dispenses d'enquête publique pour les travaux sur les cours d'eau réduit les possibilités de participation citoyenne et de contrôle démocratique.
La possibilité d'accorder la RIIPM à l'ensemble des travaux PAPI risque de contourner les protections prévues par la directive européenne « Habitats » et d'affaiblir la protection des espèces.
L'application des dispenses d'enquête publique à tous les cours d'eau sans distinction, y compris ceux non couverts par un schéma directeur, manque de proportionnalité.
L'extension des servitudes à des ouvrages privés non conçus initialement pour la prévention des inondations peut porter atteinte au droit de propriété.
L'absence de délai légal précis pour l'instruction des dossiers PAPI au guichet unique laisse subsister un risque de lenteur administrative préjudiciable aux collectivités.
La fixation d'une durée unique dans la loi pour certaines procédures peut manquer de souplesse face à la diversité des situations locales et des cas d'urgence.
Le renvoi au décret en Conseil d'État des règles générales d'intervention dans les cours d'eau dessaisit partiellement le Parlement d'un sujet à fort enjeu environnemental.
La réserve d'ingénierie reposant sur le volontariat d'agents déjà en poste peut se heurter à des difficultés de mobilisation lors des pics de crise simultanés.
La suppression d'une cellule d'appui technique pérenne des services de l'État pour la compétence GEMAPI fragilise les collectivités les moins dotées en ingénierie interne.
Le dispositif repose largement sur l'appréciation discrétionnaire du préfet coordonnateur de bassin, ce qui peut conduire à des applications inégales selon les territoires.
L'absence d'obligation légale de prise en compte des enjeux de restauration des milieux naturels dans la mission du guichet unique peut nuire à la cohérence environnementale du dispositif.

Résumé des articles· 9 articles

Art. 1er

Modifie le code de l'environnement pour encadrer par décret les règles générales d'intervention sur les cours d'eau et permet des travaux d'urgence sans autorisation préalable sous conditions de notification au préfet.

Art. 1er bis

Fixe dans la loi une durée légale déterminée pour certaines procédures liées aux autorisations de travaux sur les cours d'eau et milieux aquatiques.

Voir les positions
Art. 1er ter

Étend les possibilités de dispense d'enquête publique pour les travaux d'urgence à caractère civil sur les cours d'eau et milieux aquatiques, y compris hors schéma directeur d'aménagement.

Voir les positions
Art. 2

Rétablit un guichet unique pour l'instruction des demandes liées aux PAPI et précise leur cahier des charges, en y incluant la priorité aux solutions fondées sur la nature.

Voir les positions
Art. 2 bis A

Étend le dispositif de servitudes aux ouvrages hydrauliques de droit privé contribuant à la prévention des inondations.

Voir les positions
Art. 2 ter

Autorise le préfet coordonnateur de bassin à reconnaître aux projets inscrits dans un PAPI le caractère de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM), facilitant les dérogations aux règles de protection des espèces protégées.

Voir les positions
Art. 2 quater

Renforce les obligations et les outils des communes et intercommunalités en matière d'adaptation au risque climatique d'inondation, notamment en milieu urbain.

Voir les positions
Art. 3

Crée une réserve d'ingénierie territoriale d'agents publics volontaires et instaure un guichet unique d'accompagnement pour les collectivités sinistrées ou particulièrement exposées aux inondations.

Voir les positions
Art. 4

Précise les modalités d'intervention et de financement des établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) dans le soutien aux collectivités confrontées aux inondations.

Voir les positions
Art. 1er

Modifie le code de l'environnement pour encadrer par décret les règles générales d'intervention sur les cours d'eau et permet des travaux d'urgence sans autorisation préalable sous conditions de notification au préfet.

Art. 1er bis

Fixe dans la loi une durée légale déterminée pour certaines procédures liées aux autorisations de travaux sur les cours d'eau et milieux aquatiques.

Voir les positions
Art. 1er ter

Étend les possibilités de dispense d'enquête publique pour les travaux d'urgence à caractère civil sur les cours d'eau et milieux aquatiques, y compris hors schéma directeur d'aménagement.

Voir les positions
Art. 2

Rétablit un guichet unique pour l'instruction des demandes liées aux PAPI et précise leur cahier des charges, en y incluant la priorité aux solutions fondées sur la nature.

Voir les positions
Art. 2 bis A

Étend le dispositif de servitudes aux ouvrages hydrauliques de droit privé contribuant à la prévention des inondations.

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Résultats actuels

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Citoyens

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Parcours de la loi

✅

Promulgation

le 19 mai 2026· Loi n° 2026-381· Légifrance →
🏛️

Séance plénière

SN2ème lectureadopté
le 6 mai 2026
🔍

Examen en commission

SN2ème lecture
Saisie le 26 mars 2026· Rapport le 29 avr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN2ème lecture
le 26 mars 2026
🏛️

Séance plénière

SN1ère lectureadopté
le 6 mars 2025
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 31 déc. 2024· Rapport le 19 févr. 2025
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 31 déc. 2024
🏛️

Séance plénière

AN1ère lecturemodifié
le 26 mars 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 6 mars 2025· Rapport le 25 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 6 mars 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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