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Améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics

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Mer. 17 juin
75%
Pour
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics

Économie

En discussion depuis le 16 avril 2025

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Vote AN

✓ Adopté

292 pour · 160 contre

Résultats →

Question abordée

Faut-il créer des outils juridiques dédiés pour aider les travailleurs des services publics — soignants, enseignants, agents de sécurité… — à se loger près de leur lieu de travail dans les zones où le logement est rare et cher ?

Présentation du texte

Déposée à l'Assemblée nationale et examinée par la commission des affaires économiques, cette proposition de loi part d'un constat : de nombreux agents publics ne parviennent plus à se loger à une distance raisonnable de leur emploi, ce qui allonge les trajets, dégrade leurs conditions de vie et alimente la crise d'attractivité de la fonction publique (hôpitaux, écoles, etc.). Contrairement aux salariés du privé, les agents publics ne disposent pas d'un équivalent d'Action Logement. Sans prétendre régler la crise générale du logement, le texte propose des mesures ciblées issues d'une concertation et du rapport « Loger les travailleurs des services publics » (avril 2024). L'objectif central est d'augmenter l'offre de logements accessibles aux agents publics, sans en retirer aux autres demandeurs, en mobilisant davantage le parc social et le foncier public. Concrètement, le texte modernise la « clause de fonction » liant un logement social à l'exercice d'un emploi (art. 1er), augmente les droits de réservation lors de cessions de terrains publics (art. 2), permet de mieux localiser les logements pour des métiers sensibles (art. 3), facilite la construction sur du foncier public (art. 4), sécurise la gestion déléguée du parc des employeurs publics (art. 5) et demande un rapport sur un futur « Action logement du secteur public » (art. 6). Le texte compte 7 articles, dont un gage financier. Il a été adopté en commission avec modifications.

Les arguments

Aider soignants, enseignants et policiers à se loger près de leur lieu de travail dans les zones tendues.
Mobiliser le foncier public pour produire davantage de logements.
Accroître les droits de réservation de logements au bénéfice des agents publics.
Faciliter les dérogations au plan local d'urbanisme pour construire sur des terrains publics.
Étendre les dispositifs de « stock » de la loi ELAN, par exemple aux agents du ministère de la justice.
Réduire les difficultés de recrutement liées au coût du logement dans les zones chères.
Améliorer la continuité et la présence des services publics de proximité.
Libérer les logements de fonction à la fin des fonctions (clause de fonction).
Soutenir l'attractivité des métiers publics essentiels.
Répondre à une tension réelle sur le logement abordable.
Risque de fragiliser le financement du logement social.
Réserver des logements sociaux aux agents publics au détriment des ménages les plus modestes.
Atteinte au droit au maintien dans les lieux (rupture du bail social en cas de départ).
Concurrence accrue entre publics prioritaires pour un parc déjà insuffisant.
Complexité technique et opérationnelle de plusieurs dispositions.
Les dérogations au PLU peuvent contourner les règles d'urbanisme locales.
Effet limité en l'absence de construction nouvelle massive.
Risque d'inégalités entre agents selon les ministères et employeurs.
Charge de gestion supplémentaire pour les bailleurs sociaux.
Une réponse jugée partielle à la crise du logement abordable.
✓ POUR10
Aider soignants, enseignants et policiers à se loger près de leur lieu de travail dans les zones tendues.
Mobiliser le foncier public pour produire davantage de logements.
Accroître les droits de réservation de logements au bénéfice des agents publics.
Faciliter les dérogations au plan local d'urbanisme pour construire sur des terrains publics.
Étendre les dispositifs de « stock » de la loi ELAN, par exemple aux agents du ministère de la justice.
Réduire les difficultés de recrutement liées au coût du logement dans les zones chères.
Améliorer la continuité et la présence des services publics de proximité.
Libérer les logements de fonction à la fin des fonctions (clause de fonction).
Soutenir l'attractivité des métiers publics essentiels.
Répondre à une tension réelle sur le logement abordable.
✕ CONTRE10
Risque de fragiliser le financement du logement social.
Réserver des logements sociaux aux agents publics au détriment des ménages les plus modestes.
Atteinte au droit au maintien dans les lieux (rupture du bail social en cas de départ).
Concurrence accrue entre publics prioritaires pour un parc déjà insuffisant.
Complexité technique et opérationnelle de plusieurs dispositions.
Les dérogations au PLU peuvent contourner les règles d'urbanisme locales.
Effet limité en l'absence de construction nouvelle massive.
Risque d'inégalités entre agents selon les ministères et employeurs.
Charge de gestion supplémentaire pour les bailleurs sociaux.
Une réponse jugée partielle à la crise du logement abordable.

Résumé des articles· 7 articles

Art. 1er

Réécrit la « clause de fonction » (art. L. 442-7 du code de la construction et de l'habitation) pour conditionner certains logements sociaux à l'exercice d'un emploi public, en l'étendant aux trois versants de la fonction publique et aux entreprises publiques et en encadrant la fin du bail (préavis de deux mois, puis six mois pour quitter les lieux), avec des exceptions fixées par décret.

Art. 2

Permet à l'administration qui cède un terrain avec décote pour du logement social de réserver jusqu'à 50 % des logements du programme pour ses agents, voire 70 % en l'absence de garantie d'emprunt d'une collectivité, et autorise la délégation de ce contingent.

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Art. 3

Sort de la « gestion en flux » (loi ELAN) les réservations de logements pour les douanes, les personnels de surveillance pénitentiaire et les entreprises de transport public en zones tendues, afin de mieux cibler la localisation des logements.

Voir les positions
Art. 4

Autorise, par décision motivée et sous conditions, des dérogations au plan local d'urbanisme pour construire des logements sur un foncier détenu par une personne publique.

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Art. 5

Sécurise la possibilité, pour les employeurs publics, de déléguer à un tiers la gestion locative de leur parc, par dérogation au principe du monopole du comptable public.

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Art. 6

Demande au Gouvernement de remettre, sous douze mois, un rapport sur les modalités de création d'un « Action logement du secteur public », en concertation avec les organisations du personnel et des employeurs.

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Art. 7

Assure la recevabilité financière du texte par un gage (taxes sur les tabacs et les alcools, majoration de dotations).

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Art. 1er

Réécrit la « clause de fonction » (art. L. 442-7 du code de la construction et de l'habitation) pour conditionner certains logements sociaux à l'exercice d'un emploi public, en l'étendant aux trois versants de la fonction publique et aux entreprises publiques et en encadrant la fin du bail (préavis de deux mois, puis six mois pour quitter les lieux), avec des exceptions fixées par décret.

Art. 2

Permet à l'administration qui cède un terrain avec décote pour du logement social de réserver jusqu'à 50 % des logements du programme pour ses agents, voire 70 % en l'absence de garantie d'emprunt d'une collectivité, et autorise la délégation de ce contingent.

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Art. 3

Sort de la « gestion en flux » (loi ELAN) les réservations de logements pour les douanes, les personnels de surveillance pénitentiaire et les entreprises de transport public en zones tendues, afin de mieux cibler la localisation des logements.

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Art. 4

Autorise, par décision motivée et sous conditions, des dérogations au plan local d'urbanisme pour construire des logements sur un foncier détenu par une personne publique.

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Art. 5

Sécurise la possibilité, pour les employeurs publics, de déléguer à un tiers la gestion locative de leur parc, par dérogation au principe du monopole du comptable public.

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Parcours de la loi

✅

Promulgation

le 29 juin 2026· Loi n° 2026-553· Légifrance →
🤝

Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 30 mars 2026
🏛️

Séance plénière

SN1ère lecturemodifié
le 30 mars 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 12 janv. 2026· Rapport le 11 févr. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 12 janv. 2026
🏛️

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
Du 2 juin 2025 au 12 janv. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 17 avr. 2025· Rapport le 22 mai 2025
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 17 avr. 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Scrutin public
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Discussion en cours · 2 participations

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Article PREMIERSupprimer l'article premier
Hugo CroizerVar
18 juin 2026

Très concrètement, cet article ne va pas augmenter l’offre de logements sociaux, mais plutôt forcer un agent public à quitter son logement s’il devait changer de fonction. Si ce logement devient alors accessible à une autre personne, l’agent qui vient de le quitter sera de nouveau en recherche. Cela conditionne l’avenir résidentiel d’un travailleur à la volonté de son employeur puisque ce dernier aura la possibilité de choisir si la personne doit quitter son logement ou non. Ceci rendra les agents publics encore plus vulnérables. Perdre son emploi, ce sera perdre son salaire et son logement. Non seulement les travailleurs devront toujours attendre des années avant d'obtenir un logement social, mais en plus, ce bail sera précaire.

3
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