Débat législatif

Modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles

📅 Jeu. 23 octobre 2025🕐 09:00 → 10:251h25Unique séance📍 Hémicycle

N° JO

8

Session

Session ordinaire 2025 -2026

Vidéo

Non

105prises de parole22intervenants2points à l'ordre du jour

Présidence de Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback

Compte rendu en cours de publication

Intervenants les plus actifs

Mme la présidente20Mme Sophie Blanc20Mme Véronique Riotton14Mme Sophie Ricourt Vaginay9Mme Sarah Legrain9Mme Marie-Charlotte Garin4Mme Cyrielle Chatelain4Mme Aurore Bergé3

La séance est ouverte.

L’ordre du jour appelle la discussion, sur le rapport de la commission mixte paritaire, de la proposition de loi modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles (n1982).

p
Mme la présidenteHorizons
15:25

La parole est à Mme Marie-Charlotte Garin, rapporteure de la commission mixte paritaire.

G
Mme Marie-Charlotte GarinÉcologiste
15:45

Madame la ministre, chère Véronique Riotton – vice-présidente de la commission mixte paritaire (CMP) et corapporteure du texte en première lecture –, chères membres d’associations, juristes, magistrates, avocates, féministes alliées, administratrices, collaborateurs et collaboratrices, sans qui ce t…

p
Mme la présidenteHorizons
16:05

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

B
Mme Aurore Bergé
21:30

Il est des combats qui traversent les décennies, des voix qui ne s’éteignent jamais et des femmes dont l’engagement continue d’éclairer notre route. Alors que vous vous apprêtez à vous prononcer sur cette proposition de loi, je veux rendre hommage à Monique Pelletier, décédée le 19 octobre 2025 à l’…

B
Mme Aurore Bergé
29:44

Aujourd’hui, nous pouvons faire un pas décisif vers une véritable culture du consentement. Ce texte ne changera pas tout mais nous continuerons à lutter contre toutes les formes de violence. Je réaffirme devant vous mon engagement en faveur d’une loi-cadre de lutte contre les violences sexuelles et …

p
Mme la présidenteHorizons
30:48

La parole est à Mme Véronique Riotton, vice-présidente de la commission mixte paritaire.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
31:22

Nous sommes réunis pour l’adoption définitive d’un texte que la société attend, que les victimes réclament et que la justice nécessite. Toutes les deux minutes, quelque part en France, une femme est victime d’un acte de violence sexuelle. Pourtant, huit victimes sur dix ne portent pas plainte, ne pa…

p
Mme la présidenteHorizons
41:52

La parole est à Mme Constance de Pélichy.

P
Mme Constance de PélichyLibertés,
42:12

Je suis profondément émue de me tenir devant vous ce matin. Grâce à vous, enfin, nous pourrons dire que nous n’étions pas d’accord, que la longueur d’une jupe n’était pas une invitation à y glisser la main, qu’un sourire poli n’était pas une invitation à y poser les lèvres, qu’un silence n’était pas…

p
Mme la présidenteHorizons
46:35

La parole est à M. Erwan Balanant.

B
M. Erwan BalanantLes
47:03

L’introduction de la notion de consentement dans la définition des agressions sexuelles est avant tout une question sociétale. Pour tout le travail que vous avez effectué au cours des longs mois qui viennent de s’écouler, je tiens vraiment à vous remercier, mesdames les rapporteures. Le sujet dépass…

p
Mme la présidenteHorizons
52:34

La parole est à M. Lise Magnier.

M
Mme Lise MagnierHorizons
53:02

Depuis toujours, notre droit pénal évolue avec les époques, les évolutions de la société et les affaires judiciaires. La proposition de loi modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles que nous examinons est l’un de ces textes qui marquent une époque et qui apportent une contri…

p
Mme la présidenteHorizons
57:24

La parole est à Mme Sandra Regol.

R
Mme Sandra RegolÉcologiste
57:40

Enfin ! Enfin, la France s’apprête à faire évoluer la définition du viol. Enfin, nous donnons au pays des outils pour sortir de la culture du viol dans laquelle on considère les corps des victimes comme des objets à disposition des agresseurs, où l’on ferme les yeux en se réfugiant derrière l’adage …

C
Mme Cyrielle ChatelainÉcologiste
59:43

Elle a raison !

R
Mme Sandra RegolÉcologiste
1h01

Ensemble, nous devons donner des moyens aux associations féministes pour aider les victimes et réparer la société, et à la justice pour qu’elle soit en mesure de traiter plus rapidement les plaintes et que les victimes obtiennent réparation.Ça tombe bien : nous sommes en plein exercice budgétaire, m…

R
Mme Sandra RegolÉcologiste
1h02

Parce que les droits des femmes sont essentiels, le groupe Écologiste et social votera avec fierté en faveur de ce texte, aussi urgent qu’indispensable.

p
Mme la présidenteHorizons
1h02

La parole est à M. Édouard Bénard.

B
M. Édouard BénardGauche
1h03

Me voilà, homme, dans ma condition d’homme, à cette tribune au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, à évoquer un fléau qui gangrène notre société depuis des siècles : le viol, les violences sexuelles, et plus largement la domination patriarcale qui les rend possibles. Un fléau qui, …

p
Mme la présidenteHorizons
1h07

La parole est à Mme Sophie Ricourt Vaginay.

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h08

Nous arrivons aujourd’hui au terme d’un long processus parlementaire : celui de la redéfinition du viol et des agressions sexuelles dans notre code pénal. La commission mixte paritaire a arrêté un texte qui introduit désormais une définition légale du consentement, décrit comme « libre et éclairé, s…

G
Mme Marie-Charlotte GarinÉcologiste
1h08

Parce que la victime est une femme ?

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h09

…plus délicate à établir et plus dépendante des circonstances.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h09

C’est le niveau zéro de l’objection. Il faut travailler un peu !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h09

Derrière ce glissement s’en cache un autre, plus profond encore : celui de l’inversion de la charge de la preuve. Depuis toujours dans notre droit, c’est à l’accusation de démontrer la culpabilité, jamais à l’accusé de prouver son innocence. Or, en fondant le viol uniquement sur le non-consentement,…

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h10

Quelle incompétence !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h10

Or, en introduisant cette nouvelle rédaction, on ouvre la porte à une justice du ressenti, où la parole seule pourrait suffire à condamner et où le doute ne bénéficierait plus à l’accusé.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h10

Une argumentation aussi nulle, je rêve !

S
M. Emeric SalmonRassemblement
1h10

Écoutez un peu !

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h10

Je dis juste qu’il faut travailler un peu. Nous, on a travaillé pendant deux ans !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h10

Si le silence ne vaut pas consentement, il ne doit pas non plus valoir culpabilité. Notre justice ne condamne pas sur des impressions, mais sur des preuves. La jurisprudence a bâti au fil du temps une définition juridique claire et exigeante du viol. Elle a su évoluer, s’adapter, reconnaître la grav…

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h11

Et travailler un peu !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h11

Comme un médecin qui, face à un diagnostic tragique, doit annoncer la vérité avec professionnalisme et sans affect, nous avons le devoir de garder la raison quand l’émotion submerge. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous exprimons ces réserves, mais parce que la loi doit rester un cadre, non un ex…

G
Mme Marie-Charlotte GarinÉcologiste
1h11

On est un peu hystériques, on légifère avec nos émotions, c’est bien connu !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h11

Oui, nous devons mieux écouter, accompagner et protéger les victimes, mais la réponse ne peut pas être une reconstruction émotionnelle du droit pénal.

B
M. Erwan BalanantLes
1h11

Ce n’est pas tout à fait écrit comme ça, non plus !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h11

La prise en charge des victimes, le soutien psychologique et judiciaire, l’accès à la vérité, voilà les vrais défis. Notre devoir n’est pas de légiférer avec émotion,…

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h12

Mais avec compétence !

V
Mme Sophie Ricourt VaginayUnion
1h12

…mais de garantir la solidité du droit.Une société juste s’appuie sur la raison, sur la preuve et sur la rigueur. Nous le disons avec gravité : la douleur n’exige pas que l’on oublie le droit. Elle exige au contraire que le droit soit à la hauteur de sa mission : celle de protéger tous les citoyens,…

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h12

On n’en attendait pas moins de vous !

p
Mme la présidenteHorizons
1h12

La parole est à Mme Sophie Blanc.

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h13

Nous voilà réunis pour adopter une réforme qui prétend protéger les femmes, mais qui risque en réalité de leur nuire et, plus largement, de porter atteinte à l’équilibre social.Derrière le vernis moral et les slogans faciles, cette proposition de loi bouleverse un équilibre vieux de plusieurs siècle…

L
Mme Sarah LegrainLa
1h13

Vous parlez du patriarcat ?

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h13

Elle déplace le centre de gravité de la justice. On ne jugera plus les faits, on jugera les intentions supposées et les ressentis. Le viol ne sera plus un crime défini par la violence, la contrainte, la menace ou la surprise, mais par un mot unique, le consentement, notion subjective, mouvante, diff…

G
Mme Marie-Charlotte GarinÉcologiste
1h13

Surtout quand on ne s’y intéresse pas !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h13

Je le dis avec gravité : ce texte fait passer notre société à la culture du soupçon. Il prétend protéger, mais il divisera. Il prétend éclairer, mais il obscurcira.Aujourd’hui, le code pénal punit le viol dès lors qu’il y acte sexuel imposé, c’est-à-dire dès qu’il y a contrainte, menace, violence ou…

C
M. Jean-François CoulommeLa
1h13

Avec quelle efficacité ?

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h14

La sidération, la peur, la grande vulnérabilité, l’état d’inconscience, tout cela est déjà pris en compte. Il n’existe pas, contrairement à ce que certains affirment, de zone grise dans la loi.Mais cette réforme introduit un nouveau critère : l’absence de consentement. Par une simple phrase – « Le c…

C
Mme Cyrielle ChatelainÉcologiste
1h14

Mais c’est la vérité !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h14

Car enfin, comment prouver qu’un consentement était « libre » ? Combien de verres de vin suffisent à rendre un consentement « non éclairé » ?

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
1h14

C’est une circonstance aggravante !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h14

Faudra-t-il désormais enregistrer les préalables à chaque acte sexuel et l’acte sexuel lui-même pour constituer préventivement une preuve ?

R
M. Jean-Claude RauxÉcologiste
1h14

Quelle caricature ! Franchement, c’est honteux !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h14

Faudra-t-il un audio, une vidéo, une attestation signée ? Faudra-t-il archiver les messages intimes pendant vingt ans, le temps de la prescription ?

C
Mme Cyrielle ChatelainÉcologiste
1h14

Ce n’est pas à la hauteur !

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
1h14

Vous êtes la caricature de vous-mêmes !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h14

C’est absurde, c’est dangereux, c’est liberticide et cela ne protégera personne. Les juristes le savent : en droit, c’est le comportement de l’auteur et non celui de la victime qui fonde l’infraction.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h15

Eh bien justement !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h15

Or, avec ce texte, on déplace le débat. Les enquêteurs, les juges, les avocats devront désormais disséquer non plus la violence du coupable, mais les gestes, les mots, le silence de la personne qui se déclare victime face au mis en cause. Le Conseil d’État lui-même a souligné le risque d’une définit…

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h15

…qui ouvre la voie à des décisions contradictoires, à une justice arbitraire. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas une question théorique. Introduire le consentement comme élément constitutif, c’est renverser la logique judiciaire. Nous voilà donc face à une loi qui, sous couvert de morale, réinve…

O
Mme Julie OzenneÉcologiste
1h15

Quelle horreur ! Vous êtes horrible !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h15

Chaque acte sexuel risquera d’être requalifié, selon l’interprétation du moment, selon l’émotion du jour. C’est une pente glissante vers une société de méfiance où le désir lui-même devient suspect.

L
Mme Sarah LegrainLa
1h15

Vous défendez la société du viol !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h16

Et qu’on ne vienne pas nous dire que cette réforme a fait ses preuves ailleurs. Au Canada, en Espagne, au Danemark, l’introduction du « non-consentement » dans la loi n’a ni augmenté les condamnations ni réduit les violences.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h16

Le nombre d’approximations dans votre argumentaire…

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h16

En revanche, elle a créé une angoisse collective, un climat de peur, un renoncement progressif à la sexualité entre adultes libres. Avec ce texte, l’amour devient un formulaire ; le désir, un document à archiver.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h16

Vis-à-vis de toutes les victimes, c’est honteux !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h16

Nous glissons vers une sexualité sous contrat, froide, surveillée, où la méfiance remplace la liberté.

R
Mme Sandrine RousseauÉcologiste
1h16

En trois exemplaires, le contrat !

p
Mme la présidenteHorizons
1h16

On laisse l’oratrice s’exprimer, s’il vous plaît !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h16

Est-ce cela que nous voulons pour nos enfants ? Une génération obsédée par la peur de mal faire, où chaque baiser, chaque caresse devient un risque pénal ? L’avenir que vous préparez aux jeunes, c’est celui du soupçon permanent.

C
Mme Cyrielle ChatelainÉcologiste
1h16

Et l’avenir que vous préparez aux enfants, c’est quoi ?

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h16

C’est la fin de la spontanéité, de la confiance, de la tendresse même.Pourtant, notre droit actuel fonctionne. Les magistrats, les policiers, les avocats, tous le disent : la jurisprudence est solide, évolutive, protectrice. Elle permet de condamner sans ambiguïté les actes commis avec contrainte, m…

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h17

Les chiffres sont faux !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h17

Ils concluent donc à l’absence de nécessité de cette nouvelle rédaction et mettent en garde, rejoints d’ailleurs par certaines associations féministes, quant aux risques de dérives.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h17

Votre argumentation est une litanie de contrevérités !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h17

Ce qu’il faut renforcer, ce ne sont pas les définitions ; ce sont les moyens. Donnons à la justice les outils, les effectifs, les formations, les psychologues, les structures d’accueil dont elle a besoin !

L
Mme Sarah LegrainLa
1h17

On vous attend sur le budget !

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h17

Ce sont des moyens concrets qui protégeront les femmes, pas des slogans creux. Je vous le dis avec gravité : ce texte fait peser une menace directe sur l’intimité. C’est une dérive morale et juridique sans précédent.

B
Mme Sophie BlancRassemblement
1h17

Pour toutes ces raisons et par fidélité à notre conception du droit, du respect et de la liberté, le groupe Rassemblement national votera contre cette proposition de loi.

p
Mme la présidenteHorizons
1h18

La parole est à M. Guillaume Gouffier Valente.

V
M. Guillaume Gouffier ValenteEnsemble
1h18

Le sujet que nous abordons aujourd’hui est certainement l’un des plus graves de notre société : en dévoilant ses violences les plus insupportables et destructrices, liées aux injustices structurelles qui y existent entre les femmes et les hommes, il la questionne dans la profondeur de son intimité. …

p
Mme la présidenteHorizons
1h23

La parole est à Mme Sarah Legrain.

L
Mme Sarah LegrainLa
1h23

Présidente, ministre, collègues, chères rapporteures, chères féministes, ceci n’est pas un consentement.

S
M. Emeric SalmonRassemblement
1h23

Ce n’est pas possible, ça !

L
Mme Sarah LegrainLa
1h23

Porter de jolis dessous, ne rien porter du tout ou porter une alliance, ce n’est pas consentir. Accepter un dîner, accepter un verre, accepter une promotion, ce n’est pas consentir. Dormir, ne pas bouger, ne rien dire, ce n’est pas consentir. Et même dire oui, ce n’est pas nécessairement consentir. …

D
M. Vincent DescoeurDroite
1h24

On est avec vous, hein !

L
Mme Sarah LegrainLa
1h24

…car toute la culture du viol et une bonne partie de notre culture tout court nous disent l’inverse. Dans la langue orwellienne de la culture du viol, le non, c’est le oui ; les cris de douleur sont des cris de plaisir ; la sidération et la peur sont de l’abandon et de la langueur.Dans les récits de…

L
Mme Sarah LegrainLa
1h25

…du bon père de famille, du médecin, de l’élu local qui deviendra un jour ministre de la justice.

S
M. Emeric SalmonRassemblement
1h25

Vous êtes d’accord avec ce qu’elle vient de dire, madame Bergé ?

D
M. Vincent DescoeurDroite
1h25

C’est très moyen !

L
Mme Sarah LegrainLa
1h26

Définir le violeur comme un étranger et l’étranger comme un violeur, c’est couvrir tous ces chevaliers blancs ; c’est une pratique très appréciée de l’extrême droite, d’ailleurs fermement opposée à ce texte, mais également bien répandue dans certains rangs macronistes.Nous ne pourrons pas passer de …

T
M. Jean TerlierEnsemble
1h26

Il était mal rédigé !

L
Mme Sarah LegrainLa
1h27

Avec la notion de « consentement libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable », nous permettrons de mieux traiter tous les cas qui se trouvent trop souvent exclus des critères de « violence, contrainte, menace ou surprise ». Nous empêcherons les agresseurs de présumer le consentement, en leur…

Sur le vote de la proposition de loi, je suis saisie par les groupes Ensemble pour la République, Droite républicaine et Écologiste et social d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel.

B
Mme Marie-Noëlle BattistelSocialistes
1h29

C’est avec un réel sentiment d’émotion, de satisfaction mais aussi d’humilité que je prends la parole au cours de cette lecture définitive des conclusions de la CMP qui vient enrichir et clarifier la définition pénale pour l’adapter à la réalité des agressions sexuelles et des viols. C’est un long p…

p
Mme la présidenteHorizons
1h34

J’informe les parlementaires ayant demandé à prendre la parole que, lors de la lecture des conclusions d’une commission mixte paritaire, chaque groupe dispose de cinq minutes pour une intervention qui vaut explication de vote.La parole est à Mme la ministre déléguée.

B
Mme Aurore Bergé
1h35

Au moment où vous vous apprêtez à voter, nous venons d’apprendre qu’un adolescent de 13 ans est mis en examen pour le viol d’une enfant de 8 ans. Voilà ce qu’une société doit changer, voilà pourquoi nous ne devons rien céder sur l’éducation à la vie affective et à la sexualité, et ce dès le plus jeu…

Je mets aux voix l’ensemble de la proposition de loi.

Voici le résultat du scrutin :Nombre de votants                        191Nombre de suffrages exprimés                186Majorité absolue                        94Pour l’adoption                155Contre                31

p
Mme la présidenteHorizons
1h37

La parole est à Mme la vice-présidente de la commission mixte paritaire.

R
Mme Véronique RiottonEnsemble
1h37

Nous souhaitons, toutes deux, remercier tous ceux qui ont contribué à faire de ce texte une réussite. Nous avons une pensée émue, car c’est d’abord une histoire de femmes, pour les administratrices Agathe, Tiphaine, Alice, et nos collaboratrices Myriam et Emma – je crois que Marie-Charlotte Garin a …