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Proposition de loi visant à instaurer une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées

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Ven. 10 avr.
Proposition de loiPromulgué✓ Promulgué

Proposition de loi visant à instaurer une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées

Économie

En discussion depuis le 3 décembre 2025

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Résultats du voteVue d'ensembleDiscussion

Vote AN

✓ Adopté

41 pour · 14 contre

Résultats →

Question abordée

Faut-il autoriser les commissaires de justice à délivrer directement des titres exécutoires pour recouvrer des créances commerciales incontestées, sans contrôle juridictionnel préalable ?

Présentation du texte

Les retards de paiement constituent un problème structurel majeur dans l'économie française : selon le rapport 2024 de l'Observatoire des délais de paiement, le retard moyen atteint 13,6 jours, un niveau supérieur à la moyenne européenne et en dégradation par rapport à l'année précédente. Ces délais pèsent sur la trésorerie des entreprises, notamment des PME, et peuvent menacer leur équilibre financier. La procédure de recouvrement de droit commun, qui passe par le tribunal, est souvent longue et coûteuse, même lorsque la dette n'est pas contestée par le débiteur. Cette proposition de loi crée une voie simplifiée : les commissaires de justice (anciennement huissiers de justice) pourront, sous certaines conditions, délivrer eux-mêmes un titre exécutoire permettant le recouvrement d'une créance commerciale incontestée, sans saisir au préalable un juge. Ce dispositif s'inscrit dans un mouvement de simplification des procédures civiles et commerciales et s'inspire de mécanismes existants dans d'autres États membres de l'Union européenne. Il a été adopté et promulgué après examen par la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Plusieurs groupes parlementaires ont néanmoins exprimé des réserves importantes : absence de contrôle juridictionnel préalable, risque de conséquences disproportionnées pour des montants élevés, situation spécifique des territoires ultramarins, et crainte que la forme de la proposition évite un débat plus large sur l'état de la justice civile et commerciale.

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Parcours de la loi

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Promulgation

le 23 avr. 2026· Loi n° 2026-307· Légifrance →
🔍

Examen en commission

SN1ère lecture
Saisie le 4 déc. 2025· Rapport le 21 janv. 2026
📄

Dépôt du texte

SN1ère lecture
le 4 déc. 2025
🏛️
0
Séances1
Le texte
Amendements6
Statistiques

Les arguments

Les entreprises créancières récupèrent leurs fonds plus rapidement sans attendre un jugement, améliorant directement leur trésorerie.
La procédure réduit les coûts associés à une action en justice classique (honoraires, frais de procédure, délais d'attente).
En désengorgant les tribunaux des dossiers non contestés, les juges peuvent se concentrer sur les litiges véritablement complexes.
Le dispositif répond à un besoin documenté : la France affiche des délais de paiement (13,6 jours en moyenne) supérieurs à la moyenne européenne.
Les PME et TPE, souvent les plus vulnérables aux impayés, bénéficient d'un outil de recouvrement plus simple et accessible.
Les commissaires de justice sont des officiers ministériels soumis à une déontologie stricte, ce qui offre des garanties de professionnalisme.
Le texte se limite aux créances commerciales « incontestées », réduisant le risque d'application à des situations réellement litigieuses.
Des mécanismes analogues existent dans plusieurs pays européens, attestant de leur faisabilité et de leur efficacité.
La simplification des procédures peut dissuader les comportements de mauvais payeurs systématiques dans l'économie.
Le débiteur conserve la possibilité de contester le titre a posteriori devant un juge si la créance est injustifiée.
La procédure repose sur un contrôle essentiellement formel et ne comporte aucun examen juridictionnel préalable du bien-fondé de la créance.
En l'absence de plafond de montant, le dispositif peut exposer des justiciables à des conséquences financières disproportionnées.
La forme de la proposition de loi permet d'éviter un débat d'ensemble sur l'état de la justice civile et commerciale, déjà fragilisée et sous-dotée.
Le texte ne prévoit pas de dispositions spécifiques pour les départements et régions d'outre-mer, où les déséquilibres économiques peuvent être plus marqués.
La suppression du filtre judiciaire préalable réduit l'accès effectif au juge pour les débiteurs, qui doivent agir par eux-mêmes pour s'opposer au titre.
Les commissaires de justice ne sont pas des magistrats et leur appréciation ne remplace pas un contrôle judiciaire indépendant.
Le risque d'erreurs ou d'abus dans la qualification d'une créance comme « incontestée » est accru en l'absence de validation judiciaire préalable.
La limitation du dispositif aux seules PME, proposée comme garde-fou, a été rejetée, laissant les grandes entreprises en bénéficier sans restriction.
Les débiteurs les plus vulnérables (artisans, petites structures) peuvent se retrouver en situation de faiblesse face à des créanciers disposant de ressources juridiques importantes.
La qualification de créance « incontestée » étant laissée à l'appréciation du commissaire, des situations réellement litigieuses pourraient emprunter cette voie simplifiée.
✓ POUR10
Les entreprises créancières récupèrent leurs fonds plus rapidement sans attendre un jugement, améliorant directement leur trésorerie.
La procédure réduit les coûts associés à une action en justice classique (honoraires, frais de procédure, délais d'attente).
En désengorgant les tribunaux des dossiers non contestés, les juges peuvent se concentrer sur les litiges véritablement complexes.
Le dispositif répond à un besoin documenté : la France affiche des délais de paiement (13,6 jours en moyenne) supérieurs à la moyenne européenne.
Les PME et TPE, souvent les plus vulnérables aux impayés, bénéficient d'un outil de recouvrement plus simple et accessible.
Les commissaires de justice sont des officiers ministériels soumis à une déontologie stricte, ce qui offre des garanties de professionnalisme.
Le texte se limite aux créances commerciales « incontestées », réduisant le risque d'application à des situations réellement litigieuses.
Des mécanismes analogues existent dans plusieurs pays européens, attestant de leur faisabilité et de leur efficacité.
La simplification des procédures peut dissuader les comportements de mauvais payeurs systématiques dans l'économie.
Le débiteur conserve la possibilité de contester le titre a posteriori devant un juge si la créance est injustifiée.
✕ CONTRE10
La procédure repose sur un contrôle essentiellement formel et ne comporte aucun examen juridictionnel préalable du bien-fondé de la créance.
En l'absence de plafond de montant, le dispositif peut exposer des justiciables à des conséquences financières disproportionnées.
La forme de la proposition de loi permet d'éviter un débat d'ensemble sur l'état de la justice civile et commerciale, déjà fragilisée et sous-dotée.
Le texte ne prévoit pas de dispositions spécifiques pour les départements et régions d'outre-mer, où les déséquilibres économiques peuvent être plus marqués.
La suppression du filtre judiciaire préalable réduit l'accès effectif au juge pour les débiteurs, qui doivent agir par eux-mêmes pour s'opposer au titre.
Les commissaires de justice ne sont pas des magistrats et leur appréciation ne remplace pas un contrôle judiciaire indépendant.
Le risque d'erreurs ou d'abus dans la qualification d'une créance comme « incontestée » est accru en l'absence de validation judiciaire préalable.
La limitation du dispositif aux seules PME, proposée comme garde-fou, a été rejetée, laissant les grandes entreprises en bénéficier sans restriction.
Les débiteurs les plus vulnérables (artisans, petites structures) peuvent se retrouver en situation de faiblesse face à des créanciers disposant de ressources juridiques importantes.
La qualification de créance « incontestée » étant laissée à l'appréciation du commissaire, des situations réellement litigieuses pourraient emprunter cette voie simplifiée.

Résumé des articles· 1 article

Art. 1

Instaure une procédure simplifiée permettant aux commissaires de justice de délivrer directement un titre exécutoire pour le recouvrement de créances commerciales incontestées, sans contrôle juridictionnel préalable obligatoire.

Art. 1

Instaure une procédure simplifiée permettant aux commissaires de justice de délivrer directement un titre exécutoire pour le recouvrement de créances commerciales incontestées, sans contrôle juridictionnel préalable obligatoire.

Séance plénière

AN1ère lectureadopté
le 10 avr. 2026
🔍

Examen en commission

AN1ère lecture
Saisie le 30 janv. 2026· Rapport le 23 mars 2026
📄

Dépôt du texte

AN1ère lecture
le 30 janv. 2026

⚖️

Cette loi est en vigueur

Promulguée et publiée au Journal Officiel

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