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Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

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Mar. 21 juil.
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Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

Économie

En discussion depuis le 15 septembre 2025

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Parcours de la loi

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Commission mixte

Commission mixte paritaire
le 11 juin 2026
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 28 janv. 2026· Rapport le 3 juin 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 28 janv. 2026
🏛️

Séance plénière

0
Séances2
Le texte
Amendements104
Statistiques

Vote AN

✓ Adopté

276 pour · 86 contre

Résultats →

Question abordée

L'État doit-il confier la gestion de son immense parc immobilier à un établissement public autonome, afin de le gérer de façon plus professionnelle et d'en réduire l'empreinte ?

Présentation du texte

L'État français possède 96 millions de mètres carrés de biens immobiliers, dont 23 millions de mètres carrés de bureaux. La Cour des comptes a pointé un modèle de gestion défaillant : les administrations occupantes n'ont aucune incitation à optimiser leurs surfaces, les bâtiments accusent un retard important en matière de rénovation énergétique, d'accessibilité et de désamiantage, faute d'investissements suffisants dans la maintenance. Cette proposition de loi répond à ce constat en créant une « foncière de l'État » sous la forme d'un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Cet EPIC serait issu de la transformation de la société anonyme Agence de gestion de l'immobilier de l'État (AGILE). Des biens immobiliers de l'État lui seraient transférés en pleine propriété, à titre gratuit, selon une liste fixée par décret. L'objectif central est d'instaurer une séparation entre l'État-propriétaire (la foncière) et l'État-occupant (les administrations), sur le modèle d'une relation locative contractuelle. Les administrations paieraient un loyer, ce qui les inciterait à optimiser leurs surfaces. L'ambition affichée est de réduire le parc immobilier de l'État de 25 % d'ici 2032, tout en modernisant et rénovant les locaux restants. Le texte s'inspire de modèles étrangers éprouvés (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Finlande) et des recommandations du Conseil Immobilier de l'État. Des amendements adoptés en commission ont renforcé le dispositif : obligation d'établir un dossier d'actif avant tout transfert, exigence d'un rapport annuel au Parlement, mention explicite des conditions de travail des agents et de la couverture territoriale parmi les missions de la foncière.

Les arguments

La professionnalisation de la gestion immobilière par un opérateur dédié permet de centraliser les compétences et de mutualiser les investissements, réduisant les coûts pour l'État.
La relation locative contractuelle entre la foncière et les administrations les incite à rationaliser leurs surfaces, là où le modèle actuel ne le fait pas.
L'objectif de réduction de 25 % du parc d'ici 2032 contribue directement à la maîtrise des dépenses publiques.
La foncière pourra accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, contribuant aux engagements climatiques de la France.
Le modèle de foncière publique est éprouvé dans plusieurs pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Finlande), ce qui en limite le risque d'échec.
Les transferts de propriété s'effectuent à titre gratuit et sont exonérés de tout impôt ou taxe, facilitant la transition sans coût fiscal immédiat.
La transformation d'AGILE n'entraîne ni nouvelle personne morale ni cessation d'activité, assurant une continuité des contrats en cours avec les tiers.
Un dossier d'actif complet (état technique, performance énergétique, risques amiante, estimations de travaux) sera obligatoire avant tout transfert ou cession, garantissant une meilleure connaissance du patrimoine.
Un rapport annuel transmis au Parlement assurera la transparence et le contrôle démocratique de la gestion du patrimoine confié à la foncière.
Les biens obsolètes ou sous-utilisés pourront être transformés ou cédés pour contribuer à la création de logements, répondant à la crise du logement.
Les conditions de travail des agents publics et la qualité d'accueil des usagers sont explicitement inscrites parmi les missions de la foncière.
Le maintien d'un maillage territorial des services publics figure parmi les missions de la foncière, limitant le risque de désertification des territoires.
La foncière dispose des outils d'un opérateur professionnel : possibilité de conclure des marchés de partenariat, de créer des filiales et de lever des emprunts.
L'établissement peut réaliser des prestations d'études et de conseil pour d'autres organismes publics, mutualisant ainsi son expertise au-delà de son seul portefeuille.
L'État reste le propriétaire ultime via l'EPIC public, préservant formellement la nature publique du patrimoine transféré.
Le transfert de biens en pleine propriété à un EPIC soumis à une logique commerciale fragilise le principe d'unité du patrimoine public et l'affectation directe des biens aux missions de service public.
Rien dans le texte ne garantit que la foncière privilégiera le bon fonctionnement des services publics sur ses impératifs financiers et commerciaux.
Les monuments historiques peuvent être transférés à la foncière, soumettant le patrimoine culturel protégé à une logique de valorisation marchande.
Les bâtiments relevant des missions de souveraineté de l'État (police, justice, armée) ne sont pas explicitement exclus du périmètre de transfert.
Les concessions de logements des agents civils et militaires pourraient être intégrées à la foncière, mettant en risque l'accès au logement de fonction de ces agents.
Les établissements de l'enseignement supérieur pourraient être gérés selon une logique commerciale inadaptée à leurs missions d'intérêt général.
La possibilité de conclure des marchés de partenariat (PPP) expose l'État à des engagements de long terme potentiellement très coûteux pour les finances publiques.
Aucun mécanisme contraignant ne permet à la foncière d'agir face à une sous-occupation durable ou à une rétention injustifiée de surfaces par les administrations occupantes.
Aucun représentant du Parlement (député ou sénateur) n'est prévu au sein du conseil d'administration, limitant le contrôle démocratique direct des orientations stratégiques.
Le texte n'encadre pas la composition du capital ni ne prévient une éventuelle ouverture à des investisseurs privés non souhaités à terme.
Les précédentes privatisations d'actifs publics ont montré le risque de ventes à prix bradés accompagnées d'une dégradation de la qualité du service.
La date de transformation d'AGILE fixée au 1er janvier 2027 repousse la mise en œuvre effective de la réforme.
Le sous-investissement chronique qui a dégradé le parc actuel n'est pas adressé par un engagement financier chiffré et garanti de l'État envers la foncière.
La valeur du patrimoine transféré à la foncière risque de ne plus être pleinement intégrée dans le calcul du patrimoine net public de l'État.
✓ POUR15
La professionnalisation de la gestion immobilière par un opérateur dédié permet de centraliser les compétences et de mutualiser les investissements, réduisant les coûts pour l'État.
La relation locative contractuelle entre la foncière et les administrations les incite à rationaliser leurs surfaces, là où le modèle actuel ne le fait pas.
L'objectif de réduction de 25 % du parc d'ici 2032 contribue directement à la maîtrise des dépenses publiques.
La foncière pourra accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, contribuant aux engagements climatiques de la France.
Le modèle de foncière publique est éprouvé dans plusieurs pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Finlande), ce qui en limite le risque d'échec.
Les transferts de propriété s'effectuent à titre gratuit et sont exonérés de tout impôt ou taxe, facilitant la transition sans coût fiscal immédiat.
La transformation d'AGILE n'entraîne ni nouvelle personne morale ni cessation d'activité, assurant une continuité des contrats en cours avec les tiers.
Un dossier d'actif complet (état technique, performance énergétique, risques amiante, estimations de travaux) sera obligatoire avant tout transfert ou cession, garantissant une meilleure connaissance du patrimoine.
Un rapport annuel transmis au Parlement assurera la transparence et le contrôle démocratique de la gestion du patrimoine confié à la foncière.
Les biens obsolètes ou sous-utilisés pourront être transformés ou cédés pour contribuer à la création de logements, répondant à la crise du logement.
Les conditions de travail des agents publics et la qualité d'accueil des usagers sont explicitement inscrites parmi les missions de la foncière.
Le maintien d'un maillage territorial des services publics figure parmi les missions de la foncière, limitant le risque de désertification des territoires.
La foncière dispose des outils d'un opérateur professionnel : possibilité de conclure des marchés de partenariat, de créer des filiales et de lever des emprunts.
L'établissement peut réaliser des prestations d'études et de conseil pour d'autres organismes publics, mutualisant ainsi son expertise au-delà de son seul portefeuille.
L'État reste le propriétaire ultime via l'EPIC public, préservant formellement la nature publique du patrimoine transféré.
✕ CONTRE14
Le transfert de biens en pleine propriété à un EPIC soumis à une logique commerciale fragilise le principe d'unité du patrimoine public et l'affectation directe des biens aux missions de service public.
Rien dans le texte ne garantit que la foncière privilégiera le bon fonctionnement des services publics sur ses impératifs financiers et commerciaux.
Les monuments historiques peuvent être transférés à la foncière, soumettant le patrimoine culturel protégé à une logique de valorisation marchande.
Les bâtiments relevant des missions de souveraineté de l'État (police, justice, armée) ne sont pas explicitement exclus du périmètre de transfert.
Les concessions de logements des agents civils et militaires pourraient être intégrées à la foncière, mettant en risque l'accès au logement de fonction de ces agents.
Les établissements de l'enseignement supérieur pourraient être gérés selon une logique commerciale inadaptée à leurs missions d'intérêt général.
La possibilité de conclure des marchés de partenariat (PPP) expose l'État à des engagements de long terme potentiellement très coûteux pour les finances publiques.
Aucun mécanisme contraignant ne permet à la foncière d'agir face à une sous-occupation durable ou à une rétention injustifiée de surfaces par les administrations occupantes.
Aucun représentant du Parlement (député ou sénateur) n'est prévu au sein du conseil d'administration, limitant le contrôle démocratique direct des orientations stratégiques.
Le texte n'encadre pas la composition du capital ni ne prévient une éventuelle ouverture à des investisseurs privés non souhaités à terme.
Les précédentes privatisations d'actifs publics ont montré le risque de ventes à prix bradés accompagnées d'une dégradation de la qualité du service.
La date de transformation d'AGILE fixée au 1er janvier 2027 repousse la mise en œuvre effective de la réforme.
Le sous-investissement chronique qui a dégradé le parc actuel n'est pas adressé par un engagement financier chiffré et garanti de l'État envers la foncière.
La valeur du patrimoine transféré à la foncière risque de ne plus être pleinement intégrée dans le calcul du patrimoine net public de l'État.

Résumé des articles· 2 articles

Art. 1

Transforme la société anonyme AGILE en un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPIC), lui transfère gratuitement des biens immobiliers de l'État, définit ses missions de gestion, rénovation et valorisation du patrimoine, fixe sa gouvernance et ses ressources, et exonère ces opérations de tout impôt ou taxe.

Art. 2

Compense la perte de recettes et la charge supplémentaire pour l'État résultant de la loi par la création d'une taxe additionnelle sur les tabacs.

Art. 1

Transforme la société anonyme AGILE en un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPIC), lui transfère gratuitement des biens immobiliers de l'État, définit ses missions de gestion, rénovation et valorisation du patrimoine, fixe sa gouvernance et ses ressources, et exonère ces opérations de tout impôt ou taxe.

Art. 2

Compense la perte de recettes et la charge supplémentaire pour l'État résultant de la loi par la création d'une taxe additionnelle sur les tabacs.

AN1ère lectureadopté
le 28 janv. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 16 sept. 2025· Rapport le 14 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 16 sept. 2025

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

Discussion en cours

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